"Les oubliées de Juarez" est un film qui nous fait découvrir le mexique, mais pas celui des cartes postales. Tout n'est ici que meurtres, sang, douleur et corruption (forces de police et hommes politiques).
Depuis près de 15 ans, de jeunes travailleuses mexicaines de la ville de Juarez employées dans les "Maquiladoras" (usines installées le long de la frontière avec les Etats-Unis) disparaissent régulièrement. Certaines ont été retrouvées mortes, d'autres restent introuvables. Seules quelques mères éplorées et des associations humanitaires cherchent encore à faire la lumière sur ces événements. Les pouvoirs publics mexicains, gangrenés par l'argent sale, préfèrent tourner la tête ailleurs.
Sur le plan strictement cinématographique, ce long métrage est trés réussi. Le climat est pesant, inquiétant. Jennifer Lopez est très convainquante en journaliste d'investigations. Très vite on oublie son côté "star internationale" de la chanson. Son personnage venue au départ pour faire un simple reportage (en échange d'une promotion) va redécouvrir peu à peu ses racines et s'impliquer à fond dans sa mission.
En même temps que des faits divers sanglants, Le film dénonce aussi l'exploitation de ces jeunes femmes dans ces "maquilladoras". Profitant de l'ALENA (Accord de Libre Echange Nord Americain), des patrons peu scrupuleux ont su exploiter à leur profit l'inexpérience, l'illetrisme de populations entières qui vivent dans des conditions extrèmes de pauvreté.