Hier soir j'ai revu en Dvd avec un très grand plaisir le film "The Queen" de Stephen Frears.
C'est l'un des meilleurs films que j'ai vu en 2006. Il figure dans mon top 3 personnel.
Malgrè son titre, l'oeuvre est centrée en fait sur deux personnages clés de l'Angleterre contemporaine : la Reine Elisabeth II et son Premier Ministre Tony Blair.
La toile de fond est la mort tragique de Lady Di le 31 août 1997. Le film restitue avec une grande justesse le séisme politique, social, culturel ou religieux que fut cet événement dramatique. Un fait divers qui transcenda toutes les classes sociales, toutes les divergences.
Seule la Royauté se montra en marge de l'élan de compassion qui s'abattit sur le peuple anglais. Le long métrage nous dépeint une Reine Elisabeth II perdue au milieu de ce tourbillon. Son principal allié fut son Premier Ministre, Tony Blair. Malgrè son inexperience du pouvoir (au moment du drame Tony Blair est fraichement désigné pour occuper le 10 Downing Street), Stephen Frears met en scène un personnage d'une grande habilité politique, aux qualités humaines indéniables.
Ce film est extraordinaire. Sans conteste, Stephen Frears se livre à une critique de la royauté. Mais sa remise en cause vise plus le "système" que la souveraine elle-même. La Royauté apparaît comme trop guindée, trop rigide. Un univers qui aurait besoin de quelques (r)évolutions. A l'inverse, on finit par avoir de la sympathie pour Elisabeth II.
Le film repose sur l'incroyable composition d'Helen Mirren. Sa prestation est sans comparaison, elle "est" une souveraine très crédible. Au lieu de se livrer à une pâle copie d'un personnage réel, l'actrice anglaise s'approprie cette vie et explose à l'écran. Une composition qui lui a valu l'Oscar de la meilleure actrice. A cet ensemble, s'ajoute l'interpretation d'un Michael Sheen jouant un Tony Blair plus vrai que nature (pour la seconde fois d'ailleurs : ici).