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total ciné : un espace de liberté pour les fans de cinéma et les autres. Venez nombreux pour partager ma passion.

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"Angles d'attaque".

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Ensuite je voulais de l'action. J'ai vu "Angles d'attaque".

Le Président des États-Unis vient à Salamanque en Espagne pour participer, en compagnie des principaux dirigeants du monde occidental, à un sommet consacré à la paix mondiale et à la lutte contre le terrorisme. Au moment où il prend la parole, il est atteint par deux balles en pleine poitrine. Quelques minutes après une forte déflagration se produit et c'est le carnage.

Parmi l'imposante foule présente sur les lieux, 8 personnes sont les acteurs-témoins de ce drame. 8 points de vue différents. Chacune de ces personnes n'a que des bribes d'information sur ce qui s'est exactement passé. Mais seule la reconstitution minutieuse des événements peut nous amener à savoir qui se cache derrière ces attentats. La vérité n'est souvent pas celle que l'on croit.

De l'action vous dis-je. Un rythme incroyable. Un pur moment de délire cinématographique. Du cinéma efficace, racé, bourré de testostérone. Le pari est de nous en mettre plein les yeux. Et le spectateur reste sur son séant. Jouissif.

Aucune pause, aucun temps mort de la première seconde du film au générique de fin. "Angles d'attaque" a une parenté évidente avec la saga "
Jason Bourne".

J'ai déjà vu des poursuites automobiles d'une très grande qualité mais celles d' "Angles d'attaques" sont sensationnelles. Les chassés croisés sont osés, dynamiques, périlleux. Le travail précis des équipes de cascadeurs se ressent à l'écran. La maîtrise ne trompe pas.

L'histoire est simple mais sa trame rigoureuse sert le film. Le réalisateur
Pete Travis utilise deux procédés très efficaces pour nous plonger au coeur de ce film 100% action : la multiplicité des regards sur un événement unique et un voyage à rebours sur les circonstances de ce drame.

Deux membres des services secrets américains (
Denis Quaid et Matthew Fox), un touriste américain (Forrest Whitaker), une réalisatrice de télévision (Sigourney Weaver), un policier espagnol (Edouardo Norriega) et même le Président Américain (William Hurt) sont les personnes qui vivent de l'intérieur, entre autres, ce double attentat.

Le point de vue de chacun est forcément réduit. Mais le réalisateur nous donne à chaque fois plus d'éléments car nous revivons à la même situation à plusieurs reprises. Quand le regard change, nous en savons plus. Les pièces du puzzle s'emboîtent au fur et à mesure mais la vérité est loin d'être acquise. La fin du film nous apporte la réponses à toutes nos questions. La construction si particulière de l'intrigue est diablement bien faite.

La confrontation de ces regards se fait aussi par des retours dans le passé. Le temps de l'action est très court. Tout se déroule en l'espace d'une demie heure. En voyageant dans le temps, de précieux renseignements nous sont apportés sur les motivations, les pensées et l'état d'esprit de chaque protagoniste.

Même si l'intrigue peut paraître complexe, tous les éléments se complètent de manière naturelle.

J'ai lu que des chroniqueurs professionnels, aux plumes assassines,  pensaient qu' "Angles d'attaque" aurait pu déboucher sur une réflexion sur le pouvoir des images dans un contexte post-11 septembre, même si par la bouche du personnage interprété par Sigourney Weaver, les auteurs adressent quelques coups de griffe au "système" médiatique.

Je trouve cette attente quelque peu exagérée. Le but du film est de nous divertir et prend le pari de miser son meilleur atout sur l'action. Est ce pour autant un film raté ? Le cinéma doit il toujours dénoncer au risque de lasser ? Pas sûr .

Sans paraître vulgaire je pense que dans notre paysage cinématographique français il y a quelques personnes qui se masturbent intellectuellement avec leur "avis" mais qui n'ont jamais écrit un scénario ou donné un tour de manivelle.

Il n'en reste pas moins que l'oeuvre est un divertissement qui assume son statut. Un produit, n'ayons pas peur des mots, qui est fait pour le spectateur et pour réaliser un maximum de bénéfices. Pourquoi devrions nous jouer les prudes et bouder notre plaisir ?
 
A d'autres parfois les grandes théories ou les grandes réflexions.

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