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"28 semaines plus tard" : quel choc.

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Aujourd'hui j'ai vu "28 semaines plus tard", la suite de "28 jours plus tard".

Enfin un film attendu cette année et qui ne me deçoit pas. Un long métrage génial. Le pari était de taille. Comment franchir une étape supplémentaire dans l'horreur physique et la terreur psychologique sans refaire un premier opus bis ?


Eh bien Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs, ce pari est remporté haut la main. "28 semaines plus tard" s'impose comme une oeuvre qui fera date. J'avais déjà dit que c'était un bonheur que de voir le genre ainsi renouvellé. Depuis "28 jours plus tard", les zombies ne sont plus des créatures amorphes qui errent au hasard sur les routes mais de véritables champions de cent mètres, de véritables machines à tuer.


La vitesse est l'un des maîtres mots de ce film. La contamination s'effectue toujours de manière aussi radicale qu'inéluctable. La réalisation de Juan Carlos Fresnadillo (à qui l'on doit l'excellent "Intacto") est nerveuse, dynamique, offre des angles de caméra qui amènent la terreur pure sans être trop demonstrative.

Certaines scènes sont hallucinantes (la première attaque dans le cottage à la campagne ou la contamination de la foule enfermée ). La volonté des producteurs était d'appeler un étranger pour mettre en scène de manière originale la ville de Londres et de ne pas refaire du Danny Boyle. Le regard est neuf, percutant, précis.

Là encore c'est un succès total. La capitale anglaise nous apparaît comme glauque, incertaine, dangereuse (chaque maison est un foyer de contamination potentiel). La ville (le 1er district) est enfin un piège géant qui se referme sur les protagonistes après avoir été un îlot d'accueil provisoire.
 
Le film joue, je l'ai déjà dit, sur deux choses bien distinctes : l'horreur provoqué par des scènes gore à souhait mais aussi sur la terreur suscitée par des lieux sombres et confinés. L'avant-dernière scène du métropolitain fait monter la tension à son paroxisme.

Le long métrage bénéficie d'un casting judicieux. Robert Carlyle et Rose Byrne (que je trouve charmante au passage) s'imposent par leur jeu sûr et leur présence à l'écran.

Mon seul regret concernant ce film : la transition entre "ouf on est sauvés, le virus à disparu, on peut reconstruire etc..." à "coucou, je suis le virus de retour" est trop rapide. J'aurai aimé voir, un rien sadique, les survivants reprendre une vie tout à fait normale, aller au travail, retrouver la civilisation des loisirs, afin que la chute n'en soit que plus dure et plus difficile à encaisser. Simple nuance de ma part mais en aucun cas un handicap.

Le film est magistralement réalisé. Une heure et trente minutes qui alternent action pure et moments pénibles pour les claustrophobes.

En espérant qu'il y aura une suite. Des films comme celui-là sont à voir et à revoir. Le temps fera son oeuvre. Les deux longs métrages deviendront à coup sûr des classiques.

Un moment inoubliable de cinéma.

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M
Execellentissime, pour une fois qu'une séquelle atteind un niveau pareil faut surtout pas s'en priver et foncé !!!
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M
Je vais le voir la semaine prochaine, je ronge mon frein.Merci pour ta critique.
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