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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 13:00




Le 7ème art américain n’est pas avare de sagas cinématographiques à rallonge. Les producteurs des grandes major savent user et abuser d’un concept jusqu’à la corde. Dans cet esprit là il n’y a qu’un seul juge de paix : l’argent rapporté (entrées en salles, ventes de galette numériques, produits dérivés). Toutes les autres considérations sont à bannir de nos esprits.


Mais cela ne veut pas dire pour autant que le produit est bâclé ou dénué d’intérêt. Il peut même y avoir un certain plaisir retiré au final. Un cinéphile a parfois besoin de peu de choses pour se contenter.


La saga "Destination Finale" s’inscrit exactement dans cette optique. Nous connaissons le concept de base et le "scénario" développe à chaque fois un schéma similaire : de jeunes gens échappent à la mort grâce au rêve prémonitoire de l’un d’entre eux mais comme la Grande Faucheuse a un plan et qu’elle l’applique invariablement, les survivants périssent dans une débauche de fureur sanguinaire et d’horreur à grands renforts d’hémoglobine.


L’attente du spectateur se résume à imaginer quel sera l’ordre de passage de vie à trépas.

 

J’ai vu les trois premiers opus de la série et je me suis rendu le cœur léger il y a quelques jours pour assister à la projection du 4ème, mis en scène par David R.Ellis, sachant pertinemment à quoi j’allais avoir droit.


Je dois avouer en toute humilité que j’ai assez apprécié cet énième épisode (le dernier ?). L’intérêt du spectateur lambda est éveillé par un début assez habile. Le générique d’ouverture nous plonge de manière efficace et ingénieuse dans cet univers de mort. La séquence d’effets spéciaux est conçue avec brio.


Le long métrage a du rythme. Ce pop corn movie ne nous laisse pas le temps de philosopher sur la dureté de l’existence. Les séquences chocs s’enchaînent sans temps "morts" L’objectif est de nous en mettre plein les yeux.


Je ne vais pas m’étendre sur le jeu des acteurs. Ce n’est pas l’intérêt ici. Nous n’avons le temps de nous appesantir sur les relations développées tant leur statut de possible victime dont la vie est en suspend rend cet aspect des choses illusoire et futile.


La grande réussite de ce 4ème épisode est de renouveler de manière spectaculaire les méthodes employées par la Mort pour exécuter son grand dessein. Les scénaristes se sont vraiment creusées la tête pour nous offrir des décès diaboliquement surprenants. La surenchère est de mise. La séquence du NASCAR et celle du cinéma sont deux moments d’anthologie qui encadrent parfaitement l’ensemble de l’œuvre. Les techniciens américains savent mettre en valeur leur savoir faire technique dans ce genre de situation.


Nous passons de l’espoir au drame d’une seconde à l’autre et la destinée de chaque personnage bascule irrémédiablement. Même si nous connaissons le principe du film par cœur, nous avons quand même le droit à notre lot de sueurs froids et de sursauts.


"Destination Finale 4" est un long métrage formaté, calibré pour un public bien précis, sorti à un moment donné (la saison estivale) mais qui suscite un intérêt mesuré quoique réel. Le cinéma est un tout et nous ne voyons pas tout le temps des chefs d’œuvre.


Il n’y a pas de honte à se faire plaisir avec des longs métrages que notre très cher "establishment" français du cinéma fracasse avec soin et dédain.


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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 12:15



Incontestablement je suis tombé sous le charme du film "20th Century Boys-Chapitre 1" dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler avec enthousiasme. J’ai très récemment commandé le dvd collector sur le net. Et pour la première fois dans ma vie je comptes bien un jour m’attaquer à la lecture du manga d’origine, imaginé par Naoki Urasawa.

Mercredi dernier est sorti sur nos écrans le second volet de la trilogie cinématographique, "20th Century Boys-Chapitre 2 : le dernier espoir" mis en scène une fois de plus par Yukihiko Tsutsumi.

J’emplois la formule générique "sur nos écrans" avec beaucoup de dépit et de colère. Le long métrage est, à ma connaissance, projeté dans 3 salles en France dont une à Paris (merci à l’UGC Orient Express du Forum des Halles pour ce courageux pari) pendant qu’on nous inondait de bouses en tout genre.

Je fais des vœux pour que le dernier opus bénéficie d’une sortie dans l’hexagone dans quelques mois, car à ce rythme là…

Eu égard à mes obligations professionnelles et ma vie familiale je n’avais qu’une fenêtre de tir extrêmement réduite pour assister à la projection du second chapitre des aventures d’une bande de gamins imaginatifs.

Je m’abstiendrais de vous résumer le premier segment pour ne pas vous noyer dans une masse d’informations. Charge à vous de vous reporter à ma chronique.

Japon, 2015. Quinze ans ont passé depuis le Nouvel An sanglant. Le pays est sous la coupe d’Ami, mystérieux dirigeant de l'archipel et de sa secte qui appliquent avec soin le cahier de prédictions de la bande à Kenji.
 
Kenji et ses amis sont décrits par l’historiographie officielle comme une bande de terroristes alors qu’ils sont au contraire des héros méconnus. Ami est célébré dans le monde entier comme un sauveur alors que leader nippon a en sa possession un "nouveau cahier de prédictions" qui contient de sombres prédictions pour la terre et la survie de la race humaine.

Il y est dit aussi qu’un sauveur se dressera sur la route d’Ami qui souhaite devenir Dieu. 

Kanna, nièce de Kenji, (Airi Taira), adolescente en rupture de ban avec l’ordre établi par le parti de l’Amitié, s’engage sur la voie de la lutte à l’approche de ces temps d’Apocalypse.

L’univers des mangas m’est assez étranger. J’ai une connaissance on ne peut plus basique qui ferait pâle figure face à votre savoir. C’est certainement l’une des raisons qui m’ont fait si fortement aimé le concept de base de "20th Century Boys". D'emblée je me suis reconnu dans une idée de départ aussi novatrice et fraîche.

Nous avons toutes et tous faits partie d’une bande de gamins peu ou prou turbulents et imaginé le monde tel qu’il le serait à nos 30, 40 ou 50 ans.

Celle de Kenji a un destin extraordinaire. En 1969, dans leur base secrète, ils décrivent avec force de détails ce que sera le Japon 30 ans plus tard quand une mystérieuse organisation sous la coupe d’Ami prendra le pouvoir et fera subir au pays de redoutables catastrophes.

J’ai replongé avec délectation dans cette uchronie nippone. Ce second volet reste à la base un long métrage où l’ambiance, teintée de peurs millénaristes, est pesante. Nous sommes au cœur d’un régime qui rappelle les pires dictatures du 20ème siècle.

Personnification du pouvoir, endoctrinement et manipulation des foules, torture morale et physique, réécriture de l’histoire sont les maîtres mots d’un gouvernement oppresseur.

Œuvre de fiction, "20th Century Boys-Chapitre 2 : le dernier espoir" n’en a pas moins un cachet historique avéré.

Mais au beau milieu de temps aussi troublés il y a toujours des figures héroïques qui se lèvent pour remettre en cause l’ordre établi. Kanna, nièce de Kenji, en digne héritière de son oncle, a soif de vérité(s).

Le long métrage choisit justement de prendre le personnage de Kanna comme point d’appui principal. Elle mène un combat pratiquement seule au début mais réussit à rassembler les ami(e)s de son oncle et fédère les mafias chinoises et thaïlandaises, un comble !!!

Son enquête l’amène à s’interroger sur l’identité d’Ami qui faisait partie de la bande de Kenji 45 ans plus tôt. Le film est en ce sens bâti comme une investigation policière. Ces recherches font grimper la tension au fil des minutes. Le climat en devient pesant et le spectateur guette la moindre preuve.

Ce second volet bénéficie d’une construction quasi identique au premier film. Bon nombre de réponses aux questions que les héros se posent sont enfouies dans un passé lointain. Les allers retours entre aujourd’hui et hier sont réguliers mais dispensés avec soin, ils ne nuisent aucunement à la fluidité de l’histoire.

Le film est dynamique, flamboyant par moments. Les moments de réflexion alternent avec des séquences d'action pure dans un savant et équilibré mélange. .

Adapter une œuvre fleuve (22 tomes) d’un manga relève d’un sacré défi. Dans "20th Century Boys-Chapitre 2 : le dernier espoir", le cinéaste réussit le tour de force de mettre en scène une dizaine de livres et prend des libertés avec le matériau d’origine, ceci avec la bénédiction du mangaka.

Le scénario fourmille de mille détails, de précisions. Rien n’est laissé au hasard. Le Japon dictatorial d’Ami prend naissance sous nos yeux avec une étonnante facilité. Et ce monde là fait surtout peur. Si vous n'êtes pas dans la norme vous serez rééduqués.

Déjà passionné par le premier film, je me suis jeté à corps perdu dans cette seconde histoire tant le récit passionne dés les premières secondes. Nous avons le droit tour à tour à des moments dramatiques, enthousiasmants, stressants. On passe par toutes sortes d’émotions et de sentiments. La sympathie envers Kanna s’établit immédiatement.

Le metteur en scène n’en fait pas des tonnes. Pas besoins d’artifices ou de discours grandiloquents pour nous démontrer une chose ou affirmer un fait. L’anonymat du masque d’Ami suffit à caractériser le personnage.
 
Les personnages sont campés par des interprètes choisis avec soin et précision. Et la magie du cinéma opère pleinement. J’ai eu l’occasion d’examiner la ressemblance entre les protagonistes du manga et les héros du film, les similitudes sont étonnantes. Au japon comme ailleurs, il y a des maquilleurs, des perruquiers et des coiffeurs de talent. C’est criant de vérité.

Je ne vais pas vous énumérer une liste de 20 comédiens nippons mais je me limiterai à seul nom, celui de l’actrice Airi Taira qui incarne Kanna. La jeune comédienne fait preuve d’un dynamisme tout japonais, d’un charisme incroyable pour son âge et d’un jeu d’acteur extrêmement séduisant.


Bref vous l’aurez compris, j’ai passé un moment unique. Et je suis sûr d’une chose : dans quelques jours ou quelques mois, quand je relirai cette chronique, mon impression sera sûrement d’avoir survolé le formidable potentiel cinématographique de "20th Century Boys-Chapitre 2 : le dernier espoir". Mais personne n’est parfait.

J’ai pris un pied énorme.

En attendant la fin de l'épopée...


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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 15:00



Voilà c’est fait. J’ai attendu le temps qu’il fallait mais j’ai revu "Là-haut" et pour la première fois de ma vie j’ai plongé avec allégresse dans l’univers si particulier de la 3D.

Comme Yaneck Chareyre de "Mesecransamoi" j’ai eu un mal fou pour écrire la présente chronique. Pour une l’une des rares fois de mon existence je me suis senti désarmé, vide de ma modeste prose et en même temps béat d’admiration face à un chef d’œuvre de technique mais surtout un sommet d’émotion et de tolérance.

Les esprits chagrins pourront toujours objecter que le studio Pixar connaît les tréfonds de l'esprit humain et les mécanismes émotionnels qui nous touchent droit au cœur. Moi je dirais simplement qu’au-delà du simple aspect financier et de préoccupations bassement mercantiles, Pixar a compris depuis longtemps qu’un long métrage d’animation avait besoin de ce petit supplément d’âme qui fait la différence.

A chaque fois qu’un projet aboutit et nous émerveille, nous apprenons qu’à la base il y a souvent mille petites histoires, des morceaux de vie qui trouvent leur place dans un ensemble où le matériau humain acquiert une certaine noblesse.
 
"Là-haut" ne déroge pas à la règle. Le film de Pete Doctor et Bob Peterson réussit d’emblée un tour de force incroyable et un défi de taille : nous passionner pour l’incroyable destin d’un vieux bonhomme un poil ronchon, Carl Fredricksen, et Russell, un jeune scout maladroit désireux de devenir un explorateur accompli.

La séance commence avec "Partly Cloudy", le traditionnel court métrage de Pixar. Un moment très drôle et d'une tendresse infinie attendu par les fans à chaque fois.

Puis vient ce que j’appelle le film dans le film. Pour moi "Là-haut" se décompose en deux morceaux bien distincts : la vie de Carl et d’Ellie et le reste du film.

Je suis prêt à jurer sur ce que vous souhaitez. De ma vie je n’avais ressenti une si forte émotion pendant une si courte période (cinématographiquement parlant bien sûr). Pendant le premier quart d’heure j’ai eu l'impression qu’une boule se formait en moi et j’avais vraiment les cils qui me chatouillaient.

Le spectateur passe par tous les sentiments mais la tristesse du deuil de Carl et l’injustice de l’existence finissent par s’imposer.

Il y a comme un concentré de destinée humaine dans ces 10-15 minutes. Un moment qui nous dérange ou nous révolte, c’est selon.

L’entame de "Là-haut" est plus que brillante, le décor est planté avec force. Le pari est gagné. Nous avons envie de partager un peu plus la vie de Carl.

La suite est à l’image de ce début ensorcelant et émouvant. L’histoire est incroyablement dense, riche, développée. Le long métrage nous prend par la main et nous entraîne là où nous nous y attendons le moins. Le scénario brille par la finesse de son propos.

La vie a blessée Carl et lui donne une dernière chance : réaliser une promesse faite à l’être aimé, à l’amour d’une vie. Au passage "Là-haut" peut être interprété comme un hymne à l’amour, à la fidélité, à l’engagement sans aucune implication morale ou sociale. Le lien qui unissait Carl et Ellie était pur. Dans ce registre "Là-haut" est bien plus qu’une œuvre de fiction mais surtout une leçon de vie où chaque spectateur y trouve son compte.

Pixar est passé maître dans ce domaine. Le long métrage joue sur le fond et la forme. La technique est au service d’une histoire et il règne un certain anticonformisme. Dans un monde où le nombrilisme humain et l’individualisme sont presque érigés en doctrine, la générosité du sujet traité étonne et ravit à la fois. "Là-haut" agît comme une formidable caisse de résonance à des questions d’actualité.

Sans verser dans la morale obséquieuse et vaine, le long métrage met en valeur le courage, l’amitié, le dévouement, l’esprit de sacrifice. Pas besoin de grands mots ou de grandes démonstrations, les actes se suffisent à eux-mêmes.

Les personnages sont attachants. Carl est un petit bonhomme tranquille dont le cruel destin nous émeut. Il pourrait être le grand-père de n’importe qui d’entre vous. Son pari nous retourne mais la plus grande réussite du film est de nous donner à penser que nous irions au bout du monde avec ce vieux grincheux.

L’autre star du film est Russell, un scout bien envahissant qui vit une existence d’aventurier par procuration au début mais qui participe par hasard à l'aventure d’une vie et s’accomplit dans l’épreuve.

Ce gamin de 8 ans qui forme avec un grincheux de 78 ans l’un des plus surprenants duos de l’histoire du cinéma. Monumental triomphe.

Les autres personnages (l’oiseau rare, les chiens qui parlent, Charles F. Muntz) complètent admirablement bien la paire générationnelle. Quelle idée de génie que de faire converser des canidés au moyen de colliers électroniques. Novateur et comique au plus haut point.

Mais "Là-haut" est aussi un film d’aventures trépident et entraînant. Les péripéties sont nombreuses et l’action rebondit sans cesse. J’ai personnellement apprécié la séquence de la maison dans la tempête. Pas un seul instant nous souhaitons que l'équipée s’achève. La fin du film nous replonge dans notre quotidien avec brutalité. Quel bonheur que de voler dans les cieux au milieu des nuages.

Au-delà de la profondeur de son histoire et de la gamme des troubles suscités, "Là-haut" peut se targuer aussi d’être un long métrage techniquement hors normes. La palette des couleurs proposées est riche (à l’image des ballons bariolés), les formes sont nettes et pullulent de détails. On retrouve l’empreinte Pixar dans la précision du trait.

Et comme souvent dans pareil cas la musique, de Michael Giacchino, est l’une des composantes essentielles de l’œuvre. De douces mélodies aux accents dramatiques soulignent avec pudeur les moments où la tragédie se joue ou quand la situation est tendue alors que des sonorités plus rythmées intensifient les séquences dynamiques.

Je salue au passage la version française qui pour une fois est vraiment à la hauteur. Charles Aznavour, pour ne citer que lui, s'en sort avec les honneurs dans le rôle de Carl. En VO Ed Asner est géantissime.

Et la 3d dans tout ça ?

Prodigieusement satisfaisante. Mon idée première qu’il s’agissait tout au plus d’une gadgétisation.

Erreur !!!

J’ai véritablement pris une claque dans la tête. Passés les premiers moments de surprise et d’acclimatation, j’ai indubitablement eu l’impression de m’immerger dans un monde nouveau. J’ai vu tout simplement un autre film sur le plan formel. Les maisons ont du volume, les nuages ont une texture cotonneuse si particulière. Nous voguons dans un monde fait de reliefs. On a le sentiment que nous pouvons toucher les ballons de Carl. Les personnages sont proches de nous.

Réellement troublant et jouissif.

Mais je dis attention. La 3D ne doit pas nous être servie à toutes les sauces, à n’importe quel prix. Des films s’y prêtent plus que d’autres.
 
"Là-haut" est un long métrage d’animation prodigieux, presque inclassable. Pixar et des metteurs en scène de génie ont la faculté à nous estomaquer, à nous clouer au fauteuil avec une régularité déconcertante. A chaque fois le spectateur attend de pied ferme le prochain long métrage.

Mais pas tout de suite, pour l’instant je flotte là-haut dans les nuages.
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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 12:34





Des machines qui prennent le contrôle sur terre et qui détruisent le genre humain, un héros prophétique surgi de nulle part qui sauve la planète, cela vous dit quelque chose ?

Rassurez vous nous ne sommes pas au beau milieu de la saga "Terminator"mais au cœur de la destinée d’un personnage ordinaire, "Numéro 9", qui devient le seul espoir d’une planète sur le point de sombrer.

J’attendais ce long métrage de Shane Acker avec une très grande impatience et j’ai eu l’occasion d’en faire des tonnes ici car je sentais que l’excellence serait au rendez vous, et ce fut le cas.

"Numéro 9" (dont le titre anglais "9" est bien plus sobre et révélateur) permet à son metteur d’entrer de plein pied dans la cours des grands avec un petit bijou du cinéma d’animation.

La tendance actuelle est de nous proposer des films avec plusieurs niveaux de lecture. Les plus jeunes se satisferont, mais j’en reparlerai, d’un graphisme performant alors que les adultes apprécieront que le long métrage aborde des sujets d’une gravité incroyable sous la forme d’une fable post apocalyptique.

L’arrivée de "Numéro 9" sur nos écrans est déjà une performance à elle toute seule puisqu’à la base le long métrage était un court de 11 minutes. Une perle de l’animation saluée ici ou là et bardée de prix et récompenses diverses.

Timur Bekmanbetov ("Night" et "Day Watch" "Wanted") mais surtout Tim Burton ont permis à Shane Acker de mener à terme ce projet insensé de faire passer son métrage d’une durée à une autre. La transformation a induit un travail rigoureux de réécriture.

Petite aparté : j’ai trouvé les visuels français extrêmement maladroits et confus. Les affiches laissaient entendre que "Numéro 9" était l’œuvre de Tim Burton, exit Shane Acker. Désolant.
 
Mais je dois aussi avouer d’un autre côté que l’univers de "Numéro 9" nous propose des parentés visuelles et scénaristiques plus que troublantes.

L’histoire est passionnante, riche et inventive. Le scénario est d’une précision diabolique. La dureté de la thématique est surprenante. Le spectateur se dit que Shane Acker, soutenu par ses pairs, a du lutter contre vents et marées pour imposer une vision aussi sombre du monde. Pas facile de proposer la représentation d’une humanité détruite par les machines dont le seul espoir demeure des personnages de toile et de métal mesurant quelques centimètres de haut. Quel culot.

Dans cette optique la démarche du long métrage "Numéro 9" est à saluer. Même si le film risque de déboussoler les enfants ou de couper carrément de le d’un public familial, l’œuvre aborde la mort sans tabous ni ellipse narrative. A certains moments cruciaux de l’œuvre, le drame éclate quand des personnages tombent sous les coups des machines. La tension est palpable, l’émotion nous prend aux tripes.

Ces petites créatures inventées par un savant à la limité de la folie deviennent attachantes dés leur entrée en scène. Numéro 9 (en tant qu’entité "vivante") attire indiscutablement notre sympathie et notre compassion. Son destin le rend légendaire.

Mais il n’est pas le seul. Même si Shane Acker a braqué ses projecteurs sur un petit bout de chiffon animé, il traite les congénères du héros de fortune avec beaucoup de respect et de caractérisation. Chaque être a quelque chose (un attribut, une série de répliques, une manière de se comporter) qui le rend unique et qui nous captive. La gamme des particularités est tellement large que chaque spectateur pourra s’identifier au numéro qui lui correspond.

"Numéro 9" est avant tout un long métrage où l’action prédomine. Des scènes à couper le souffle nous plongent dans cet univers palpitant, de manière vertigineuse. Le long métrage est à la croisée d’influences diverses (la science fiction concernant la thématique de l’apocalypse des machines ou le fantastique quand le secret de la fabrication de ces petits être nous est donné).

Ce mélange des genres, agrémenté de touches d’humour et d’émotion, jamais gratuite ni envahissante, a pour résultat de nous fournir un nombre prodigieux de morceaux d’anthologie dans lesquels le suspense est rarement absent.

Sur le plan technique "Numéro 9" est un film qui a du coffre. Les procédés employés répondent de manière plus que satisfaisante aux audaces du scénario. Je pourrais disserter des heures sur la précision du graphisme. Les costumes des personnages fourmillent de mille détails. Les arrières plans sont d’une précision inouïe. Le panorama se colore de teintes d'une très grande richesse.

On a juste l’impression que de nouvelles limites technologiques ont été franchies. Le film dure à peine une heure et vingt minutes mais j’ai eu du mal à me détacher de cet univers si particulier tant la méthode employée est opportune et décisive.
 
L’adulte que je suis, qui abrite avec soin une âme d’éternel enfant, qui dirait le contraire ? s’est laissé prendre dans les filets du "Numéro 9" avec ravissement.

Le long métrage de Shane Hacker est un film d’une qualité plus que rare. Une œuvre qui conjugue des thématiques à plusieurs niveaux de lecture et un pari technique avant-gardiste. Doté également d’une bande son variée et plaisante (des airs très doux quand l’émotion prend le pas sur l’action ou les sonorités typiquement industrielles des machines prédatrices), "Numéro 9" pose ses jalons et marque les esprits.

Le film se pose aussi comme une leçon de vie. La folie des hommes est pointée du doigt. Le monde du "Numéro 9" est empreint de tristesse mais parfois du néant l’espoir peut surgir de la plus insensée des manières.

Rien que pour cela "Numéro 9" mérite d’être vu.

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 10:00




Quentin Tarantino est un cinéaste qui fait tâche dans l’univers aseptisé du 7ème art en ce début de 21ème siècle. Pour moi il incarne la figure du réalisateur qui prend des risques, un faiseur de miracles qui fait fi de toutes les modes et les conventions, un homme qui assume tous ses choix.

Une nouvelle fois le bonhomme m’a surpris. Le fond et la forme de son "Inglorious Basterds" sont de nature à rendre son 6ème long métrage (7ème si on considère que "Kill Bill" n’est pas une œuvre unique scindée en deux, mais deux entreprises bien distinctes) inclassable, hors normes, jouissive à plus d’un titre.

D’emblée je me permets d’évacuer la pseudo polémique née des délires psychologiques de certains chroniqueurs cinématographiques. Ces derniers se sont indignés que le cinéaste américain se permette de revisiter l’histoire ainsi. La fin du film est incroyablement fabriquée de toutes pièces mais moi je dis "tant mieux". Je ne vais pas vous dévoiler le contenu mais la séquence du cinéma conclut admirablement bien le déroulement de l’ensemble du projet.

Au risque de vous choquer je peux vous affirmer que je n’en ai rien à faire que Quentin Tarantino réécrive la destinée du IIIème Reich à sa sauce et qu’il prenne ses distances avec les faits. Nous sommes en plein cœur d’une fiction, elle-même au beau milieu d’un pan de notre passé. Le cinéma permet ses largesses avec la vérité alors que les musées, les livres, les témoignages directs ou indirects sont là pour nous instruire et nous servir de garde-fous.

En 1941, Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent) voit sa famille juive massacrée par les hommes du Colonel SS Landa (Christoph Waltz).

L’armée américaine décide d’envoyer en Europe un commando composé de soldats juifs américains et dirigé par le Lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) pour assassiner du nazi de manière ostentatoire et marquante (les allemands sont passés par les armes ou tués à la batte de base-ball puis scalpés). Ces "Bâtards" deviennent les terreurs du régime allemand.

1944. Shosanna Dreyfus, devenue propriétaire d’un cinéma parisien sous une fausse identité, attend l’heure de sa vengeance. L’opportunité se présente sous la forme de l’avant première d’un film allemand "Nation’s Pride" dont la vedette est un héros de guerre, le soldat Zoller (Daniel Brühl) qui est tombé amoureux de la jeune femme.

Lors de la soirée événement qui s’annonce, les plus hauts dignitaires du régime doivent être réunis dont Hitler lui-même.

Les bâtards, aidés par un agent double, l’actrice allemande Bridget Von Hammersmark (Diane Kruger) se rendent à Paris pour profiter de l’occasion. Mais l’ombre du Colonel SS Landa se profile à l’horizon une fois de plus.

"Inglorious Basterds" est un titre en trompe l’œil car ces batards ne sont pas le pivot du long métrage même s’ils y occupent une place importante et que leur présence est primordiale. Comme à son habitude Quentin Tarantino a choisi de découper son film, de le chapitrer pour nous raconter plusieurs histoires au sein d’un même ensemble.

Les cinéphiles qui n’aiment par le metteur en scène américain et qui lui reprochent sa propension à nous proposer des productions à la construction bordélique et à la narration éclatée seront peut être réconciliés aujourd’hui.

Le déroulement de "Inglorious Basterds" est d’une fluidité absolue, les 5 chapitres de cette chronique s’enchaînent tout naturellement sans fausse note. Tarantino a choisi d’épurer son style et de privilégier des moments charnières et des personnages de premier plan au lieu de surcharger son long métrage avec des effets de style (flash-back) et des développements annexes inutiles ici.

Autre évidence : le film de Tarantino n’est pas un film de guerre ou un film d’action. Les fusillades sont très courtes et les séquences chocs sont dispensées avec soin et maestria. Pour les plus sensibles, les exécutions de soldats allemands brutales, rapides et sanglantes. Le sang coule mais juste ce qu'il faut. Tarantino ne charge pas la mule inutilement.

L’essentiel du long métrage ailleurs. L’œuvre donne une importance incroyable aux confrontations verbales et aux dialogues. A ce propos je vous conseille d’assister à la projection du film en version originale car les particularités linguistiques de chaque ressortissant son respectées.

Dans "Inglorious Basterds" l’anglais, le français, l’allemand, et même un peu d’italien se mêlent de manière opportune. C’est aussi un bonheur de voir l’acteur Christoph Waltz pratiquer ces différents idiomes avec talent.

Ainsi Tarantino prouve son respect total pour le 7ème art. D’autres auraient certainement choisi d’imposer l’anglais comme unique langue. Si je devais paraphraser les paroles d’une chanson je dirais "C’est peut être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup". Rien que pour ça, Bravo Monsieur Tarantino.

De ces confrontations naissent des situations hautement dramatiques où la tension monte crescendo. A mon sens il y a trois ou quatre moments clés dans "Inglorious Basterds". La séquence d’ouverture est la plus remarquable. Elle voit le Colonel SS Landa interroger le paysan français LaPadite (Denis Ménochet). D’une ambiance où la politesse et la courtoisie sont de mises, nous sentons progressivement le filet se resserrer autour d’un brave exploitant de ferme.

Ces quelques minutes, où il ne se passe pas grand chose en fait en terme d’action, sont extraordinaires et absolument né-ce-ssaires. Elles marquent les esprits. Tarantino donne le ton à son film de manière brillante.

Par la suite son œuvre est ponctuée d’autres joutes verbales entre les personnages (la séquence du bistrot souterrain, l’échange entre le Colonel SS Landa et Shosanna dans un grand restaurant parisien)

Quentin Tarantino impose toujours sa marque de fabrique avec une bande son phénoménale qui mélange de la musique classique, des sonorités issues des Western Spaghetti et des airs plus modernes. Le tout sert à illustrer un long métrage qui se passe entre 1941 et 1944 !!!

Quel bonheur que de s’immerger au beau milieu de ces univers qui s’entrechoquent. Tarantino, poète des images, sait aussi se faire magicien des sons et des musiques.

Quentin Tarantino est aussi un cinéaste de références qui n’hésite pas à parsemer ses réalisations de renvois à des œuvres, des réalisateurs ou à des personnages qui l’ont marqué. Il n’en finit plus de rendre hommage au 7ème art de film en film. Je dois vous avouer que je n’ai pas le background nécessaire pour apprécier tous ces clins d’œil dans "Inglorious Basterds".

Mais une chose est sûre : Tarantino vénère le cinéma et son énième film sonne comme une déclaration d’amour. Ses bâtards sont les salopards d’une autre époque.

Et le fait que le dénouement du long métrage se déroule dans une salle de cinéma n’est sûrement pas un élément anodin.

Le long métrage nous narre de tragiques événements mais la réalisateur prend aussi le temps de nous faire rire et de détendre une atmosphère plus que pesante. Les démêlés de Brad Pitt et d’Eli Roth avec la langue italienne sont très drôles. A cela vous ajoutez un Hitler d'opérette est le tour est joué.

La pâte de Tarantino est aussi d’associer de manière efficace des comédiens venus de pays et d’univers cinématographiques hétéroclites. Brad Pitt est excellent. Ce rôle de chef des bâtards lui va comme un gant. Sa gouaille, une mâchoire à la Brando dans "Le Parrain" et un physique à la Clark Gable, sont les caractéristiques d’un personnage plus qu’étonnant.

Eli Roth incarne LA figure de l’exécuteur avec un brin de folie dans le regard. Daniel Brühl s’en sort à merveille pour cette composition sorte de mise en abyme (un acteur qui interprète un acteur pour un film dans un autre film). Les autres bâtards ont vraiment les tronches qu’il faut.

Diane Kruger est rayonnante. Mélanie Laurent est la révélation féminine du film. Sa prestation est de premier ordre dans le rôle d’une jeune femme éprise de vengeance. Un véritable tour de force. A se demander si elle n’est pas le véritable pivot du film.

Mais la star du long métrage est incontestablement Christoph Waltz dans le rôle du Colonel SS Hans Landa. Une composition de taille. Un personnage à la fois séducteur et sans pitié, surnommé par son propre camp "le chasseur de juifs" qui révolutionne la figure du SS au cinéma. Le spectateur prend du plaisir à le voir évoluer sur l’écran. Etonnant. Le prix d’interprétation masculine à Cannes décerné à l’acteur autrichien n’en apparaît que plus juste.

Quentin Tarantino a déclaré qu’il n’aurait pas fait le long métrage s’il n’avait pas trouvé chaussure à son pied concernant le Colonel Landa. On comprend pourquoi désormais.

"Inglorious Basterds" est un long métrage qui nous donne du plaisir. Une œuvre durant deux heures et demie qui ne lasse jamais. La démarche de Tarantino n’est pas didactique. Il ne cherche pas à réécrire l’Histoire mais il invente au contraire un épisode fictif de la seconde guerre mondiale pour laisser son imagination galoper.

Les textes sont aussi précis et aussi importants que les images. Sa manière de filmer faite de minutie et d’exigences va droit à l’essentiel et ses dialogues sont finement ciselés.

"Inglorious Basterds" était l’un des longs métrages les plus attendus de l’année et le travail du metteur en scène américain est en tout point admirable.

Un vrai régal pour les cinéphiles.

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 09:22




Rarement un long métrage n’avait été aussi attendu par une cohorte de fans tout excités. Quand la Warner a annoncé que "Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé" voyait sa sortie repoussée de plusieurs mois, l’onde de choc a été mondiale et a forcé le studio américain a justifier sa politique commerciale.

 

La Major ne voulait pas, semble-t-il, qu’il y ait un écart de deux ans entre la sortie du 6ème volet et celle du chapitre final des aventures du petit sorcier à lunettes (dont on a appris depuis que le 7ème opus, "Harry Potter et les Reliques de la Mort", prendrait la forme d’un diptyque).

 

En parcourant la toile je me suis rendu compte que ce sixième chapitre divisait les foules en France même si le long métrage trône en tête du box office depuis près d’un mois.

 

Je dois vous avouer que je me range dans la catégorie des spectateurs qui ont fortement apprécié ce film. Indiscutablement je trouve le long métrage mis en scène par David Yates (déjà à la barre dans l’opus précédent) plus mature, plus sombre

 

Albus Dumbedldore (Michael Gambon) guide Harry Potter (Daniel Radcliffe) dans sa lutte contre les forces du mal qui resserrent leur étau autour de Poudlard. L’école des sorciers a cessé d’être un havre de paix et de quiétude. L’obscurité gagne du terrain sur la lumière.

 

A la demande de Dumbeldore, le professeur Slughorn (Jim Broadbent) revient reprendre sa carrière, lui qui fut autrefois le mentor de Tom Jedusor.

 

Mais la vraie raison de sa présence est que l’enseignant connaît un secret à propos de Lord Voldemort (Ralph Fiennes). Un souvenir semble être au centre de toutes les intrigues.

 

Du côté des apprentis sorciers l’heure est à l’amour et à ses tracas. Ronald Weasley (Rupert Grint) est assailli par la passion dévorante de Lavande Brown (Jessie Cave) au grand désespoir d’Hermione Granger (Emma Watson). Harry s’éprend de la sœur de Ron, Ginny (Bonnie Wright). Ces moments de bonheur fugace permettent aux élèves d’oublier quelque peu le temps des troubles qui semble se profiler à l’horizon.

 

Harry fait d’énormes progrès en sorcellerie grâce à un mystérieux livre qui appartenait autrefois au Prince de Sang Mêlé.

 

Severus Rogue (Alan Rickman), professeur de défense contre les forces du mal, devient le vassal du seigneur des ténèbres sous l'impulsion de Bellatrix Lestrange (Helena Bonham Carter) . Il prend sous sa coupe Drago Malefoy (Tom Felton). Lord Voldemort fonde beaucoup d’espoirs dans l’éternel antagoniste d’Harry Potter.

 

Je dois vous avouer que synthétiser l’histoire en quelques lignes relève d’un sacré défi. J’ai essayé de me limiter aux résumés qui circulent ici ou là sans trop vous en révéler.


Permettez moi de partager tout d'abord avec vous la simple joie de replonger avec bonheur dans cet univers féérique fait de sortilèges, de potions magiques, de créatures étranges. Je ne vais pas touner autour du pot. Un voyage de plus  dans le monde la magie se suffit à lui même.

 

Indéniablement le scénario de ce sixième volet est peut être le plus riche de la saga, le plus abouti. L’écriture est d’une finesse incroyable. Les développements sont étonnamment complexes et fouillés. Les intrigues sont nombreuses. Elles se répondent et se nourrissent mutuellement. Le scénariste Steve Kloves va au bout des choses.

 

Chaque personnage est creusé, développé, mis constamment en perspective. Le passé et le présent se fondent en un tout avec bonheur. Chaque héros a ses propres failles, ses doutes, ses espoirs. Le temps est aussi venu que les masques tombent et que le mal se révèle sous toutes ses formes.

 

Les notions de sacrifice, amitié, amour, colère, jalousie ne sont pas jetées pèle mêle à l’emporte pièce. Nous observons que les êtres changent, les sentiments évoluent et que les jeunes sorciers devenus de vrais adolescents sont avant tout des êtres qui connaissent les mêmes problèmes existentiels que les Moldus. L’amour divise et l’amour réunit. Les liens du passé et du présent se reforment ou se dénouent au gré des événements.


Même si nous sommes en plein coeur d'un film où la magie tient une place prépondérante, il n'en est pas moins vrai que l'accent de ce nouveau long métrage est mis sur ldes choses basiques où "matériau humain" tient une place toute particulière.

 

Le tour de force de "Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé" est de nous tenir en haleine pendant près de 2h30. Nous savons que le mal et ses sbires tissent leur toile avec méticulosité autour de Poudlard. L’échéance qui verra s’affronter Harry et Lord Voldemort est proche. Les événements se précipitent.


Constamment le film rebondit en ce sens. Le spectateur sait que la peur, l’angoisse progressent en ces temps troublés. Ce qui rend l’ambiance particulièrement étouffante et dense. Visuellement nous avons l’impression que les élèves délaissent pratiquement les salles de cours, l’essentiel se trouvant ailleurs.

 

Avec naturel les séquences incroyablement denses et parfaitement mises en scènes s’enchaînent à un rythme hallucinant. La scène d’ouverture de la destruction du pont du Millenium à Londres, tournée avec la technologie IMAX, est l’un des moments d’anthologie du long métrage. Les parties de Quidditch, l’arrivée de Dumbledore et de Harry aux abords de la caverne de Voldemort sont des instants qui nous collent au siège.


Mais vous n’avez là qu’une infime partie des trésors que recèle "Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé".

 

L’intérêt vient également d’effets spéciaux hauts de gamme. Ces derniers s’adaptent naturellement à la ligne scénaristique du long métrage. Les personnages sont cernés par les ténèbres, l’heure est à la peur. La palette des tons sombres est d’une prodigieuse richesse.

 

Poudlard est un univers qui évolue sans cesse de film en film. A chaque nouveau long métrage, des détails de cette architecture pleine de démesure nous sont proposés. L’école des sorciers est un personnage à part entière qui continue à nous charmer. Ce formidable assemblage produit toujours le même effet sur votre serviteur : je suis émerveillé.

 

Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson font leur métier avec sérieux. Michael Gambon incarne un Dumbledore avec beaucoup de classe.

 

Dans l’opus précédent je regrettais que Maggie Smith et Robbie Coltrane aient moins de matière. Ici c’est encore le cas. Certains personnages sont relégués au second plan alors que d’autres émergent. Je déplore qu'Helena Bonham Carter n'ait pas plus de place dans la sage. Son tour viendra peut être.


La composition de Jim Broadbent est l’un des points forts du film. Son jeu est plein d’amplitude et de talent.

 

Alan Rickman sait jouer les traites avec un naturel déconcertant. Tom Felton donne du corps à son personnage de Drago Malefoy.

 

Mais désolé Messieurs : la palme de la révélation va à deux jeunes actrices : Jessie Cave, l’amoureuse envahissante de Ron Weasley, et Evanna Lynch qui joue Luna Lovegood, sont deux très bonnes surprises. La première interprète l’excès avec plein de dynamisme alors que la seconde nous surprend par une sorte de détachement plein d’humour. Deux talents à suivre.

 

Franck Dillane (Tom Jedusor à 16 ans) impose son visage de marbre et glace le spectateur d’effroi.

 

"Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé" se révèle être un opus très réussi qui s’inscrit parfaitement dans la lignée des précédents. David Yates s’empare de l’œuvre de J.K Rowling avec assurance et son long métrage pose les bases de l’affrontement final. Harry Potter et ses ami(e)s sont au bord du précipice, l’ombre de Lord Voldemort plane sur l’école des sorciers et nous sommes toutes et tous impatients d’en savoir plus.

 

Ce sixième film nous émerveille à chaque moment. Il bénéficie d’une grande finesse scénaristique, d’une plastique léchée et d’un jeu d’acteur dense.

 

Incontournable.

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 18:15




Pas facile de réaliser le remake d’un de l’un des classiques du cinéma des années 70. Et pourtant Tony Scott s’en sort admirablement bien avec son film "L’attaque du métro 123" qui revisite à sa manière l’œuvre de Joseph Sargent, "Les pirates du métro" qui voyait s’opposer il y  a 35 ans les incontournables Robert Shaw et Walter Matthau.


Il faut savoir par exemple que les noms des personnages de l’opus de 1974 (Mister Brown ou Pink) ont inspiré Quentin Tarantino pour "Reservoir Dogs"

 

Ryder (John Travolta) et ses acolytes prennent en otage les passagers de la rame "Pelham 123" du métro de New York et réclament 10 millions de dollars de rançon. Walter Garber (Denzel Washington), rétrogradé simple contrôleur au PC nu métro de NYC pour une sombre histoire de pots de vin touchés, devient l’interlocuteur des malfrats. Les autorités, représentées pas le Maire de la ville (James Gandolfini), ont une heure pour rassembler l’argent sinon un otage sera abattu.

 

Je pense que je peux affirmer que nous connaissons toutes et tous le style de Tony Scott. Ses longs métrages sont nerveux, plein de rythme et de rebondissements. "L’attaque du métro 123" ne déroge pas à la règle. Son film est un condensé d’action mais avec juste ce qu’il faut pour nous emballer. Nous n’avons pas le droit à une surenchère de pyrotechnie. Les cascades sont opportunément disséminées ça et là pour prendre le pas sur le suspense et la tension quand c’est nécessaire.

 

Cependant le film nous en donne pour notre argent et se révèle très passionnant. Un bon et gros divertissement pas forcément nécessaire sur une année entière de cinéma mais plaisante et distrayante.

 

Indubitablement l’œuvre de Tony Scott a cet accent de thriller psychologique qui voit une pression s’installer très rapidement et qui ne s’achève que dans les toutes dernières minutes du film. Le meilleur moyen de restreindre le champ d’action des personnages est de les enfermer dans un lieu clos. Tony Scott à l’habitude de procéder ainsi.

 

Dans "U.S.S Alabama" l’exiguïté d’un sous-marin nucléaire américain lanceur d’engins avait déjà permis à une très forte opposition et à des tensions incroyables d’éclater entre Gene Hackman et…Denzel Washington. Dans "L’attaque du métro 123" le schéma est quelque reproduit. L’immobilisme, l’obscurité, l’étroitesse restreignent forcément le champ des perspectives et font naître des situations de crise.

 

Le scénario se révèle plus fin que le résumé du film ne voudrait le laisser entendre. Nous voyons surgir la crise financière et la spéculation boursière là où nous nous y attendons le moins. L’idée est excellente et fait mouche.

 

Tony Scott est intelligent dans le traitement de ses personnages. Le pivot du long métrage n’est pas un héros mais un type ordinaire, ayant certainement une mauvaise action à se reprocher, qui se trouve au mauvais endroit et au mauvais moment. Mais l’homme va puiser au fond de lui des ressources insoupçonnées et sait utiliser un vécu professionnel dense pour contrecarrer les plans des malfaiteurs. Le fait que l’action se déroule dans la ville de New York, dans un contexte post 9/11, rend les choses plus simples. Les figures héroïques sont peut être passées de mode, le temps des gens simples est certainement arrivé.

 

Denzel Washington fait comme à son habitude étalage de son habituelle classe et d’un jeu d’acteur sans fautes de goût. James Gandolfini campe un maire empreint d'un cynisme gentillet avec beaucoup d’assurance.


Mais l’attrait de "L’attaque du métro 123" réside surtout dans la performance de John Travolta. Certains diraient qu’il surjoue ou qu’il en fait des tonnes mais moi j’ai particulièrement apprécié son rôle de "Bad guy" de service à l’étrange personnalité. Le bonhomme est à la fois un frapadingue, un pervers et un astucieux voleur.

 

"L’attaque du métro 123" vous permettra de passer un excellent moment à coup sûr. Sans en faire des tonnes, Tony Scott capte son auditoire sans difficulté.


Je me suis régalé.

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 09:17



Un pied intégral, un trip d’enfer, deux heures de folie. Je suis venu et j’ai vu des scènes à couper le souffle, des combats homériques, des gadgets high-tech à foison, des courses poursuites hallucinantes, des nanas sexy dans leurs combinaisons moulantes, des voitures détruites à la pelle et une scène d’anthologie. Voilà en quelques phrases comment je pourrais résumer "G.I. Joe-le réveil du Cobra".

 

Amis du raffinement et de la poésie : passez votre chemin. Le long métrage de Stephen Sommers n’est pas pour vous. Nous sommes ici au paroxysme du film de divertissement estival. Une œuvre où la testostérone suinte littéralement de l’écran. Et cela fait du bien de s’abandonner dans une sorte de plaisir extrême où la retenue n’est pas de mise.

 

Il y aura toujours des adversaires de ce genre de cinéma, et leurs avis sont aussi respectable que le mien, mais ces gens oublient parfois que le 7ème art est là avant tout pour sortir de notre réalité. Si parfois le résultat n’est pas à la hauteur, il faut savoir louer les intentions des artisans du cinéma d’action.

 

Heureusement l’œuvre de Stephen Sommers se range dans la catégorie des très bonnes surprises de l’année. Le cinéaste met la barre très haut et sa copie est sans tâche. Le spectateur, qui sait à l’avance où il met les pieds, est constamment surpris par l’enchaînement des séquences. C’est déjà l’une des réussites du film qui innove sans cesse.

 

L’histoire est basique mais va droit à l’essentiel. Je ne vais pas m’étendre en long et en large sur tous les tenants et les aboutissants de l’intrigue. Le fil conducteur voit s’opposer deux camps bien distincts : l’unité G.I. Joe, sorte d’élite paramilitaire chargée de protéger le monde libre et une mystérieuse organisation terroriste, le Cobra, qui tente de le détruire. 

 

Voilà, c’est on ne peut plus simple et manichéen. Il y a le bien d’un côté et le mal de l’autre. Ce n’est pas pour autant que cela amoindrit la qualité du long métrage. Le scénario donne son heure de gloire à chaque personnage. Le montage utilise les flash back de manière opportune. Nous pouvons ainsi comprendre certains enjeux et les intrigues secondaires.

 

Les personnages sont stéréotypés à souhait et c’est tant mieux. Les militaires sont puissants, rapides, endurants, droits dans leurs bottes et ont le torse bombé (Marlon Wayans, Channing Tatum, Dennis Quaid et Adewale Akinnuoye-Agbaje en sont les dignes représentants).


Christopher Eccleston et Joseph Gordon-Levitt sont des méchants de la pire espèce. L’outrance, la démesure dans ce domaine sont aussi employés sans retenue. J’adore

 

Les femmes sont belles et sexy à souhait (Sienna Miller très en forme et charismatique ici, Rachel Nichols et le mannequin tchèque Karolina Kurkova sont à croquer littéralement).

 

Certains spectateurs pourraient trouver ces ficelles trop grosses ou penseraient que ces héros manquent de psychologie mais je n’aurai qu’une réponse : dans "G.I. Joe" je me fous totalement de la psychologie des protagonistes. J’étais là pour en prendre plein les mirettes, ni plus, ni moins.

 

Mais l’atout maître de "G.I. Joe" est l’enchaînement de séquences d’action aussi captivantes les unes que les autres. Le rythme est crescendo. Le spectateur n’a pas le droit au moindre répit. Tous va très vite. Stephen Sommers a visiblement eu de l’argent pour concrétiser ses rêves.

 

Le point d’orgue est sans nul doute la course poursuite dans les rues de Paris (qui a été tournée à Prague et des plans de notre belle capitale ont été intercalés). Ces minutes sont uniques, renversantes, grandioses. Les voitures n’y font pas de vieux os. La destruction de la Tour Eiffel est sublimement orchestrée, très soignée et fera date dans l’histoire du cinéma.

 

L’enfant qui sommeille en nous a le droit à une piqûre de rappel avec "G.I. Joe". Les outils de communication high-tech, les armes, les véhicules en tout genre que le réalisateur déploit à tout bout de champs pendant 120 minutes nous rappellent avec émotion les combats que nous menions naguère avec deux ou trois figurines, un tank et un pistolet laser.

 

Je serais malhonnête si je niais que le long métrage est une publicité de grande envergure pour une marque de jouets, et co-productrice de l’oeuvre au passage, mais je mets volontairement cet aspect des choses au second plan pour ne retenir que l’essentiel : le film concrétise nos envies les plus folles, les mille scénarios qui germaient autrefois dans nos têtes de gamins créatifs.

 

"G.I. Joe" a sans conteste ce côté jouissif et ludique qui le rend incomparable. Stephen Sommers enfonce le clou, dépasse la mesure et les normes à de nombreuses reprises mais c’est ce qui fait le charme du long métrage.

 

Le film a une esthétique toute particulière. Nous assistons ébahis à un déchaînement de couleurs vives et de sons poussés à l’extrême. L’histoire se place dans un avenir proche, ce qui rend toutes les audaces possibles. Il y a vraiment des gadgets de folie, des armes futuristes incroyables. Le tout est soutenu par des effets spéciaux de premier ordre.

 

Mais le fait de situer l’intrigue dans un cadre géographique avec des repères que nous connaissons rend le résultat plus crédible. La technique ne submerge pas l’intrigue, les situations et les personnages. Il y a une certaine intelligence dans l’emploi des savoirs faire d’artistes de talent.

 

Très souvent je prends le temps de regarder un générique jusqu’au bout (les productions américaines m’ont habitué aux séquences surprises) et je suis toujours autant ébahi par un assemblage aussi conséquent de centaines de personnages à l’importance, aux talents et aux compétences si différentes qui donnent naissance à des produits, n’ayons pas peur des mots, tels que "G.I. Joe"

 

Même s’il est relativement court, j’ai bien aimé aussi le combat d’homme à homme entre le mystérieux Snake Eyes (Ray Park) et le cruel Storm Shadow (Byung-hun Lee). J’ai trouvé le duel âpre et bien mis en scène.


J’admire Ray Park pour ces qualités athlétiques (n’oublions pas qu’il fut Dark Maul, trop rapidement disparu à mon goût) et ma passion pour le cinéma asiatique m’inspire un énorme respect pour le comédien sud coréen, l’un des plus doués de sa génération.

 

Au rayon interprétation, outre les soldats d’élite et leurs adversaires, il faut noter la présence surprise de Brendan Fraser, des excellents Arnold Vosloo et Jonahtan Pryce, et du très remarqué Saïd Taghmaoui.

 

"G.I. Joe" est un long métrage que je reverrai avec plaisir. J’ai pris un pied énorme. Un film d’action mené tambour battant, ponctué de moments d’anthologie et destiné à nous donner un maximum de plaisir. Quand le cinéma est abordé sous cet angle, j’en redemande.


La fin du long métrage est bâtie en ce sens.

 

A très bientôt alors...

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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 13:45



Pour une fois je vais attendre de voir le long métrage en 3D pour rédiger une chronique plus complète mais une chose est sûre : "Là-haut" est un film exceptionnel.

Une oeuvre émouvante, drôle, enlevée, plein de finesse technologique, de poésie à l'état pur et de bons sentiments.

C'est un long métrage fédérateur qui m'a donné plein d'émotions. Le premier quart d'heure touche réellement en plein coeur.

Enorme, géantissime. Du cinéma phénoménal.
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 12:45




Je n’aime pas les étiquettes que les soi-disant professionnels du cinéma collent à certains longs métrages. Je n’ai apprécié que "Totally Spies, le film" soit déclaré "œuvre pour nanas" de manière exclusive. J’ai bondi en lisant certaines chroniques.


Avec mon fils nous sommes des téléspectateurs assidus de la série depuis des années. Nous aimons la tonalité enjouée de l’ensemble, la qualité de l’animation et le piquant des aventures de Sam, Clover et Alex. Certains vont peut être sourire en lisant ces lignes (ouf Miss Oo est en vacances) mais j’assume tous mes choix.

 

Naturellement je me suis rendu dans une salle obscure pour assister, en compagnie de mon p’tit bout de 7 ans, à la projection du film.

 

Le long métrage revient sur la rencontre des trois espionnes de chocs recrutées par Jerry qui dirige le WOOHP (World Organisation of Human Protection). Les trois jeunes femmes, élèves d’un lycée de Beverly Hills, découvrent les joies de leur double vie et entament leur carrière par une première mission très périlleuse : Fabu, un ancien mannequin, a des rêves mégalomaniaques : il désire détruire la terre.

 

Le long métrage est agréable à voir car ces concepteurs ont respecté leur public. L’esprit de la série est présent du début à la fin. Il n’y a pas eu de révolution. Très souvent le passage du petit vers le grand écran s’accompagne d’améliorations pas très opportunes. Les scénaristes et le réalisateur ont développé une histoire pour un long métrage mais en gardant les référents de la série (rythme, caractères des personnages, dynamisme etc…).

 

La plus belle preuve de ce balisage est d’avoir conservé le casting voix du feuilleton télévisé.

 

Le spectateur peut s’aventurer sans risque : il connaît déjà cet univers si particulier. Le maître mot est la fidélité.

 

L’histoire rebondit sans cesse. Il y a de nombreuses péripéties. Tout va très vite. Les situations s’enchaînent sans temps mort.  Notre trio de choc est confronté à d’improbables événements, à des ennemis qui nous plus sourire que peur et sont aidés par des gadgets hi-tech d’une extraordinaire inventivité.

 

L’intérêt de ce long métrage réside dans le développement d’une œuvre qui mise sur l’action, sur un décorum ultra tendance (fashion quoi !!!), sur le destin incroyable de trois adolescentes lancées dans des aventures tout ce qu’il y a de James Bondiennes.

 

Graphiquement le long métrage est à la croisée de deux styles d’animation. Nous avons le droit à un savant mélange entre le manga oriental et l’animation européenne. Les couleurs sont riches, voire saturées. On en prend plein les yeux. La musique est entraînante.

 

Nous avons donc passé un très agréable moment. "Totally Spies" est un long métrage qui ravira les petits et les grands. Chaque génération y trouve son compte. Et c’est déjà l’essentiel.

 

Un très bon moment à passer en famille.

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