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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 14:54



Ce matin j'ai vu "
Funny Games U.S" de Michael Haneke, huit jours après avoir regardé l'original déjà réalisé par le cinéaste autrichien.

"
Funny Games" fut il y a dix ans un choc pour la planète cinéma. Un long métrage dérangeant, surprenant où la violence physique et la torture psychologique étaient totalement assumées.

Se pose bien sûr la question de l'intérêt de cette nouvelle version. Par le passé des cinéastes ont prouvé que l'on pouvait mettre en scène des remakes de manière originale. De nouveaux personnages, une intrigue remaniée ou tout simplement une approche ou un angle d'attaque différent.

La version U.S se contente d'être l'exacte copie de son devancier. Cependant, permettez moi d'envisager deux hypothèses :

1)  Le spectateur qui découvre le film pour la première fois ressortira forcément troublé, ému ou choqué.

Une pauvre famille dont le père George (
Tim Roth) et la mère Anna (Naomi Watts) tombent sous le joug de deux psychopathes (Michael Pitt et Brady Corbet). Ces derniers prennent du plaisir à jouer avec ce couple et leur enfant. Leur jeu est cruel, pervers.

Le jeu redoutable a des règles qui changent tout le temps. On se rend compte que la hiérarchie entre les deux tueurs, terme que j'employais il y a 8 jours, est aussi illusoire. Tous leurs actes apparaissent comme de la simple poudre aux yeux. Leurs échanges avec des prénoms et des surnoms font penser à des personnages de théâtre. Une comedia del arte morbide.

Je suis persuadé que le film est "violent" même si les actes les plus crus (le meurtre du petit garçon ou l'élimination du chien) n'apparaissent pas à l'écran. La violence est mentale aussi. L'intrusion de ces deux jeunes gens dans la vie d'une famille sans histoires peut être assimilé à un "viol" de la vie privée, une pénétration au coeur de la cellule familiale et de l'univers domestique basique que représente la maison.

Pour ces "nouveaux" spectateurs "Funny Games U.S" provoquera sans nul doute le malaise ou la polémique. Un long métrage qui dérange les consciences. Le cinéphile peut être aussi surpris par le manque de réaction ou la passivité tout au long de ce triste épisode. En voyant cette version je me suis dit que cette famille américaine typique ressemblait à un animal aveuglé et paralysé la nuit par les phares d'une automobile sur une route de campagne. Un couple complètement amorphe. Seul le petit garçon tente de s'en sortir.

Mensonge, tout est mensonge. Aucune explication n'est donnée au spectateur concernant les agissements de ces psychopathes. Les pistes données par l'un des tueurs sur l'enfance de son compagnon sont également illusoires. Tout fait partie de ce jeu de dupes.

Du long métrage se dégagent les interprétations de Michael Pitt qui interprète un dangereux criminel, un être au coeur bien sombre mais à la figure angélique et Naomi Watts qui range son costume d'or et paillettes pour se donner à fond dans cette version américaine de "Funny Games".

Pour les néophytes, "Funny Games" est une oeuvre forcément incisive qui frappe là où ça fait mal...

2)  Pour celles et ceux qui comme moi ont déjà vu le film de 1998, le présent long métrage est forcément moins séduisant. Nous connaissons les règles du jeu, les procédés employés et la tragique conclusion.

Bien sûr la question du suspense ne se pose même pas. Nous attendons l'enchaînement des événements sans réel espoir de voir des éléments changer. Ici ou là de subtiles nuances permettent d'enfoncer le clou. L'original laissait quelque peu en suspend le sort des voisins de cette famille, dans la version U.S Michael Haneke nous montre leurs cadavres.

Alors se pose la question de la pertinence d'un tel film. La démarche de Michael Haneke est surprenante voire dérangeante à plus d'un titre. A-t-il voulu couper l'herbe sous les pieds de cinéastes américains en mal de sensation en réalisant son propre remake ?

La leçon de 1998 n'avait peut pas eu la portée espérée. Les américains, nous le savons toutes et tous sont des imbéciles qui ont du mal à voir des films étrangers avec des sous-titres. Bon je plaisantes bien sûr. J'ai lu cette phrase dans bon nombre d'écrits  "officiels" du film et vraiment je trouve qu'il y là un manque de respect envers le jugement critique et la capacité d'appréciation des spectateurs américains.

Michael Haneke voulait sans doute donner plus d'ampleur à son propos en choisissant de porter de transposer l'histoire originelle en terre américaine. De nouveau le réalisateur a pointé du doigt une société violente. Avec un "Funny Games U.S" il s'attaque aussi à l'industrie cinématographique qui produit de longs métrages pour satisfaire un public qui en demande toujours un peu plus.

En choisissant de désacraliser une actrice en vogue outre atlantique, Michael Haneke
remet en cause aussi de manière évidente l'une des valeurs sûre de la société américaine : la cellule familiale. Sous les coups du réalisateur, la structure de base implose en 90 minutes.

Avoir vu les deux films en moins de dix jours n'est absolument pas une gêne. Ils s'apprécient à des niveaux d'exigence différents.

ps : merci à Pénélope pour ses remarques bien instructives.
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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 17:30



Enfant le film "Les égouts du paradis" de José Giovanni m'a fasciné. J'avais 9 ans. Le long métrage revenait sur "le casse du siècle" réalisé par Albert Spaggiari le week end du 16, 17, 18 juillet 1976. "Ni arme, ni violence et sans haine" fut le seul mot qu'Albert Spaggiari laissa en évidence dans la salle des coffres de la Société Générale à Nice.

Tout naturellement je suis allé voir "
Sans arme, ni haine, ni violence" de et avec Jean-Paul Rouve.

Nous partons à la rencontre du malfaiteur en Amérique du Sud. Albert Spaggiari (Jean-Paul Rouve) a fuit la France après sa spectaculaire évasion du Palais de Justice de Nice. Depuis sa retraite dorée, l'homme nargue la police française et jouit d'une existence tranquille en compagnie de sa femme Julia (
Alice Taglioni). Mais l'homme est blessé dans son amour propre. Il est en manque de reconnaissance médiatique. Vincent (Gilles Lellouche) un jeune reporter travaillant en freelance pour "Paris Match" vient le rencontrer pour réaliser une interview exclusive.

"Sans arme, ni haine, ni violence" est une très bonne comédie qui prend parfois un ton moins enjoué. J'ai passé un excellent moment. Un film d'une grande fraîcheur.

Le parti pris est de mettre en relief l'homme qui se cache sous la figure hors norme. Albert Spaggiari était un personnage au destin extraordinaire, un être qui s'est mué en voleur par désir de célébrité. Les événements en eux-mêmes ne sont qu'une toile de fond.
Dans ce long métrage Albert Spaggiari est un individu charmeur, excessif, dépensier, généreux. Il se veut l'ami des stars. Il développe une passion (mimétisme ?) pour Alain Delon.

Sa manie d'adopter des déguisements foireux tient du grand guignol. Son apparence prête au rire.

Mais le voleur est aussi provocateur, malicieux, ingénieux (son élaboration du "casse du siècle" est d'une simplicité enfantine).

Le personnage mis en scène et interprété par Jean-Paul Rouve nous touche par cette générosité affichée. De lui se dégage une certaine humanité. Il donne beaucoup et accorde sa confiance. L'interprétation de Jean-Paul Rouve est de qualité. On s'en fout à la limite si son personnage ressemble au vrai Spaggiari, le sien est haut en couleur et déborde d'énergie.

La réalisation est fluide, légère. Les retours vers le passé sont distillés avec soin. La relation d'amitié avec le journaliste de "Match" est l'un des points forts du film. La symbiose des deux personnages est orchestrée avec soin. Le jeu de Gilles Lellouche est sûr et impeccable. La présence de la charmante Alice Taglioni nous rappelle que le voleur de grands chemins avait aussi du charisme et a vécu une grande et belle histoire d'amour avec sa dernière compagne.

Un premier film réussi, un portrait peut être un peu trop idyllique mais qui se laisser voir avec un plaisir certain.
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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 15:41


Le cinéma espagnol aura toujours le don de me surprendre et de ne jamais me lasser. Après "Souvenirs mortels", "Tesis" et "Abre los ojos" il y a quelques années, et plus recemment avec "L'orphelinat", j'ai connu aujourd'hui une nouvelle fois l'extase du cinéphile avec le long métrage "[Rec]" co-réalisé par Paco Plaza et Jaume Balaguero.

"[Rec]" raconte l'histoire d'Angéla, jeune journaliste d'une télévision locale de Barcelone. Elle anime une émission qui s'intitule "Pendant que vous dormez". Elle suit le quotidien de personnes qui travaillent la nuit. Son nouveau reportage l'amène à suivre, accompagné par un cameraman, les pas d'une équipe de Pompiers durant leurs interventions. La première mission nocturne des soldats du feu s'annonce comme un banal secours à victime en détresse.

Dans un immeuble de la cité Catalane, Angéla, la Police et les pompiers, pénètrent dans l'appartement d'une femme âgée.

(ellipse narrative volontaire : aller voir ce film)

Craignant qu'une infection se déclenche, les autorités sanitaires condamnent provisoirement l'immeuble. Les personnes qui sont à l'intérieur se retrouvent donc enfermées.

Le cauchemar peut alors commencer...

"[Rec]" est un film qui a un rythme qui monte crescendo. Le spectateur a tout le temps de prendre ses repères, de s'habituer au parti pris du film. Les premières minutes sont plutôt rassurantes. Le départ en mission nous fait basculer dans un univers de tumulte et d'indécision.

A la manière du camescope de "
Cloverfield", la caméra de "[Rec]" est l'oeil omniscient qui va partout. Point de plans fixes, de contre-plongées ou de travellings. Les images sont saccadées. Tout bouge, tout va vite, trop vite. La caméra filme tout. La télé-réalité est poussée à son paroxysme. Nous allons jusqu'au bout de l'horreur. Comme dans "Le projet Blair Witch", la sanction tombe à l'ultime image.

"[Rec]" ressemble à notre cauchemar le plus horrible. Les espaces sont constamment réduits, le nombre de victimes augmente, l'électricité vient à manquer. Toutes les constantes qui nous rassurent ordinairement font ici défaut.

Et il y a surtout une mystérieuse affection. La contagion se fait par la salive. Les personnes qui sont mordues se transforment en de redoutables semeurs de mort. Les quelques scènes gore sont surprenantes, juteuses, placées à bon escient. Quand ces créatures passent à l'attaque, le spectateur a la peur vissée aux tripes. Comme les héros du long métrage, on a envie de prendre la fuite en hurlant.

J'ai rarement eu peur au cinéma ces derniers temps mais "[Rec]" a comblé ce désir d'être bousculé, impressionné. Dans le septième art les trucs les plus horribles ne me dégoûtent pas. Mais avec ce film, comme je le disais plus haut, on joue sur un registre psychologiques (la nuit, les espaces confinés) et la recette fonctionne.

A trois ou quatre reprises j'ai vraiment eu un pincement au coeur et j'ai sursauté quand la petite fille est passé à l'attaque, même si je voyais le coup venir. Nous avons beau anticiper, quand l'angoisse nous pénètre, l'humain se contente de réagir.

Jaume Balaguero et Paco Plaza font preuve d'une véritable maestria. Sans nous donner les clés du problème qui touche les habitants de cet immeuble (seulement des pistes et uniquement à la fin du long métrage) les deux réalisateurs nous conduisent là où ils le veulent. Leur petit jeu de terreur est machiavélique, parfaitement au point. La mécanique du film est quasi parfaite.

A la manière d'un journal télévisé, nous avons l'impression que l'horreur se déroule en "live" sous nos yeux. Le cinéma par le biais de la télévision créent l'illusion que ce qui se déroule devant nous est vrai.

Un film brillant servi par le charisme de l'actrice
Manuela Velasco. Sa jolie frimousse, sa bonne humeur nous séduisent de prime abord. Son professionnalisme jusqu'au boutiste peut nous écoeurer et elle finit par nous communiquer son trouble et son angoisse. Une interprétation très convaincante. Les autres acteurs (le jeune flic stressé, le pompier aguerri, la mère de famille paniquée etc...) sont aussi très crédibles.

Mais la véritable star du film est peut être la caméra. Un objet qui voit tout, qui entend tout, qui filme tout, même quand l'horreur est à l'état brut.

N'hésitez à courir voir "[Rec]". Un long métrage qui vous surprendra dans sa forme, son contenu et son dénouement. Un vrai malaise pendant 90 minutes.

Et n'oubliez pas que vous êtes au cinéma. Vous devrez rester jusqu'à la fin du film.

La caméra filme et filme sans cesse. Le "Rec" est enclenché...

...impossible d'appuyer sur le bouton "Stop".
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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 17:51


Ensuite je me suis fais un véritable plaisir, j'ai assisté à la projection de "
L'île de Nim".

Nim (
Abigail Breslin) est une jeune fille de 10 ans qui vit avec son père, un brillant chercheur, sur une île du pacifique sud. Un jour son père (Gerald Butler) part quelques jours en mer pour ses recherches.

Une tempête de la saison des moussons survient et le contact est coupé. De manière naïve Nim appelle à la rescousse sur internet Alex Rover, le héros des romans dont elle est fan. Or derrière ce personnage de fiction se cache la romancière Alexandra Rover (
Jodie Foster), agoraphobe de son état.

La jeune femme décide de tenir ses peurs à distance et entreprend un long périple pour aider Nim.

"L'île de Nim" est une comédie familiale fait pour les petits et les grands selon la formule consacrée. Un long métrage qui déborde de bons sentiments. J'ai pris un plaisir énorme. J'avais besoin de me laisser porter par le courant avec un film plaisant, distrayant et léger, "L'île de Nim" a parfaitement rempli sa mission.

L'histoire est classique mais le rendu a vraiment de l'intérêt. L'enchaînement des événements se déroule de manière agréable. Les deux metteurs en scène (
Jennifer Flackett et Mark Levin) usent de procédés qui ont déjà fait leurs preuves avec talent. Leur travail relève d'une maîtrise évidente.

Nous évoluons parmi des paysages de rêve. La magie opère aussi à ce niveau. Le bol d'air fait du bien. Dans cet Éden des temps modernes, les animaux sont les partenaires des humains. La symbiose est parfaite.

Le film utilise à contre emploi l'immense talent de Jodie Foster. La comédienne se lâche dans ce registre et sa prestation est très agréable à suivre. Ses phobies et le dialogue permanent qu'elle entretient avec son héros de fiction sont parmi les très grandes réussites du long métrage. L'actrice américaine prouve que son jeu a encore un immense potentiel.

Mais encore une fois, c'est Abigail Breslin qui est LE pilier du film. La jeune interprète de "
Little Miss Sunshine" apporte de la fraîcheur et de l'authenticité au film. Son personnage fait preuve d'inventivité, de courage, s'adapte à chaque instant aux situations rencontrées. Sa relation avec les animaux est touchante.

J'ai apprécié "L'île de Nim" pleinement.

Face à ces femmes, Gerald Butler incarne le papa courage qui va au bout de son entreprise pour faire avancer la science. Le cinéma a besoin de ces oeuvres plus légères. J'en ai besoin aussi. Suprême bonheur le long métrage évite avec succès l'écueil de la mièvrerie.

"L'île de Nim" est un divertissement qui s'assume et qui est bien fait. Pas besoin d'y chercher des leçons de morale grandiloquentes, le long métrage donne du bonheur pendant 90 minutes.

Cela me suffit amplement.
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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 16:49


Ce matin j'ai commencé ma journée cinéma avec "
Crimes à Oxford" le dernier né du cinéaste ibérique Alex de la Iglesia.

Je ne peux pas dire que je suis déçu mais je m'attendais à nettement mieux.

J'adore les romans policiers et les romans à énigme. Si je pouvais, je ne lirais que ça. Au cinéma j'ai rarement eu l'occasion de retrouver les atmosphères découvertes au cours de mes lectures. Le passage d'un support à l'autre est souvent raté.

"Crimes à Oxford" nous plonge au coeur de l'une des plus prestigieuses universités du monde. Une série de meurtres est commis. Un jeune étudiant fougueux (
Elijah Wood) et un professeur de mathématiques et de logique émérite (John Hurt) s'associent pour retrouver la piste du tueur. Ce dernier sème de petits cailloux blanc sur son passage sous la forme de mystérieux symboles censés annoncer d'autres meurtres.

J'ai trouvé la réalisation trop classique, un rien académique. Hormis la séquence d'introduction qui est vraiment superbe et qui a pour but de nous présenter une galerie de suspects possibles, le reste du film manque de tonus, de fougue. Le dénouement reste mesuré alors que j'espérais voir une  conclusion de haute volée

Les mathématiques servent de toile de fond au long métrage. Mais les théories exposées à l'écran manquent de clarté. Elles finissent même par nous embrouiller. Je pensais que le cinéaste ibérique irait plus loin dans son l'élaboration d'une histoire en forme de puzzle. A la manière d'un roman policier, plusieurs pistes nous sont bien proposées, il y a aussi des impasses, des chausses-trappes mais l'ensemble est confus.

L'élément qui fait le plus cruellement défaut à mon sens est l'absence d'ambiance véritable. Le cadre aurait pu être exploité de manière différente. Les lieux auraient pesé, tel un personnage supplémentaire, sur les agissements des uns et des autres. La tonalité générale est plutôt aseptisée. Je m'attendais aussi à voir des meurtres bien juteux, machiavéliques. Bien au contraire.

Le glauque, l'horreur ou le frisson se sont perdus en route. Les crimes se sont "intellectualisés". Dommage

Mais "Crimes à Oxford" se regarde quand même avec plaisir. Le long métrage a d'autres qualités indéniables. Le film propose une galerie de personnages bien intéressante. Comme d'habitude John Hurt est impeccable et Elijah Wood est un brillant alter ego.
Leonor Watling apporte son charme latin et Julie Cox impressionne par la folie douce qui semble l'habiter.

Les joutes verbales entre les deux limiers sont savoureuses et les dialogues sont d'une très grande finesse.

Le travail d'Alex de la Iglésia est plus d'honnête. Sa technique est très élaborée, trop peut être. Je déplore le côté mesuré du film.

Je ne regrettes par mon choix mais l'académisme du long métrage.

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 17:11


L'Histoire créé des personnages de légende à l'aura quasi mystique. Des récits magnifient les exploits de ces hommes et de ces femmes hors du commun.

Mais derrière ces figures emblématiques se cachent souvent des êtres ordinaires pris malgré eux dans le tourbillon de l'Histoire universelle.

Nouvel exemple avec "
Mongol" du russe Sergei Bodrov qui nous narre la vie passionnante de Gengis Khan de son enfance et à son accession au titre de Khan de tous les mongols.

En des temps reculés, le grand homme s'appelait encore encore Temudgin. Il était le fils d'un chef de tribu locale. Sa vie bascula le jour où son père mourut empoisonné par l'un de ses rivaux. Le jeune garçon venait à peine de se choisir une épouse.

Si vous espérez voir deux heures de bataille incessante et sanglantes dans "Mongol", passez votre chemin mes ami(e)s.

Le parti pris de Sergei Bodrov dans "Mongol" est original : son grand Khan n'est pas (encore) la figure de légende que les hommes ont retenu. Il laisse à d'autres l'image du souverain qui a régné sur un empire comparable aux possessions d'Alexandre le Grand.

Son "héros" est d'abord un enfant marqué par les épreuves de la vie, puis un homme qui doit sans cesse choisir entre son bonheur personnel (sa vie familiale, son couple) et sa lutte pour conquérir le pouvoir au prix de luttes fratricides.

Le long métrage est d'ailleurs construit sur une alternance de points de vue. Temudgin/Gengis Khan est un homme d'action, décidé, sûr de sa force mais l'être est aussi un mari passionné, un père de famille. Nous pénétrons de manière intime au coeur de la cellule familiale. La scène où il choisit son épouse est l'un des plus beaux moments du film.

Le procédé, dicté par des usages séculaires, peut paraître choquant ou glauque (avec notre regard forcément européen et anachronique) mais le réalisateur donne à cette union "forcée" (n'y voyez rien de péjoratif) l'aspect d'une très belle et touchante histoire d'amour. Il y a comme de la pudeur et de la réserve dans les images qui nous sont proposées.

Le seul bémol à cette vision intimiste du grand Khan sont les quelques longueurs qui nuisent au déroulement du long métrage.

"Mongol" séduit car le film est avant tout une grande saga romanesque très bien filmée. L'omniprésence de somptueux paysages (lieux de tournage : Chine, Kazakhstan et Mongolie intérieure) attire irrémédiablement l'oeil du spectateur. C'est beau à voir. Le soin apporté à la photographie fait sensation. La forme sert le fond.

"Mongol" est aussi rythmée par une musique enivrante aux accents dramatiques. Les images sont mises en valeur par les sons d'instruments traditionnels et des chants tribaux.

Les scènes d'action pure qui incluent de très nombreux figurants sont très bien mises en scène. Quelques séquences bien sanglantes distillées à bon escient ne provoquent pas l'overdose chez le spectateur.

L'acteur japonais (eh oui)
Tadanobu Asano incarne un Gengis Khan très convainquant. Son jeu est sans fioriture, mesuré. Il donne du crédit à l'homme de légende tout en étant profondément humain.

"Mongol" a de grandes qualités de fond et de forme. Le choix de Sergei Bedrov est risqué mais le pari est pleinement réussi. A voir assurément pour les amateurs de longs métrages au souffle épique.
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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 16:17


Ce matin j'ai commencé ma journée cinéma avec "
The Eye" réalisé par les français Xavier Palud et David Moreau, le remake du long métrage éponyme d'Oxyde et Danny Pang.

Je dois dire que le film m'a séduit même si a aucun moment je n'ai eu peur. Le seul défaut majeur du film est de ne pas donner le grand frisson, de vous coller le séant au fauteuil. Pour le reste, le long métrage a un certain nombre de qualités appréciables.

Sydney Wells (
Jessica Alba) est une séduisante musicienne de talent qui est aveugle depuis l'âge de 5 ans. Un jour la médecine lui offre l'opportunité de recevoir une double transplantation de cornées. L'opération se passe très bien. Elle fait progressivement l'apprentissage de son sens retrouvé.

Mais rapidement elle est assaillie par des visions étranges voire cauchemardesques. Elle fait appel au Docteur Paul Faulkner (
Alessandro Nivola) pour l'aider. Les proches de la jeune femme commencent à douter de son équilibre mental. Et si le secret de ses visions résidait dans l'identité et la personnalité du donneur ?

J'ai un souvenir assez vague du film original. Je manques sérieusement d'éléments de comparaison et c'est sûrement mieux ainsi. Quand on tente de juger une oeuvre en elle même, le tort est peut être de chercher des critères de comparaison. J'ai donc apprécié "The Eye" sans arrière plan gênant.

J'ai trouvé que la mise en scène était classique. Le duo de réalisateur utilise les bonnes vieilles recettes du genre pour faire bondir le spectateur mais n'y arrive pas. Mais "The Eye" est un long métrage qui crée une ambiance assez intéressante à voir et l'angoisse monte crescendo. La tension s'insinue de manière sournoise jusqu'au moment où l'on sent que l'héroïne perd un peu les pédales.

L'influence du cinéma asiatique, outre l'opus des frères pang, est évidente (des silhouettes fantomatiques inquiétantes) et j'ai senti que la thématique de la "communication" avec les morts développée ici rappelait "
6ème sens" tel un hommage direct.

Les effets spéciaux sont utilisés de manière très habile et mesurée. La surenchère n'est pas de mise.

Au rayon interprétation Jessica Alba joue un personnage d'une manière juste. Elle évite d'en faire des tonnes. Son charme constaste avec l'aspect fragile du personnage.

"The Eye" ne mérite sûrement pas les critiques les plus virulentes que j'ai pu lire ici ou là. L'oeuvre reste plaisante à voir même si sa facture demeure classique. Nos deux réalisateurs français ne se sont pas écartés du chemin balisé par la production mais leur travail mérite au moins le respect.

Messieurs les critiques : prenez une caméra et filmez.

"The Eye" vaut quand même le coup...

...d'oeil.
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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 17:59



Il y a des longs métrages qui entrent dans la légende dés leur sortie. En général les cinéphiles disent qu'il y a un "avant" et un "après" le film concerné.


"Soyez sympas rembobinez" appartient à ce cercle restreint. Le nouveau film de Michel Gondry est un pur chef d'oeuvre et une leçon de cinéma à lui tout seul.

A vrai dire je ne suis pas au fait de toute la production de ce génie de la réalisation même si j'ai apprécié à sa grande et juste valeur, comme tant d'autres personnes, "
Eternal sunshine of the spotless mind".

"Soyez sympas rembobinez" est avant tout un conte des temps modernes qui nous fait entrer dans la vie de gens simples auxquels il arrive des histoires extraordinaires.

Mr Fletcher (
Danny Glover) possède un vidéo club décrépi où l'on trouve exclusivement des VHS. Sa modeste échoppe est située dans un immeuble voué à la démolition

Un jour il doit s'absenter et confie la gestion de son magasin à Mike (
Mos Def) et Jerry (Jack Black). Mais malheureusement Jack reçoit une importante décharge électrique. Magnétisé il efface le contenu de toutes les K7.

La situation devient urgente quand les premiers (et rares) clients commencent à se plaindre.

Les deux compères inventent une solution de génie : le film suédé. Ils entreprennent de retourner tous les films que l'on pouvait louer dans le magasin. L'aventure commence...


"Soyez sympas rembobinez" peut globalement se découper en deux parties. La première s'attache à nous replonger dans le 7ème art par l'intermédiaire de ces films suédés.

Le spectacle est de qualité. Avec des bouts de ficelles, des décors de carton pâte et une savante utilisation d'une caméra, nous voyons renaître sous nos yeux incrédules, les plus grands succès du cinéma des temps modernes. L'un des moments d'anthologie du film de Michel Gondry est l'incroyable "production" de "
Ghosbusters". On s'y croirait. L'inventivité et de tous les instants.

L'hommage au cinéma est clair. Michel Gondry donne du bonheur aux spectateurs et rend à son art un côté artisanal quelquefois oublié par certains cinéastes.

Cependant l'erreur à commettre serait de réduire "Soyez sympas rembobinez" à une succession de films suédés. Dans la seconde partie du film une autre histoire commence. Le ton est alors plus tragi-comique.


Il est vrai que les bandes annonces ont volontairement stigmatisé l'aspect ludique du suédage mais il ne faudrait pas occulter la dimension profondément humaine du film.

Car "Soyez sympas rembobinez" nous touche car il fait appel à ce qu'il y a de meilleur en nous.

La survie d'une boutique est l'enjeu principal de nos héros. Dans Leur quartier vivent des gens de tous milieux et de toutes origines. Ces gens, d'une touchante simplicité, se mobilisent pour sauver la modeste échoppe de Mr Fletcher menacée par des promoteurs municipaux.


Mike et Jerry décident de réaliser leur propre film, toujours avec les moyens du bord, sur la vie d'un jazzman disparu 60 ans auparavant et qui aurait habité dans l'immeuble où se trouve la boutique de K7.

Le film prend alors une tournure plus humaine, plus tendre et chaleureuse. Les valeurs d'entre aide et de solidarité sont mises en exergue. Michel Gondry dénonce l'uniformisation et d'aseptisation des quartiers qui meurent quand les commerces de proximité ferment.


Le mérite de Michel Gondry est d'appuyer là où ça fait mal d'une manière habile et raffinée. Son art, plein de poésie et d'humanisme, nous offre un long métrage à notre mesure où chaque personne peut retrouver des éléments de son vécu. Et suprême bonheur : il laisse les comédiens s'exprimer.


Mos Def et Jack Black forme un duo remarquable, détonnant, original. Jack Black est comme à son habitude au fait de son incroyable potentiel comique. Dans un registre différend Danny Glover incarne un personnage raffiné, un brin hors de son temps (il loue encore des K7 quand le DVD triomphe). Mia Farrow est lumineuse et la jeune Melonie Diaz accroche l'oeil du spectateur par sa fraîcheur et son espièglerie.


"Soyez sympas rembobinez" est un concentré de bonheur, un film d'une finesse incroyable. Michel Gondry donne à sa réalisation de l'originalité, de la force et surtout, sa propre identité. Il entraîne le spectateur dans un univers décalé, drôle, émouvant avec un long métrage qui sonne comme un vibrant hommage à la création artistique.
 
Alors oui "Soyez sympas rembobinez" mais pour le revoir...


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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 17:09


Je dois être un martien. Si si je vous l'assure. Aujourd'hui je suis allé voir dans un premier "
3h10 pour Yuma" et je n'ai pas du tout aimé, mais alors pas du tout. Et quand je vois les critiques qui vont au-delà de simples éloges, je me pose des questions sur mon propre jugement et ma perception des films. Mais bon à chacun son opinion etc....
 
Le long métrage, remake d'un film homonyme de 1957, raconte la vie d'un fermier au bord de la misère (
Christian Bale) qui accepte de participer à l'escorte d'un dangereux criminel récemment arrêté (Russell Crowe) pour sauver sa ferme de la saisie.

L'escorte doit se rendre à la ville de Contention où le bandit de grand chemin devra prendre un train à destination de Yuma pour y être jugé par un tribunal fédéral.

Sur leur route les complices du dangereux criminel surgissent et la situation se complique énormément.

Je suis un fan de western et en général je ne suis pas très difficile. J'adore tout aussi bien les longs métrages de l'âge d'or d'hollywood que les plus grands succès du western dit "
Spaghetti". Il y a quelques temps déjà j'ai véritablement eu un coup de coeur pour "Open Range" mais la référence de vingt dernières années reste quand même "Impitoyable" de et avec Clint Eastwood.

J'espérais prendre du plaisir avec "3h10 pour Yuma" et j'ai plutôt pris mon mal en patience.

Un rythme incroyablement long. Un déroulement linéaire sans surprises et une réalisation mollassone. Les scènes de fusillade, trop répétitives à mon goût, sont cependant les seuls éléments dignes d'intérêt et mettent en relief un savoir faire évident. Mais le facteur qui plombe littéralement l'oeuvre de
James Mangold sont les dialogues creux, mal à propos. Je vais voir ce genre de longs métrages pour en prendre plein les yeux et ressentir le souffle épique de l'aventure, pas pour entendre des grands discours pseudo philosophiques sur la vie.

A cela vous ajoutez des personnages à la limite de la caricature et vous obtenez un film sans consistance.

Comme d'habitude seul Russell Crowe tire son épingle du jeu (d'acteurs) alors que l'interprétation de Christian Bale m'a passablement irrité.

Je regrette de m'être déplacé pour ce film (mais pas pour le suivant......)
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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 18:25
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Pour finir en beauté cette journée, j’ai eu la chance, que dis je ?, le privilège d’assister à la projection de "
The Dead girl" réalisé par Karen Moncrieff.

En ce moment j’ai un faible pour les films qui déstructurent le sacro saint récit linéaire. En France nous avons eu déjà l’occasion de voir des longs métrages tels que "
Irreversible" de Gaspard Noé et "5X2" de François Ozon qui ont adopté une construction à rebours. Outre atlantique la référence restera à jamais "Memento" de Christopher Nolan qui s’ouvrait par la dernière scène du film et qui s’achevait par la première. "The Dead Girl" innove à son tour dans cette veine là.

L’intrigue de "The Dead girl" tourne autour de l’assassinat d’une jeune femme. Le parti pris du film n’est pas de nous montrer la brutalité d’un tueur en série en action ou des investigations policières mais de nous narrer, au moyen de 5 petites histoires, 5 scènes de vie, comment l’événement bouleverse la vie de 5 femmes. En fait je devrais dire plutôt 4 femmes car l’histoire qui clôture nous amène sur les traces de la jeune femme assassinée.

L’œil de la caméra nous fait pénétrer dans la vie de ces femmes avec une extrême pudeur. Nous marchons aux côtés de l‘étrangère qui a découvert le corps, nous espérons aux côtés d’une sœur qui souhaite que le corps retrouvée soit celui de sa sœur disparue et qui entend faire son deuil, nous assistons avec effroi et colère aux agissements d’une femme qui pense que son mari est le tueur, nous sommes transis de douleur par la recherche effrénée d’une mère qui s’interroge sur la vie de sa fille et enfin nous voguons avec une jeune femme vers son funeste destin.

Pour l’étrangère (
Toni Collette), celle qui découvre le cadavre, la mort devient vie. Elle peut s’arracher aux griffes d’une mère possessive et méchante. La scène d’amour glauque lui prouve que sa vie est ratée jusque là. Elle agit et réagit comme une esclave soumis. La découverte du corps, triste évènement mais évènement tout de même lui offre l’opportunité de (re)naître et de s'affranchir.

La seconde petite histoire nous plonge dans le quotidien d’une famille qui fait semblant de vivre depuis 16 ans, obnubilée par le souvenir d’une fille cadette disparue. La sœur aînée (
Rose Byrne) ne veut plus vivre dans le souvenir et souhaite aller de l’avant. Quand le cadavre de la jeune femme morte lui est amenée (elle travaille dans une morgue), elle s’auto suggère qu’il s’agit bien de sa sœur. La mort lui apporte aussi la vie. Le deuil clôt un chapitre douloureux de son existence et l’ouvre au monde des autres. Mais le cadavre n’est pas celui de sa sœur. Le précipice s’ouvre à nouveau sous ses pieds.

Le troisième temps du film nous fait côtoyer une femme (
Stéphanie Mace) délaissée par son mari. Une femme hantée par la solitude du domicile conjugal. Une femme qui découvre par hasard que son mari est un tueur en série. Elle fait un choix draconien : elle détruit les objets accumulés par son monstre d’époux au cours de ses périples nocturnes, pour que ce dernier reste à la maison et faire comme si de rien n’était. Au désert de son quotidien, elle préfère un horrible voisinage (le plateau télé apporté à son mari).

Le quatrième moment du film est peut être le plus dur à suivre car nous entrons dans la vie de la mère de la défunte (
Marcia Gay Harden) . Le lien mère fille est ici direct mais a été rompu depuis longtemps. La fille s’est enfuie, la faute à un beau-père pédophile agissant en secret d’une mère ignorante. Cette femme cherche à savoir qui était sa fille et que faisait-elle depuis tant d’années.

Enfin, le dernier chapitre du film nous présente de manière brève ce que fut la vie de la défunte (
Brittany murphy). Une existence d’errance, de drogue et de prostitution. Malgré la débauche, la jeune femme était aussi une personne attachée à sa fille et rêvait d’une vie meilleure. Son seul tort est d’avoir été au mauvais endroit au mauvais moment

"The Dead Girl" ne donne pas franchement de l’espoir de prime abord. Le ton du film est très sombre. Il confronte en permanence la vie et la mort. Le décès d’une jeune femme agit de manière radicalement différente sur le destin de ces femmes. La mort affranchit ou détruit. Cependant on peut se rendre compte au final qu’un nouveau lien se tisse entre la mère et la fille de la défunte. Ce nouveau trait d’union permet à des êtres de continuer à avancer. La mort est là, présente au quotidien mais la vie arrive à prendre des détours insoupçonnés.

J’ai trouvé ce film émouvant, poignant même mais il ne verse pas dans le sentimentalisme à outrance. Le long métrage nous offre la possibilité de véritablement sonder les âmes. Point de caricature ni d’excès. Les portraits de ces femmes sont justes, mesurés.

La mise en scène est sobre et laisse les comédiennes s’exprimer. Ces dernières nous offrent une large palette de sentiments et d’émotions. Les hommes restent des silhouettes au pire, des faire-valoir au mieux.

Le casting est d’une incroyable homogénéité. Le jeu de ces actrices est sûr, dépouillé, prenant. Personnellement j’ai apprécié les performances de Rose Byrne et de Marcia Gay Harden, même si toutes méritent des lauriers.

N’allez pas voir ce film si vous espérez vous du sang, des effets spéciaux ou de l’action. "The Dead Girl" est avant tout un drame humain où le quotidien de femmes, toutes différentes, est bouleversé par l’intrusion brutale de la mort.

Un film qui vous touchera à coup sûr. Dommage qu’il n’est pas bénéficié d’une exposition médiatique plus conséquente.
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