Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

total ciné : un espace de liberté pour les fans de cinéma et les autres. Venez nombreux pour partager ma passion.

Publicité

"John Rambo" : la boucle est enfin bouclée (?)

rambo.jpg

Il y a un presque jour pour jour, Sylvester Stallone débarquait dans nos salles avec "Rocky Balboa", notre boxeur préféré. Un retour fracassant après une traversée du désert de plus de dix ans (hormis l'excellent "Copland"). Ces jours-ci son autre personnage fétiche, "John Rambo", revient sur le devant de la scène pour clore définitivement le dernier chapitre de son histoire mouvementée (enfin je l'espère).

J'ai eu la chance aujourd'hui de vivre une journée au cinéma d'une très grande qualité. J'ai assisté ce matin à la projection du quatrième volet des aventures du guerrier américain solitaire et je suis comblé.

"John Rambo" est un personnage qui a grandi avec une génération de cinéphiles. J'ai vu le second à l'âge de 15 ans au cinéma et j'assume tout : les innommables boucheries, les clichés et les stéréotypes véhiculés. Un être de pellicule laisse forcément des traces dans nos esprits. Nous avons toutes et tous grandi, pris de la maturité mais pourquoi devrais je tourner le dos au passé ?

J'ai aimé littéralement ce nouvel épisode de la saga "Rambo". Le premier opus est un classique et il porte la marque de son temps : les américains avaient honte de leurs anciens combattants au Vietnam. Ce conflit était une guerre répugnante aux motivations pas toujours évidentes. Bon je m'arrête sur ce plan là car vous allez croire que ma chronique est une tribune politique. Mais je pense sincèrement (avec des films comme "Rambo") que le cinéma a pu changer le regard que portaient les américains sur leurs vétérans.

Le déroulement de "John Rambo" se situe en Birmanie. Dans ce pays, la junte au pouvoir martyrise les populations civiles (assassinats, viols, mutilations, enrôlement de force dans l'armée). Une église évangélique américaine tente de venir en aide aux victimes du pouvoir. Les membres de l'entreprise humanitaire sont capturés et torturés par des militaires. Le seul espoir de ces occidentaux est un ancien combattant retiré à proximité (en Thaîlande) : John Rambo.

Le guerrier repart au combat une fois de plus, aidé par quelques mercenaires aguerris aux techniques de jungle.

Le film reste classique dans sa forme. C'est un long métrage nerveux où les scènes s'enchainent de manière fluide. Pas de temps mort. L'action est omniprésente.

L'une des réussites du film tient au réalisme de la violence. On sent que le travail de préparation a du être très important. Les effets pyrotechniques et les tueries sont d'un réalisme saisissant. Le tout est filmé avec une grande dextérité.

J'ai lu ici ou là le terme de "boucheries" apparaitre. Force est de reconnaitre que nous voyons à plusieurs reprises des séquences où le sang coule à flot, des membres sont déchiquetés.

Mais "John Rambo" est un film de genre, un long métrage qui nage résolument dans l'excès. Alors pourquoi la violence devrait-elle modérée ou censurée dans une œuvre qui s'assume telle quelle ?.

L'un des moments forts du film est le massacre d'un village birman par les soldats de l'armée régulière. Une séquence pénible, pathétique, émouvante. Cette violence montrée est-elle si éloignée de ce que subissent aujourd'hui, à l'heure où j'écris ces lignes, les populations de Birmanie ou d'ailleurs ?

Sur le fond la vraie trouvaille est l'approche originale du personnage de Rambo. C'est une homme, pas une machine de guerre, qui cherche à boucler son parcours, à revenir parmi les siens. Dans ce quatrième opus, John Rambo ne se bat plus pour son pays ou pour des anciens combattants portés disparus, il lutte pour faire la paix avec lui-même. Accessoirement il aligne quelques cadavres de vils birmans.

Le personnage est plus intimiste. Point de drapeau "Stars and Stripes" qui flotte au vent, point de grands discours douteux à la gloire d'une nation gendarme du monde. Les scénaristes ont laissé au placard quelques poncifs bien éculés. Et c'est fort mieux ainsi.

L'homme reste un anti-héros qui vient en aide à une poignée d'hommes et de femmes.

Sylvester Stallone est doublement convainquant : son film est efficace et son interprétation juste et mesurée. A ses côtés, la jolie Julie Benz apporte une touche d'humanisme à son personnage. Pour Rambo, elle est la petite voix intérieure qui lui commande de chasser ses vieux démons.

Messieurs les sceptiques, vous qui pensiez que Sylvester Stallone était une valeur du passé, ravalez votre fiel. L'acteur, aux choix pas toujours judicieux il est vrai, a su vous prouver qu'il fallait encore compter avec lui. Et j'en suis fort aise.

Incontestablement "John Rambo" est une réussite. Qu'importe si une partie de la presse parisiano-parisienne se plaise à le détruire, les spectateurs en ont pour leur argent, prennent du plaisir et c'est le plus l'important
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
De petits défauts certes mais comme tu dis sly a marqué des points
Répondre
V
Impressionnant, brutal, sans concession, une tuerie (dans le sens noble, entendre "boucherie") âpre et sans fioriture. C'est frustrant à cause d'une durée trop courte et d'une fin sans intérêt, à cause aussi de dialogues naïfs qui évitent pourtant le piège de la redondance. Avec le recul, sur un scénario plus que simpliste, cette vision franche d'un genre de film ultra-stéréotypé, avec des méchants sanguinaires et des héros caricaturaux, qui ne fournit aucune autre explication que la constatation des horreurs de la guerre, est jouissive et presque apaisante. Stallone a marqué des points précieux.
Répondre
M
Bien parlé, vraiment belle analyse.Comme toi, je n'ai aucune honte, bien au contraire je suis content d'avoir vu ce film. C'est clair que le personnage à beaucoup murit. Il est en phase avec ses actions passé et cherche le repos de l'âme. Pis niveau action et effets spéciaux, on est pas en reste.++. Michel
Répondre
C
Ah là je te rejoins ! http://uraken.over-blog.net/article-16455593.html
Répondre