Encore une grande journée pour le cinéphile que je suis.
Ce matin j'ai commencé par "Bobby" réalisé par Emilio Estevez

Le 5 juin 1968, à minuit, le sénateur démocrate Robert F. Kennedy, ancien Ministre de la Justice, candidat démocrate à la Maison Blanche et probable successeur de son frère JFK, était assassiné dans les couloirs de l'Hôtel Ambassador de Los Angeles.
"Bobby" fait un retour rapide sur cette tragédie, ses circonstances et ses protagonistes avec, en arrière-plan, les problèmes sociaux et politiques de l'Amérique de la fin des sixties : racisme, sexisme, inégalités... (source : allociné.fr)
Ce film est tout simplement phénomènal. Un coup de maître qui fera date.
Emilio Estevez n'adopte pas l'angle d'attaque d'un Oliver Stone avec son "JFK". Dans "Bobby" il n'y a pas d'enqûete sur le tueur, pas d'investigations sur ses motivations. Aucune hypothèse n'est avancée. Le meurtrier n'est qu'une silhouette.
Ce long métrage nous propose des instants de vie et de mort. Nous déambulons dans les couloirs de cet hôtel et nous croisons une galerie de personnages très attachants. La caméra ne sert qu'à fixer des moments magiques de rencontre.
Les petites histoires (amour, amitiés, haines et travail) prennent le pas sur l'Histoire. Le meurtre de Robert. F. Kennedy plonge ces femmes et ces hommes dans la tragédie la plus complète.
Le film nous montre aussi une Amérique en plein drame (utilisation très fine et bien à propos d'images d'archives). Robert Kennedy apparaît en 1968 comme le dernier espoir d'un pays déjà plongé dans le bourbier Vietnamien. Sa mort balaya tout espoir de renouveau et de justice.
Un film servi par un casting exceptionnel dont voici la liste.