De mes souvenirs d'enfance émergent quelques films marquants : les "Fantomas" avec Louis de Funès ou les films de cape et d'épée avec Jean Marais ( ici ). De même la saga Don Camillo a et restera toujours en bonne place dans mon panthéon cinématographique personnel.
Ces films mettent en scène un curé, joué par Fernandel, opposé au maire du village de brescello, (plaine du pô en italie) incarné par Gino Cervi. Jamais démodés, ils me ravissent encore à chaque diffusion télé ou à chaque visionnage du coffret DVD que je possède tout naturellement. Les raisons qui provoquent cette "béatitude" sont nombreuses.
Il y a d'abord le roman de Giovanni Guareschi (en V.O pour le lien) que j'ai lu il y a une quinzaine d'années. Tout y est. La succession de petites histoires touchantes, drôles ou dramatiques se retrouve dans les films. Même si c'est anachronique de dire cela, on dirait que l'auteur a opté pour un découpage cinématographique de ses histoires.
Les films en eux-mêmes sentent bon la joie de vivre, même s'ils évoquent parfois des événements dramatiques. Tout y est relativisé. Le combat acharné entre l'Eglise Catholique Romaine et le Parti Communiste Italien, qui s'est déroulé avec ferveur et haine dans l'Italie des années 1950, est ici ramené à une querelle de clochers de tous les instants entre deux hommes, deux chefs de clans qui n'hésitent pas à en venir aux mains mais qui se respectent énormément.
Le choix des interprétes concourt beaucoup à donner du relief à ces films. Qui d'autre que Fernandel aurait pu incarner un curé si humain, si réconfortant avec une telle bonhomie et une telle chaleur universelle. Gino Cervi est aussi admirable en maire/chef de parti. Ses colères, qui jalonnent les films, font de lui un homme brutal, adepte du coup de poing facile mais toujours fidèle en amitié et prêt à rendre service à chaque instant.
Que c'est bon aussi de voir ou plutôt d'entendre Don Camillo parler avec Dieu (voix de Jean Debucourt dans les deux premiers films).
C'est vrai que j'ai tendance à cultiver une certaine nostalgie cinématographique. Je trouve révoltant par exemple que des oeuvres soient "actualisées" (le schpountz entre autres). Pas plus tard que lundi j'ai lu un article du "Parisien" qui annoncait une nouvelle adaptation de "l'auberge rouge " par une partie de l'équipe du Splendid, cela promet.
En bref, si vous voulez passer une soirée sympa, regardez "Don Camillo"
A cette liste il convient d'ajouter que les éditeurs du coffret DVD, sorti l'an dernier, ont eu la malheureuse idée d'inclure le film "Don Camillo et les contestataires". Fernandel commenca à tourner ce sixième volet de la saga à la fin de 1970. Mais le tournage fut interrompu suite à ses graves ennuis de santé. Après le décès du plus célèbre comique marseillais, le tournage repris sans Gino Cervi (déclarant forfait) avec deux nouveaux acteurs (Gastone Moschin dans le rôle de Don Camillo et Lionel Stander dans le rôle de Peppone). Ce film est le seul de la saga en couleur, il y a des hippies etc... Ce sixième DVD trône toujours dans ma bibliothéque. Je ne veux pas le voir pour l'instant.
J'exclus de cette chronique le "remake" du "Petit monde de Don Camillo" fait avec Terrence Hill dans les années 80 tellement il est monstrueusement pâle. Une pure trahison de l'esprit originel.
Sait-on, que le personnage de Don Camillo a failli être interprété par Bing Crosby ? En effet, Frank Capra avait acheté les droits du livre de Giovanni Guareschi et comptait confier le rôle du célèbre curé au crooner encore tout auréolé du succès du film “Les Cloches de Sainte-Marie” où il était également un prêtre… Heureusement que Capra y a renoncé !
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salut et bienvenue ici<br />
merci pour l'info<br />
je pensais que la production franco-italienne était la première chronologiquement parlant<br />
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comme quoi<br />
plus<br />
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P
Pascal Djemaa
22/07/2007 20:23
Fernandel dans un film de Christian-Jaque, cela ne pouvait qu'être une réussite! Je possède aussi ce "Don Camillo et les contestataires" sorti en 1972. Certes, on ne peut critiquer les acteurs gratuitement mais force est de déclarer qu'après Fernandel, on doit "fermer sa gueule". Impossible de reprendre un rôle pareil malgré tout le talent possible! C'est dommage mais c'est mon avis!Pascal Djemaa, co-auteur de "Fernandel, mon père" avec Franck Fernandel.
Entièrement d'accord avec toi, à une exception près: l'été quand je vais au ciné en tongue il m'arrive d'en enlever une (et une seule !!!) pour coincer mon pied sous moi. Je viens de découvrir ton blog par hasard je pense que je vais le suivre avec intérêt...
super ton blog je te remercie de l'interrer que tu porte a mon blog si tu veux mettre un lien de mon blog ou autre y a pas de bleme si tu veux en discuter voila mon msn cyril_38@msn.com