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Par Samom
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Il a fait résonner les grands espaces au cinéma. Sans le musicien Maurice Jarre, mort samedi matin, à l'âge de 84 ans, d'un cancer, dans sa villa sa Los Angeles (Californie), le septième art se trouve orphelin. Annoncée dimanche soir par le site purepeople.com, sa disparition sonne le glas d'un certain âge d'or hollywoodien : celui des épopées héroïques, des étendues désertiques et des films-fleuves.
Sans lui, "Lawrence d'Arabie" réalisé par David Lean et dont il a composé la bande-originale en 1962 n'aurait sans doute pas pris la même ampleur. Un film porté par les interprétations de Peter O'Toole et d'Omar Sharif, comme par l'inoubliable thème de violons et d'orchestre composé par Maurice Jarre. Sans lui, "Docteur Jivago" (1965), "Paris brûle-t-il ?" (1966), "Les Damnés" (1969) ou encore, plus récemment, "La route des Indes" (1984), "Witness" (1985), "Le Cercle des poètes disparus" (1989), "Ghost" (1990) et "L'Échelle de Jacob" (1990) n'auraient pas eu non plus la même saveur.
Installé au Etats-Unis dans les années 60, il avait auparavant travaillé en France avec les réalisateurs Georges Franju, Jacques Demy et Alain Resnais. Oscarisé à trois reprises par Hollywood, Maurice Jarre laisse derrière lui 150 musiques de films
(Le Parisien.fr)
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