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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 18:32
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J'ai décidé de tenter une expérience originale (à mon sens). J'ai demandé à mon fils de me parler du long métrage "Planète 51" que nous avons vu ensemble.

J'ai procédé en deux temps : oralement il m'a dit ce qu'il avait pensé du film et j'ai noté ses phrases. Puis mon pt'it bout de 7 ans (8 dans une semaine) a recopié ses propres mots.

Pour l'aider je lui ai juste posé deux ou trois questions mais je n'ai pas extrapolé ni déformé son propos.

Son texte est court mais ça suffit à mon bonheur.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 11:51



Je vous ai habitué quelque fois à laisser les clefs de mon blog à l'un ou l'une (petite Mado, encore merci pour toutes les chroniques) d'entre vous.

Aujourd'hui c'est Grande+Pirogue qui s'exprime ici non pas sur un long métrage vu mais sur un événement exceptionnel : un concert de Kyle Eastwood.

Petite remarque personnelle : on peut être le "fils de" est avoir un énorme talent. J'ai apprécié particulièrement les musiques de films de Kyle Eastwood sur le diptyque "La mémoire de nos pères/Lettres d'Iwo Jima". Les mélodies collaient parfaitement à l'esprit de ces deux longs métrages.

Mais comme je le dis souvent : trêve de bla bla, c'est à toi Grande+Pirogue.


"Tous les ans dans l’agglomération de Nîmes un festival de jazz a lieu en octobre.


Cette année de grande vedette comme Richard Bonna se sont produit sur scène.
Je ne suis pas un amateur de jazz mais j’aime les bandes originales de films et les films de Clint Eastwood.


À Manduel en ce 23 octobre le fils de Clint Eastwood, Kyle s’est produit pendant plus d’une heure devant un public entièrement conquis et fan du musicien, grand musicien d’ailleurs.


Tout le public sauf moi, et oui c’est paradoxale mais ce concert ne m’a pas spécialement emballé, pourtant c’est un excellent musicien et surtout contrebassiste et son groupe joue très bien mais il manquait quelque chose, un peu de folie sans doute, et j’ai été déçu car il a fait quelques musiques de films pour son père, mais une seul, superbe d’ailleurs fut joué ce jour la : "Lettres d’Iwo Jima".


Définitivement ce style de musique ne m’emballe pas.


En avant première, un groupe de la région d’Avignon au rythme endiablé, mélange de jazz, de rock et de musique alternative m’a beaucoup plu et m’a énormément surprit : Electrik Sofa.


J’ai quand même une petite anecdote concernant cette soirée, les loges des artistes étaient prés des toilettes (par contre organisation un peu légère et pas adaptée à des concerts !) je suis tombé nez à nez avec Kyle Eastwood portant sa contrebasse et j’ai été tellement surprit de le voir en sortant des toilettes que je lui ai simplement ouvert la porte afin qu’il entre avec sa contrebasse dans la salle, et dans un français très correct il me remercia vivement".



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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 08:45



Babymad est l'une de mes plus anciennes et fidèles lectrices. C'est avec elle que j'ai inauguré le principe de laisser les clés de mon site l'espace d'un article. Et à intervalles réguliers Mamzelle Mado reprend la plume (et son clavier) pour nous gratifier de chroniques généreuses, bien construites et qui résonnent comme autant de cris du coeur.

Je n'ai rien changé. Certains paragraphes sont longs mais il y a à chaque fois une dynamique particulière que je ne saurais casser.

Encore une fois je lui laisse le champ libre.


AntiChrist

de Lars von Trier, avec Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe

 

            Le film s'ouvre tel un ballet musical. Aucun dialogue, tout est dans la force des images, tournées en noir et blanc et surdosées de ralentis. Le couple succombe délicieusement au plaisir de la chair, tandis que leur enfant escalade les barreaux de son lit et vient se mettre debout sur le rebord de la fenêtre. Les corps – que ce soit ceux des parents ou de l'enfant – semblent être en apesanteur dans ce monde aux allures irréelles. La mort de l'enfant semble signifier la sentence du franchissement de l'interdit. Par ailleurs c'est autour de cet événement marquant que va s'axer les fils de l'histoire.


        Ni l'homme ni la femme n'a de prénom, chacun d'eux représente une facette de l'humanité. Ce couple aux allures déjà singulières décide de se livrer à lui-même face à la douleur et de se couper de la réalité du monde dont il a besoin. Le mari thérapeute décide de prendre en charge la dépression de sa femme en la ramenant à la source de ses angoisses : la forêt Eden, dans laquelle elle a passé l'été avec leur fils. A travers le mari se met en place la quête de l'intériorité des corps, la recherche de l'infiniment petit voire de l'impalpable; mis en relief par les nombreux plans plein cadre sur les corps (au sens large : humains, mais aussi sur les microparticules flottant dans un vase, etc.) Pourtant l'exercice d'exorcisation du deuil de sa femme va se révéler impossible; la saturation du cadre par l'univers sombre de la forêt et le brouillard récurrent annoncent déjà une fatalité en marche …
 

            Les premières images en couleur mettent en exergue le jeu de bleus qui s'installe dans la trame narrative. Ainsi, celle-ci représente la virginité, en écho à cette scène charnelle durant laquelle l'enfant meurt. C'est par le sexe que l'enfant est né, c'est par lui que l'enfant est décédé. Rejetant le plaisir amoureux, Charlotte tente désespérément de faire fuir cette culpabilité, ce  « mauvais démon ». C'est alors qu'elle faisait une thèse sur la Chasse aux Sorcières que cette femme va  se réfugier dans une misogynie exacerbée, en se convainquant à tort que « les femmes sont irrémédiablement mauvaises et l'oeuvre de Satan ». Cette identification pour justifier ses pulsions aussi bien sexuelles que sauvages vont la faire sombrer dans la déchéance la plus totale.
 

            L'action est découpée en chapitres, qui répondent à la théorie des « trois mendiants ». Il s'agit du Deuil, de la Douleur et du Désespoir. Chaque chapitre marque une nouvelle phase dans la décadence psychologique de Charlotte. Le Deuil ne fut finalement qu'un moyen de révéler une peur ancrée depuis longtemps : la peur d'elle-même. Charlotte découvre à travers les exercices proposés par son mari que seule sa nature (humaine) contrôle son corps; et celle-ci est capable de la détruire. Cette prise de conscience soudaine du mal qu'elle peut s'infliger à elle-même l'amène à vouloir se défaire de son être. Après le drame psychologique, le drame physique.
 

            Malgré des scènes d'amour répétées, Charlotte ne semble plus amoureuse de son mari, mais bien en proie à ses pulsions. Le sexe ne la rend pas heureuse, mais la calme dans ses moments de déraisons. En rébellion contre ses dérives, celle-ci tente tant bien que mal de s'en défaire en luttant. C'est ainsi que débute une longue et affreuse série de mutilations castratrices. C'est d'abord sur le sexe de son mari qu'elle s'acharne, le frappant à coup de massue. Le sexe est alors associé au démon et cette lutte se transforme progressivement en combat du Bien et du Mal. En pleine crise meurtrière, elle s'emploie à lui perforer le tibia pour lui enfoncer une sorte de meule dans la jambe; une prison sans barreaux pour l'empêcher de fuir. Charlotte se sent terriblement seule face à ses peurs et comprend que même un mari qui l'aime n'est pas en mesure de l'aider. Bien qu'elle ait déjà perdu pied, un instant de lucidité lui revient malgré tout et la pousse à finalement revenir vers ce mari trop compréhensif qui ne peut se résoudre à l'abandonner. Dans un souffle, handicapé, il lui demande si elle avait l'intention de le tuer. Dans un souffle, elle répond « que le moment viendra lorsque les trois mendiants seront réunis », se dédouanant à nouveau de ses actes. En sueur, le spectateur guette non sans trembler les moindres gestes de cette femme torturée au plus profond de sa chair. C'est alors qu'en gros plan – durant lequel j'ai bravement fermé les yeux – Charlotte se coupe le clitoris au ciseau. L'instant est terrifiant, douloureux, magnifiquement horrible. Quelques personnes quittent la salle. Cette dernière demi-heure dans le film paraît s'éterniser. Au-delà du suspense, l'exaspération est à son comble. Trop de sang, trop de pulsions, trop de folie pour nous. Trop de questions introspectives. Mais en dépit du dégoût, on reste cloué sur notre siège, obnubilé par tant de lenteur dans l'exploration de la douleur. Parce qu'Antichrist est résolument un film sensitif.
 

            Après autant de souffrances, alors que ce couple en reconstruction est définitivement brisé, Willem, représentant du Bien, se relève et sauve sa vie en sacrifiant celle de son épouse. Puisque les trois mendiants semblent à présent réunis, quelqu'un doit mourir … mais pas lui. On pensait son deuil enfoui au fond de lui, pourtant la folie de Charlotte a réveillé en lui ses propres peurs. Or, « la peur est ce qui peut nous sauver » (sic). Brûlée telle une sorcière sur son bûcher, la mort de Charlotte répond au titre, faisant d'elle une sorte d'héroïne.
 

            La fin reste inexpliquée. Une marée de femmes fantasmagoriques traverse la forêt comme pour annoncer la victoire du Mal sur le Bien, puisque Willem se retrouve seul parmi les corps. J'avoue que plusieurs jours après avoir vu le film, je me pose encore la question. Je vis un traumatisme profond depuis que je suis sortie de la salle. C'est un film choquant, aux choix cinématographiques dérangeant. C'est donc un film réussit, qui mérite qu'on prenne le temps de le comprendre. C'est bien plus qu'une histoire de fesses, et si c'est ce qui vous intéresse, pitié, n'y allez pas.

 

Babymad.

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 12:32


Pour une fois ce n'est pas babymad qui s'y colle, c'est un "petit nouveau" dans cette rubrique, j'ai nommé "Vance".

L’Etrange Cas de Benjamin Button

 

Un film de David Fincher (2008) avec Brad Pitt, Cate Blanchett, Tilda Swinton & Julia Ormond.

Résumé : Le jour de la victoire des Alliés en 1918 naquit un étrange garçon : Benjamin. Son père, révolté par la mort de sa femme en couches et par l’apparence du pauvre bébé (perclus d’arthrose, il présente tous les symptômes de la vieillesse), décide de l’abandonner devant une maison de retraite et c’est Queenie, une femme pleine d’attention et d’amour, qui l’élèvera au milieu des pensionnaires qui n’ont plus rien à espérer de la vie.


Et Benjamin grandira. Mais à rebours : son corps rajeunissant, il verra petit à petit ses connaissances mourir les unes après les autres. Jusqu’à ce qu’il rencontre Daisy, une jeune fille qui voit derrière son apparence ridée l’esprit d’un garçon espiègle et curieux. Mais Benjamin devra trouver du travail et découvrir le monde tout en dissimulant son infirmité et en redoutant ce qui adviendra de son étrange existence…



Voilà c'est vu.


Une bande-annonce stimulante aura suffi, ainsi que la mention de certains des artistes engagés dans cette aventure : Fincher, bien sûr, un styliste perfectionniste qui sait captiver l’audience, même lorsque le scénario peine à suivre. Et puis Brad Pitt qui, pour ceux qui savent – et qui l’ont vu dans "l’Armée des Douze Singes" – est capable de performances d’acteur étonnantes.




Personnellement, autre chose m’a attiré dans les salles obscures : le sujet. D’abord, parce qu’il puise dans ces thèmes fantastiques souvent mal exploités au cinéma et met en avant "la condition humaine", face au temps et à l’inéluctabilité (chaque fois que je lis ce dernier mot, je pense à l’agent Smith dans le premier Matrix, à l’époque où je le visionnais en VF…).


Ensuite par ce qu’il me faisait irrémédiablement penser à une des plus marquantes expériences de lecture que j’aie connues, celle d’Hypérion de Dan Simmons. En effet, l’un des pèlerins s’invite dans l’expédition vers les "Tombeaux du Temps" pour tenter de trouver une solution au mal qui frappe sa fille alors qu’elle était en charge d’une expédition archéologique dans ces mêmes artefacts : elle vieillit "à rebours", chaque matin effaçant ses souvenirs de la veille et la rapprochant de sa naissance, donc de sa mort, au grand désespoir d’un père attendri et attentionné. Ce récit m’avait profondément ému, à l’époque, et je ne peux toujours pas l’évoquer sans trembler un peu.

Benjamin Button, le film, se présentait comme une chronique du temps qui passe au travers des péripéties vécues par ce bonhomme improbable. Quelque chose qui, sur le papier, rappelait furieusement un Big Fish (la fantaisie en moins) et surtout un Forrest Gump : de la Première Guerre Mondiale à l’ouragan Katrina, c’est peu ou prou la même période couverte par la saga. Beaucoup de critiques ne s’y sont pas trompés et ont abondamment glosé sur les ressemblances.




Ils ont eu tort.




Tort de ne se concentrer que sur des parallèles qui, bien qu’évidents, ne traduisent qu’imparfaitement la portée du film : adaptée d’une nouvelle de Fitzgerald, l’histoire de Benjamin Button n’a rien d’une jolie parabole optimiste sur les opportunités ; au contraire, le film s’avère amer et lancinant et chaque séquence-clef insiste un peu plus sur l’inéluctable et la fin. Chacun des êtres qui peuple cette histoire évolue vers sa mort, même si, pour y arriver, Benjamin passe par une voie nouvelle, qui lui ouvre des perspectives nouvelles. Jeune vieillard au milieu de vieillards, puis jeune homme plein d’avenir mais déjà expérimenté, il sait que son futur n’est pas si rose que d’autres, qui ont assimilé son état particulier, veulent bien l’admettre. Il a grandi au milieu des mourants et il sait, très tôt, combien la vie peut être éphémère. Mais, plus que tout, il sait combien elle est chère et doit être un champ perpétuellement renouvelé d’expériences irremplaçables. La routine de la maison de retraite a permis à ses jeunes années de forger un esprit ouvert et curieux : il se frottera à la vie avec déjà l’expérience des conséquences. Vieux avant l’âge, il profitera d’un corps qui devient de plus en vigoureux et disponible avec une forme de sagesse particulière : il va certes goûter aux "plaisirs de la vie", aux joies des premiers alcools et du sexe, mais évitera de se plonger dans les turpitudes auxquelles sa jeunesse sans arrêt renouvelée lui donnait droit.




Et lorsqu’il connaîtra les heures les plus heureuses de sa vie, de son propre aveu, il saura déjà combien elles lui seront précieuses, parce qu’il ne pourra pas en profiter jusqu’au bout.




Benjamin, tout comme Daisy, fait des choix qui, parfois, l’honorent, mais sont aussi cruels. Peu d’hommes auront vécu aussi intensément et auront été aussi clairvoyant sur l’avenir.

 

J’ai tout de même été un peu déçu par la lenteur (lancinante) de la première partie, qui démonte un peu l'émotion contenue dans de nombreuses séquences. Ce n’est pas que le rythme soit trop mou, c’est juste qu’il était inutile, à mon sens, d’alourdir le récit par des scènes trop longues et parfois redondantes. Mais on ne peut qu’applaudir une grande élégance dans la réalisation, beaucoup de retenue aussi, une photographie sublime et des seconds rôles marquants. Fincher, au lieu de nous éblouir par des tours de force techniques explicites, a opté pour une narration transparente, académique même, qui a sans doute été mal perçue par une partie de la presse.


 

Benjamin Button est sans conteste un beau film qui arrive à surprendre et ménage son lot de plans éblouissants (comment rester insensible devant cette scène où il attend l’aurore, assis avec son père naturel sur un banc au bord d’un lac !). Outre les nombreux symboles qui rappellent l'écoulement du temps, on aperçoit régulièrement des colibris qui me font penser à ces papillons représentants l'âme des défunts dans certaines mythologies, et aussi de nombreux reflets/miroirs qui renforcent le lien entre l'esprit et l'image qu'on a de lui. Le parti pris pour la fin de la vie de Button m'a également un peu décontenancé car il semble établir que l'esprit et le corps sont dissociés, l'un ne se nourrissant pas de l'autre et vice versa.


Et puis j'apprécie le fait que Fincher ait choisi de représenter le temps qui passe par des événements naturels (il y a des tempêtes à chaque épisode important du récit – et le film commence au moment de Katrina, dans un hôpital de la Nouvelle-Orléans, alors que l’un des personnages, au soir de sa vie, demande à sa fille de lui lire un journal intime) plutôt que d'insister sur les modes et les événements historiques (à l'instar d'un Forrest Gump), comme pour signifier que l'humain, après tout, a une vie si éphémère au regard de la planète...


Un film lourd mais convaincant, à grande portée philosophique, juste un petit peu gâché par quelques détails et redondances.


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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 12:30

Une fois de plus (encore et encore, bon à vous de jouer), Babymad a prêté son concours à Total Ciné. Voici sa chronique de "X-Files, I want tobelieve". Elle a adorré le film !!!

I want to believe” ... nous pas. Le titre nous rappelle plusieurs années de chasse aux extra-terrestres et autres créatures venues d'ailleurs; pourtant dans ce long-métrage réalisé par Chris Carter, c'est une histoire plus vraie que jamais qui hante le film: une femme, des femmes, des victimes, des morts, des meurtriers, des expériences, des fous, un pédophile ... Autant d'éléments malheureusement existants, réunis pour un thriller qui nous tient en haleine. L'histoire des X-Files n'a jamais été aussi vraisemblable, mais ressemble plus à un épisode des « Experts » qu'à autre chose ...

 

A plusieurs reprises, le scénario tourne au cliché du genre, comme cette femme enquêtrice à la poursuite de son suspect, qui se fait surprendre par derrière, et bien sûr, nous on sursaute.  Evidemment c'est aussi cela qui participe à la mise en place du suspense, mais pour un X-Files, on s'attendait à plus d'originalité ...

 
Ce que je regrette, c'est que le coupable soit connu dès les premières minutes par le spectateur et beaucoup trop vite par le FBI. La construction de l'histoire est telle qu'elle ne permet pas au spectateur de faire marcher son imagination. Il aurait été préférable de voir le FBI patauger un peu plus, les voir se tromper, chercher de nouvelles pistes ...

 

En fait, les personnages de Scully et Mulder sont trop auréolés de gloire, avec énormément de références au passé, rappelant à quel point ils étaient brillants. L'histoire tente d'en faire des « super héros » alors qu'ils ne sont absolument pas indispensables au film. En effet, comment se fait-il que le FBI fasse appel au service de Mulder? Parce que sincèrement, à part se fier aux visions d'un prêtre pédophile (!!), il agit exactement de la même manière que les autres membres de l'équipe en place; sans parler de Scully, mise à l'écart, et qui refuse de toute façon de s'impliquer dans l'enquête: elle est bien trop occupée à tenter de sauver Christian, un jeune patient gravement malade.

 

Les héros cultes font donc bien tâches dans cette enquête. Et dans le film tout court. Quelques références aux épisodes de la série apparaissent, comme l'histoire de leur fils William, ou la recherche de Samantha, la soeur de Mulder. Mais encore une fois, pour tous ceux qui ne connaissaient pas la série, c'est un peu tant pis pour eux: on ne retrace pas des années de X-Files en un seul épisode!!

 
 Il reste également dans ce film quelques zones d'ombre ... des corps qui semblent avoir une importance mais que l'on ne revoit jamais (notamment l'otage des scientifiques qui se fait tuer par un chien, ou encore la femme plongée dans la glace que Scully soigne ... et Christian vivra-t-il? ...)


Enfin pour une série basée sur le paranormal, on évite de se poser trop de questions.

         

En résumé, aucune traque « réelle », aucune infiltration, aucune initiative (enfin une de Mulder, mais sans Scully donc ... ), deux agents du FBI morts ... triste constat. Et pour couronner le tout, la relation très ambiguë des deux héros. Deux baisers sont échangés durant 1h44 de film, le reste du temps, ils sont séparés ou ils se disputent. Heureusement pour nous quand même: à la fin, Mulder propose à Scully de partir loin loin loin, et de ne plus jamais retomber dans le monde des ténèbres. Au moins, ça nous évitera un nouveau long-métrage des X-Files, un peu rouillés, il faut le dire ...

 

Baby.


Ps : en cadeau de la Miss, deux photos prises lors de l'arrivée de nos héros à l'avant-première Londonienne par notre chère blogueuse pendant son séjour outre-manche. La veinarde.


(je me suis permis un petit montage à partir des clichés originaux).

 



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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 18:00
Une fois de plus, c'est Babymad qui a repris sa plume (enfin son clavier) pour nous livrer ses impressions sur "Eldorado". Appréciez comme moi cette chronique. Bon assez de bla bla, la parole est à la miss.




"
Eldorado", c'est l'histoire d' Yvan, la quarantaine, célibataire et bon vivant, qui se lie d'amitié avec son cambrioleur, Elie, jeune ado pommé qui cherche de quoi payer ses doses: deux générations, et malgré tout un même sentiment de solitude.

Un road movie à travers la Belgique, avec les retrouvailles des parents d'Elie comme fausse excuse au voyage. Car le fond du problème est ailleurs. L'Eldorado. C'est ce que l'on cherche durant tout le film, où est-il cet Eldorado qu'on nous promet? Le film s'ouvre avec Yvan, rentrant la nuit et découvrant sa maison saccagée. Le voleur est encore à l'intérieur. Tous les ingrédients pour un bon film de suspense ou d'action, pourtant, ... on dédramatise vite!
Bouli Lanners (dans le rôle d'Yvan) apparaît d'emblée comme la "bonne poire" - un peu trop bonne sans doute – et semble vouloir faire tomber certains clichés, en prouvant d'une manière très touchante le bon fond d'un prétendu pseudo-voleur qui "a peur des chiens".

Certaines scènes viennent carrément donner un ton humoristique voire complètement grotesque au film, comme le nudiste qui vient aider nos deux compères à pousser la voiture après une nuit agitée sous la pluie orageuse dans une caravane abandonnée. Un manque de crédibilité qui vient souligner cette aventure sans réel but; sauf peut-être celui de nous montrer le quotidien de deux bras-cassés vivant de l'abandon, dans une vie dans laquelle plus personne ne les attend. Un Eldorado bien utopique puisque le film se termine sur la séparation des deux, comme un retour à la fatalité : Elie ressombre dans la drogue, et Yvan retrouve sa solitude.

La dernière séquence - l'enterrement du chien – met d'ailleurs en scène la prédiction d'un psychopathe des vieilles voitures qui les aime "avec une bosse", comme pour dire que ce qui devait arriver, arriva.

On pourrait se demander, au terme du film, si l'amitié naissante entre les deux anti-héros est réelle ou supposée. En effet, à part pallier à leur solitude, cette amitié tend plutôt à rapprocher deux êtres que tout oppose.

Le film manque cruellement d'action, et ressemble plus volontiers à une grosse blague, mais qui se jour malheureusement sur un ton trop dramatique. En fait, Lanners fait (involontairement?) cohabiter deux genres sur une même bande, mais le résultat n'est pas franchement à la hauteur de nos espérances. A chaque changement de registre, on pense trouver enfin un équilibre, mais en vain. Tout s'enchaîne sans logique, à tel point que le spectateur ne sait plus s'il faut rire ou pleurer. Le bilan est peu positif, mais permet de nous faire réfléchir sur notre propre condition, et sur la vie elle-même. Il y a des films qui m'ont plus marqués, mais je pense que c'est à voir au moins une fois, pour tous les vrais cinéphiles : sélection officielle de la Quinzaine des réalisateurs de Cannes tout de même!!
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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 15:00
Une fois de plus Babymad s'est prêtée au jeu. Devenue festivalière, elle a assistée à la projection de "Serbis" entre autres et a rédigé une chronique. Avec son accord, je vous livre ses mots.

Qu'il me soit encore permis de lui exprimer toute ma reconnaissance.




Lorsque j'ai eu mon invitation entre les mains, je n'ai pas réfléchi à savoir de quoi le film allait parler. Pourtant, j'aurais pu me douter que Serbis signifiait service. Mais pour votre gouverne, sachez que quand on s'apprête à fouler le tapis rouge, on ne se fiche bien de savoir si le film va être bien ou non!

Dès la première image, on est saisi par cette jeune fille nue, en train de jouer la midinette en répétant des I love you devant son miroir. Pourtant, le travelling qui parcourt son corps est fait avec soin, beauté. On est frappé par l'attitude de la jeune fille, mais absolument pas par sa nudité. Je remarque que quand même nous vivons dans une société où les tabous tombent de plus en plus, c'est sans doute aussi pour cette raison qu'on garde une certaine passivité devant ces images.

L'endroit est délabré. Les murs taggués. Les toilettes bouchés. Serbis, c'est l'histoire d'une famille qui vit grâce aux revenus générés par son cinéma X. C'est aussi l'histoire d'une famille pauvre, démunie et condamnée à le rester. Tout le long du film, Mendoza s'applique à nous montrer à quel point le marché du sexe est en déclin. Sur trois salles de cinéma, la famille a été obligée d'en fermer deux. Les jeunes projectionnistes s’adonnent à des activités sexuelles comme on se lève pour aller au travail. Ce qui frappe le plus, c'est l'enfant de 6 ans qui découvre trop tôt ce qu'est l'impudeur, c'est l'âge curieux où rien ne lui est caché.

Les dialogues sont peu nombreux (hé oui, on ne parle pas la bouche pleine ... mdr!) mais la plupart ont leur intérêt. Même vulgaire et gênant, chacun apporte à sa manière une touche de peinture qui finit sur un tableau consternant. Tout ce qui résume la vie de la famille n'est que « saleté », et cela dans tous les sens du terme. Nanay Flor, la grand-mère et la fondatrice du cinéma dit d'ailleurs quelque chose de fort: « j'ai créé ce cinéma pour que vous puissiez vivre décemment ». J'ai d'abord cru à une parole ironique, mais malheureusement pour moi (enfin surtout pour la famille!!), il n'y a rien d'ironique là dedans. Est-ce réellement décent de survivre en exploitant la pornographie? Mendoza a puisé son dialogue là où ça fait mal: sans retenue, il dresse un portrait assez fataliste de la classe populaire voire pauvre des Philippines.

Lors d'une projection, une chèvre arrive à rentrer dans la salle de cinéma. Soulignant à nouveau le délabrement de l'endroit, la chèvre peut représenter à la fois le spectateur, placé contre son grès en position de voyeur, ainsi que l'animalité de l'homme, qui se laisse aller à des plaisirs érotiques.

Depuis le début du film, beaucoup de spectateurs cannois, choqués par les images fortes, ont déjà déserté la salle. Les critiques des journalistes se sont faites assez dures dans l'ensemble. Toujours la même question, « pourquoi un film porno en compétition officielle? » Peut-être parce qu'en fond, il y a un réel message, que même les journalistes semblent n'avoir pas perçu. Peut-être aussi parce que le porno était un sujet tabou à faire tomber? Il est clair que cette année, les films présentés (toutes catégories) sont assez portés sur la chose.

Le film d'
Andreas Dresen, "Wolke 9", présente une femme de 60 ans qui retombe amoureuse, et où les scènes d'amours sont filmées sans retenue, et en même temps avec une extrême pudeur. Et si finalement, le sexe faisait simplement partie de notre vie? Je crois que c'est une étape à laquelle chacun est confrontée, et que la seule chose qui a choqué, c'était que le cinéaste n'hésite pas à la mettre en lumière.

Que ceux qui n'ont jamais eu de relations sexuelles lèvent la main ...
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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 13:00
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Pour la seconde fois j'ai mis à contribution la charmante Babymad. Très gentiment elle a accepté d'écrire une chronique sur le dernier film d'Ang Lee "Lust, Caution".

Je me suis contenté d'adapter son texte aux normes graphiques de mon blog et j'ai rajouté quelques liens. J'espère que vous apprécierez ces lignes autant que moi. Un très grand merci à elle.

Je vous signale mes ami(e)s que si parmi vous d'autres sont tentés par l'expérience, mon blog vous est ouvert.

J’avais découvert Tony Leung grâce à ses rôles dans les films de Wong Kar Wai, "In the mood for love" et "Nos années sauvages". Lorsque j’ai entendu parler de "Lust, Caution", j’ai naturellement voulu voir le film. Déjà avec le titre, je me doutais un peu du genre de rôle que pouvais tenir Leung, d’autant plus que chez Wong Kar Wai, il incarnait chaque fois la figure de l’homme volage qui cherche constamment un rapport de domination avec les femmes. Il faut croire que ce thème est cher aux asiatiques puisque "Lust, Caution" nous offre une énième version de l’homme amoureux et dominateur.

La scène se passe en Chine en 1942, alors que les japonais ont envahi le pays. Un groupe d’amis étudiants révoltés décident, un peu naïvement, de séduire M. Yee, un collabo chinois, et de le tuer. Alors que leur plan échoue, la jeune Wong, chargée de séduire l’homme d’affaire, s’enfuit. Leur « mission » ne reprendra que trois ans plus tard, quand elle retrouvera par hasards ses amis à Shanghai. Bien décidée cette fois à aller jusqu’au bout, Wong redevient Mme Mak, « l’amie » du couple Yee. Peu de temps après, M. Yee sent en lui monter le désir de se l’approprier. Entre charme et violence, le personnage de Yee est très ambigu. Au début de leur relation, on sent en lui comme une envie brûlante et purement sexuelle, montrée par les coups de ceinture, les coups contre le mur ... et puis au fur et à mesure, leur relation devient plus passionnelle, intense. Les scènes d’amour sont particulièrement significatives, et longues à n’en plus finir. Cela en devient même presque gênant, comme si on s’infiltrait dans leur intimité.

Wong se sent prise au piège. D’un côté, elle sert les services secrets et se doit de faire honneur. D’un autre, le dégoût du début fait peu à peu place à l’amour. Car c’est au fond un homme qui cherche à se protéger, et à être protégé. Cela nous est notamment montré dans ses moments de « délires » où il s’énerve presque en racontant ses éprouvantes journées de travail. C’est un homme qui « n’aime pas les lieux où il fait noir » (sic). C’est la lumière qu’il préfère, là où il ne sera pas seul. Avec Wong, il découvre une nouvelle forme d’amour : celle qui le sort de son train-train quotidien, de sa femme qu’il côtois très peu et surtout, qui l’intéresse plus que son travail.

Leur amour réciproque ne cesse de grandir, jusqu’au moment où Yee offre une bague d’une valeur inestimable à Wong. Celle-ci sait à partir de ce moment que son cœur a choisi : elle préfère sauver l’homme qu’elle aime du terrible piège qu’elle lui a tendu, et déshonorer son contrat. Le « Vas-t-en vite » remplis de larmes est chargé à bloc d’émotions. Ce sera leur adieu. A peine rentré chez lui, Yee ordonne qu’on exécute le groupe à 22h. Jusqu’au moment fatidique, on sent Yee complètement bouleversé. Il se remémore alors ses instants de bonheur trahis. Jusqu’au bout, on espère de tout notre cœur qu’il tentera de sauver la jeune femme, dont il se sait aimé à présent. Mais non. Non seulement Yee lui en veut, mais ses compagnons la haïssent également. Finalement, celle qui avait tout gagné a tout perdu.

22h sonnent. C’est la fin. Les larmes coulent sur le visage de Yee, et accessoirement, sur le mien aussi !!

Malgré un début un peu en longueur, le film est vraiment prenant et on arrive même à se prendre de sympathie pour le méchant collabo. Une histoire d’amour impossible qui sans renouveler le genre n’apporte pas un sentiment de déjà vu. Un grand film, que je reverrais avec plaisir !

Babymad.
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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 13:58

Il y a quelques jours Babymad m'a signalé qu'elle irait voir "Sicko", le nouveau film de Michael Moore. J'ai sauté sur l'occasion en lui proposant qu'elle écrive une chronique et que je la publie sur mon blog. Elle l'a fait très gentiment. Voici donc ces mots. Le passage sur le petite Mychelle est poignant.

J'ai ajouté l'affiche  et adapté son texte au normes graphiques de mon blog. Mais l'intégralité de son texte s'y trouve. Bonne lecture.

Si parmi vous, d'autres sont partants pour ce genre d'expérience, je suis à votre disposition. Vous avez un espace ludique qui vous est cher mais vous n'y parlez pas forcément de cinéma. Je peux vous rendre ce service. Je n'attend rien en retour. Seul compte l'amour du septiéme art.

Gloire à toi ô fan de la Madonne.


SiCKO.jpg


"Dans le monde où nous vivons aujourd'hui,je pense qu'il était pertinant de la part de Michael Moore se s'attarder sur les faiblesses des Etats-unis.


Les Etats-unis, encore associés par beaucoup d'européens à l'image du "rêve américain". Ce que veux nous montrer Moore, à travers des témoignages poignants, c'est que ce pays qui s'est illustré si haut dans la hiérarchie de l'industrialisation s'est vu finalement peut-être "pris au piège" par les vertiges du gain, et que cela se répercute bien au delà des paillettes hollywoodiennes.

En effet, le film, qui parle de la sécurité sociale, souligne la monstruosité des sociétés américaines, notamment dans le domaine de la santé : les consignes des assurances médicales sont simples : moins ils auront à débourser pour leurs clients, plus ils s'enrichiront. La méthode pour ne rien payer?Employer une personne qui sera chargée de chercher la moindre faille dans le dossier (qui peut aller très loin : jusqu'à une petite angine non déclarée; qui sera ensuite considérée comme maladie "préexistente" et qui à elle seule servira de mobile à l'assureur pour résilier le contrat au moment même où le malade en a besoin.)

La méthode, bien connue des hommes d'Etat est passée sous silence, afin de ne pas avoir à faire intervenir l'Etat dans le domaine de la médecine (avec une soi-disant peur du retour au communisme...). Les exemples que choisit le réalisateur sont sûrement des cas extrêmes, mais sûrement pas moins réels."Sicko", le mot est bien choisi, et c'est bien "sick" que l'on se sent lorsque commence le film et que l'on nous montre en gros plan un homme en train de se recoudre lui même sa blessure...juste envie de vomir!!La raison? Sans assurance,monsieur n'a pas les moyens d'aller à l'hôpital.

Un autre exemple qui m'a particulièrement touchée, celui d'une mère qui explique qu'un soir, sa fille Mychelle de 3 ans a dépassée les 40 de fièvre; les urgences l'on donc conduite à l'hôpital le plus proche, mais après un appel passé à l'assureur, les médecins ont refusé de la soigner prétextant qu'elle ne se trouvait pas dans un établissement couverts par son assurance. La mère de Mychelle a donc juste eu le temps de prendre sa voiture pour voir sa fille mourir à peine arrivée au bon hôpital! On dit que je suis une fille sensible, mais vraiment; c'est impossible de ne pas être touché par une telle histoire!

Qui sont donc ces assurances qui laissent mourir des gens pour leur profit? Qui sont ces bêtes sans âmes qui s'enrichissent sans scrupules au nombre de morts? Ne noircissont cependant pas tout,beaucoup ont été soulagés d'arrêter leur travail monstrueux, mais quand le mal est fait,est-ce bien la peine de regretter?C'est un peu comme les guerres, on tue parce qu'on nous dit de tuer, mais on ne pense pas aux conséquences, et que de toutes façons on est pas payé pour penser.

Certes le film est dur et on découvre un peu "la face cachée" du pays qui nous fascinait tant...mais il faut pas abuser, on ne parle que de la sécurité sociale, pas de toutes les magouilles américaines!!Si la vie était en tout point celle que l'on décrit dans le film, je ne suis pas sûre que tant de gens y vivraient encore!! Mais maintenant si on ne grossit pas les horreurs du monde, plus personne ne réagit...

 

Je ne vais pas tout vous racontez,mais je finirais en disant que c'est un docu riche en émotions!!Allez le voirrrrrrr!!"

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