"Vol au dessus d'un nid de coucou" a laissé une trace indélébile dans mon esprit. J'ai du le voir à trois ou quatre reprises il y a très longtemps mais le souvenir reste vivace.
Un moment de cinéma intense et vrai. Le long métrage de Milos Forman, adaptation du roman de Ken Kesey, est une œuvre dure, poignante, drôle parfois. Je suis encore troublé quand je repense à la fin de MacMurphy (Jack Nicholson) ou au suicide du jeune Billy Bibbit (incroyable composition de Brad Dourif). Un long métrage qui nous touche en plein coeur.
Par moments le film sait se faire plus léger La sortie en mer ou la finale du championnat de Base Ball commentée avec brio par Randall Patrick MacMurphy permettent aux spectateurs de constater qu'au delà de ces "malades" ou "patients", il y a encore de la vie chez ces êtres "humains".
Mais le long métrage de Milos Forman est révoltant à plus d'un titre. Il n'y a pas de solutions miracles dans le traitement des personnes atteintes de graves troubles de la personnalité (j'évite de parler de "fous" ou de "folie", car ces concepts, ainsi que la notion de "normalité", peuvent être remises en cause, contestées voire abrogées dans certains cas), mais l'emploi de traitement dits de "choc" (courant électrique) dans "Vol au dessus d'un nid de coucou" reste comme l'un des moments intolérables du film et souligne l'impuissance du corps médical.
Et que celui qui n'a jamais eu envie de prendre une hache pour trucider l'intransigeante infirmière-chef Ratched (Louise Fletcher), lève la main. Sa froide détermination à maitriser son univers, à éviter tout débordement demeure comme l'une des constantes du long métrage. Rarement je n'ai eu autant de haine pour un personnage de cinéma.
La réalisation de Milos Forman est tout simplement parfaite. Avec justesse et précision le réalisateur dépeint l'univers de l'internement psychiatrique sans complaisance. Le film sonne comme un cri d'alarme sur l'état du système sanitaire américain des années 70. La charge est violente. Le huit clos sert de prétexte à une mise en garde de taille. Quand le cinéma pose ainsi de vraies questions, il en ressort grandi.
Les acteurs sont prodigieux. Jack Nicholson incarne sans doute l'un de ses plus beaux rôles. Louise Fletcher joue à merveille un monstre d'inhumanité. Les seconds rôles sont formidables. Du lot se dégagent bien sûr Will Sampson, Danny de Vito, Christopher Lloyd, William Redfield, Michael Berryman et Brad Dourif.
Un film à ne rater sous aucun prétexte. Une leçon de vie.
ce film n'a pas vieilli je l'ai revu il y a peu et le pire c'est que je travaille en psychatrie dans un vieux batiment et vraiment j'ai un peu pensé à mon boulot!cortex avec dussolier est pas mal aussi!
Traumatisant ce film , je me suis longtemps refusée a le revoir tellement le premier visionnage m'avait laissée sur les rotules , Nicholson est égal a lui même et donc fabuleux sans oublier Louise Fletcher hyper crédible dans le rôle de l'infirmiére ...Trés belle galerie de seconds rôles , je pense en pârticulier au tout jeune mais déja excellent Brad " Mississippi Burning " Dourif ..Personnages hauts en couleur a la fois bouleversants et attachants , cadre oppressant , zik déprimante , ce film est a déconseiller aux depressifs !!!