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"Sans arme, ni haine, ni violence"




Enfant le film "Les égouts du paradis" de José Giovanni m'a fasciné. J'avais 9 ans. Le long métrage revenait sur "le casse du siècle" réalisé par Albert Spaggiari le week end du 16, 17, 18 juillet 1976. "Ni arme, ni violence et sans haine" fut le seul mot qu'Albert Spaggiari laissa en évidence dans la salle des coffres de la Société Générale à Nice.

Tout naturellement je suis allé voir "
Sans arme, ni haine, ni violence" de et avec Jean-Paul Rouve.

Nous partons à la rencontre du malfaiteur en Amérique du Sud. Albert Spaggiari (Jean-Paul Rouve) a fuit la France après sa spectaculaire évasion du Palais de Justice de Nice. Depuis sa retraite dorée, l'homme nargue la police française et jouit d'une existence tranquille en compagnie de sa femme Julia (
Alice Taglioni). Mais l'homme est blessé dans son amour propre. Il est en manque de reconnaissance médiatique. Vincent (Gilles Lellouche) un jeune reporter travaillant en freelance pour "Paris Match" vient le rencontrer pour réaliser une interview exclusive.

"Sans arme, ni haine, ni violence" est une très bonne comédie qui prend parfois un ton moins enjoué. J'ai passé un excellent moment. Un film d'une grande fraîcheur.

Le parti pris est de mettre en relief l'homme qui se cache sous la figure hors norme. Albert Spaggiari était un personnage au destin extraordinaire, un être qui s'est mué en voleur par désir de célébrité. Les événements en eux-mêmes ne sont qu'une toile de fond.
Dans ce long métrage Albert Spaggiari est un individu charmeur, excessif, dépensier, généreux. Il se veut l'ami des stars. Il développe une passion (mimétisme ?) pour Alain Delon.

Sa manie d'adopter des déguisements foireux tient du grand guignol. Son apparence prête au rire.

Mais le voleur est aussi provocateur, malicieux, ingénieux (son élaboration du "casse du siècle" est d'une simplicité enfantine).

Le personnage mis en scène et interprété par Jean-Paul Rouve nous touche par cette générosité affichée. De lui se dégage une certaine humanité. Il donne beaucoup et accorde sa confiance. L'interprétation de Jean-Paul Rouve est de qualité. On s'en fout à la limite si son personnage ressemble au vrai Spaggiari, le sien est haut en couleur et déborde d'énergie.

La réalisation est fluide, légère. Les retours vers le passé sont distillés avec soin. La relation d'amitié avec le journaliste de "Match" est l'un des points forts du film. La symbiose des deux personnages est orchestrée avec soin. Le jeu de Gilles Lellouche est sûr et impeccable. La présence de la charmante Alice Taglioni nous rappelle que le voleur de grands chemins avait aussi du charisme et a vécu une grande et belle histoire d'amour avec sa dernière compagne.

Un premier film réussi, un portrait peut être un peu trop idyllique mais qui se laisser voir avec un plaisir certain.
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A
uN FILM QUE JE VAIS ALLER VOIR, normal je suis niçois. A+
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