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Chroniques

Mercredi 4 novembre 2009



Je dois dire qu'en ce moment je suis verni question séries télévisées. Après l'excellent "Harper's Island", j'ai eu la chance hier soir de terminer la première saison de "True Blood". Et c'est le panard total.

Il s'agit d'une oeuvre créée par Alan Ball d'après les romans "La Communauté du Sud" de
Charlaine Harris.

Nous sommes au coeur de la Louisiane profonde dans la commune de "Bon temps" (en français dans le texte). Les vampires, qui ont révélé leur présence aux humains deux ans auparavant, vivent au sein de la communauté des mortels en quasi harmonie. Ils n'attaquent plus pour se repaître de sang humain mais prennent un substitut chimique sous forme de bière, le "True Blood".

Nous partageons le quotidien de cet univers et côtoyons Sookie Stackouse (Anna Paquin), serveuse au Merlotte's,
qui a la faculté de lire dans la tête de ses congénères.

Sookie a un frêre Jason (Ryan Kwanten) qui pense plus avec son service trois pièces qu'avec son cerveau.

Sookie rencontre Bill Compton (Stephen Moyer) vampire depuis la guerre de Sécession et se sent attirée par ce dernier. 

Dans le même temps des femmes sont assassinées. La poice, représentée notamment par l'inspecteur Andy Bellefleur (Chris Bauer), soupçonne Jason mais la communauté pense qu'un vampire est à l'origine des meurtres.

"True Blood" n'est pas une série ou un film de plus sur les vampires, loin de là. L'idée géniale à la base est qu'ils appartiennent pleinement au monde des humains (même s'ils ne vivent que la nuit). Ils sont intégrés, travaillent, fréquentent les bars. Cette première saison met l'accent sur les relations qui lient les deux espèces.

Quand les difficultés surviennent, les vieux démons resurgissent. La toile de fond met en lumière l'idée de tolérance (et son contraire)1

Une série qui mêle des thématiques fantastiques (le Vampirisme, la sorcellerie), la science (Sookie est télépathe), la religion et des préoccupations on ne peut plus quotidiennes (les amours des uns et des autres, le travail, les loisirs). La série parle librement également de sexe et de drogue.

Le Vampirisme est également dépoussiéré des clichés traditionnels mais reste entouré par une aura mystérieuse.

La galerie des personnages proposés est étonnante de diversité et de complémentarité.

Anna Paquin fait sensation dans le rôle de Sookie Stackouse et Stephen Moyer est un vampire très charismatique. Les autres acteurs sont vraiment excellents.

Une première saison vraiment de très haut niveau. Je vous recommande "True Blood" avec la plus vive des énergies.

Voici "Bad Things" chantée par Jace Everett en version "live" et sous la forme du générique de la série. Un très beau morceau.



- Par Samom - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 29 octobre 2009
Vous allez peut être dire que j'exagère mais une partie du cinéma français me fait vraiment ch... au possible.

Aucun plaisir, aucune saveur. Des productions titanesques en termes de coûts qui privilégient la quantité à la qualité.

A l'inverse j'ai une passion pour des longs métrages venus d'Europe et du monde entier.

J'ai un attachement tout particulier pour le 7ème art allemand qui, depuis une dizaine d'années, nous gratifie de longs métrages vraiment au dessus du lot. Et je ne vous parle que des oeuvres qui ont franchi les frontières teutonnes.

L'une des qualités de ce cinéma est de prendre à  bras le corps les problématiques contemporaines du pays sans faux fuyants (nazisme, communisme, terrorisme).

Tous les nations ne peuvent pas en dire autant.

Voici une sélections des oeuvres qui ont su me toucher à des degrés divers.

























- Par Samom - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Lundi 19 octobre 2009



Je suis un passionné d’histoire depuis ma plus tendre enfance. Mais avec le temps on perd parfois le fil et on a l’impression de tout connaître.

 

Parfois il faut une bonne piqûre de rappel.

 

Il y a deux jours j’ai terminé de voir le 6ème chapitre du monumental documentaire "Apocalypse, la 2ème guerre mondiale" réalisé par Isabelle Clarke et Daniel Costelle, consacré à la seconde guerre mondiale.

 

Ce film s’appuie sur des images d’archives qui ont été restaurées et colorisées. La technique employée ici apparaît comme finement utilisée et ne ressemble pas aux œuvres massacrées il y a une quinzaine d’années par des procédés aberrants.

 

Près de sept cents heures d'image ont été compilées dans le monde entier. La recherche des documents, par une équipe de dix personnes, a durée deux ans (entre avril 2007 et avril 2009). "Ces documents sont issus de quarante-six sources différentes, en France et à l'étranger, notamment des cinémathèques et des fonds privés." (Source : Wikipédia).

 

Nous remontons le fil du temps pour nous retrouver en plein cœur d’une Allemagne en plein marasme économique et qui voit le parti National-socialiste remporter haut la main une élection démocratique et accéder le plus légalement possible au pouvoir. Notre périple télévisuel s’achève par la capitulation sans conditions d’un Japon nationaliste exsangue et éventré à jamais par deux bombes nucléaires.

 

"Apocalypse, la 2ème guerre mondiale" est un documentaire d’une précision chirurgicale. La démarche est précise, nette. Le narrateur, Mathieu Kassovitz, nous donne mille détails sans jamais nous abrutir. Et parfois les silences sont plus évocateurs que les plus discours du monde.

 

Le maître mot de ce long métrage, divisé différemment selon les diffusions télévisuelles en Europe, est le didactisme de tous les instants. Des vérités, des évidences nous sont assénées sans détours, sans faux fuyants. Nous sommes des élèves qu’un enseignant imaginaire informe, nous sommes les jurés au beau milieu du tribunal de l’Histoire où sont présentées les preuves à charge contre les régimes Allemand, Italien et Japonais.

 

Le spectateur contemple avec effroi les plus ignobles crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 

"Apocalypse, la 2ème guerre mondiale" est bâti comme un véritable long métrage avec une réelle dramaturgie. La tension s’installe au fil des images. L’ambiance nous étreint et parfois le temps suspend son vol avec l’entrée en scène d’une petite anglaise de 3 ans, témoin innocent au visage poupon d’un monde de violence, de haine et de folie à l’échelle planétaire.


Des personnages phares (Hitler, Staline, Churchill, De Gaulle, Rommel) s’invitent à intervalles réguliers comme les têtes d’affiche d’un (mauvais) film que nous n’aurions pas aimé voir.

 

Mais au-delà de l’aspect pédagogique de ce documentaire il y a aussi l’émotion qui nous prend à de nombreuses reprises. Certains passages sont difficilement soutenables.

 

La Shoah, l’offensive de Russie, le départ des enfants anglais pour la campagne, le calvaire des prisonniers dans les camps japonais en Birmanie font partie des dizaines d’autres passages vraiment émouvants ou révoltants.

 

"Apocalypse, la 2ème guerre mondiale" est une œuvre vraiment indispensable qui permettra certainement aux jeunes générations de se rendre compte de ce dont furent capables des régimes politiques, des individus galvanisés par des idéologies fallacieuses et criminelles.

 

Je vous conseille avec la plus grande ferveur de consacrer six heures de votre existence à regarder ce documentaire.

 

Une vraie leçon de vie à méditer.

 

Parmi les moments forts de ce long métrage j’ai retenu "Le Chant des Partisans"de Joseph Kessel et Maurice Druon chanté par Anna Marly.


à toutes les victimes de tous les totalitarismes...



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Samedi 17 octobre 2009
Comme l'a rappelé juste à propos Sam's dans sa chronique de "Là-Haut", le court métrage d'introduction est devenu en quelques années une tradition, un moment privilégié pour les fans.

Avec "Partly Cloudy" nous avons le droit à un sommet de poésie, d'humour et d'émotion. En six minutes les équipes techniques et artistiques du studio arrivent à faire fondre nos petits coeurs et à nous faire rire en même temps.

Quel tour de force.

Retrouvez également ma chronique de "Là-Haut" ici.







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Lundi 12 octobre 2009
Oh toi l'ami lecteur qui n'a pas aimé "Le petit Nicolas" (ce que je conçois fort bien), je te laisse retrouver tes chers et tendres personnages ici.

































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Vendredi 11 septembre 2009



Malheureusement je ne peux pas tout voir ou être au courant de tout. Et parfois je fais des choix pas toujours opportuns.

Je me suis dit que "Max et les Maximonstres", le nouveau long métrage de l'excellent Spike Jonze, ne valait même pas la peine que je m'y intéresse, comme cela sans même voir la première bande annonce. Mon choix était hasardeux.

Il a fallut que l'excellent Sam's rédige une chronique, aux petits oignons comme à son habitude, pour que je comble mes lacunes.

Son article m'a mit l'eau à la bouche. Histoire de rattraper le temps perdu voici un premier jet de mon cru.

C'est l'adaptation de l'oeuvre de Maurice Sendak.

Le film sort le 16 décembre.

Max, un malicieux petit garçon, est envoyé au lit par ses parents sans dîner. Une fois dans sa chambre, l'enfant très imaginatif s'invente un univers peuplé de créatures fantastiques et de monstres exotiques.


Premier trailer

Max et les Maximonstres

Second trailer
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Samedi 29 août 2009
C'était le 23 janvier 2007. (c'est l'une de mes chroniques que j'apprécie le plus).



J'aime le cinéma (vous commencez à le savoir) sous tous ses aspects. Ainsi une bonne musique de film me fait revivre les yeux fermés une scène en particulier ou un long métrage dans son intégralité.

Il y a un an et demi un collègue de travail m'a prêté un double DVD d'un concert de Metallica (album S&M). A la base je ne suis pas spécialement fan. J'ai donc regardé ce DVD un peu comme cela, à l'aventure.

Et quelle ne fut pas ma surprise. Ce groupe mythique est accompagné par l'Orchestre Symphonique de San Francisco dirigé pour l'occasion par le regretté Michael Kamen

L'ouverture de ce concert reprend le thème de l'un des scènes cultes du film de Sergio Leone : "Le bon, la brute et le truand", le moment où Tuco le voleur cherche désespérément dans un immense cimetière la tombe où sont enterrés des milliers de dollars. Une musique aux envolées lyriques que nous devons à Ennio Morricone.

Le concert est admirable mais ce début me donne des frissons. Et j'apprécie maintenant Metallica.
(compositeur d'un nombre important de musiques de films entre autres).

Régalez-vous.


- Par Samom - Voir les 1 commentaires
Dimanche 23 août 2009



Cela fait plein de fois que je tombe par hasard sur ce petit texte à l'occasion des quizz ici ou là. J'ai décidé de vous le proposer car je le trouve tellement véridique. Une manière de ne plus regarder un film d'horreur du même oeil. auxquels je participe

Site d'origine
 

-Si vous êtes une jeune femme, n'allez pas au lac vous bai­gner dans le plus simple ap­pa­reil.

-Un vieux livre ne doit pas être ou­vert.

-Un vieux ma­gné­to­phone ne doit pas être uti­li­sé.

-N'en­ter­rez rien dans un ci­me­tière in­dien.

-Si vous tour­nez un film, il est dé­con­seillé de se ser­vir d'un cer­cueil trou­vé à la cave comme élé­ment de décor.

-Même si c'est joli. Si vous trou­vez des vieux conte­neurs de l'armée amé­ri­caine, ne tapez pas des­sus pour mon­trer que c'est so­lide : ce n'est pas so­lide.

-D'une ma­nière gé­né­rale, évi­tez tout ce qui touche au nu­cléaire ou à des ra­dia­tions quel­conques.

-Si un vieil homme à l'ac­cent al­le­mand vous dit de quit­ter son île, écou­tez-​le.

-Si vous voyez vos co­pains/co­pines ex­plo­ser après avoir fumé un gros pé­tard, c'est qu'il y a quelque chose de sus­pect...

-Ne faites pas de strip-​tease dans un ci­me­tière.

-Si vous vous pro­me­nez en ca­lèche à Haïti, ar­ran­gez vous pour que Bela Lu­go­si ne vous pique pas votre écharpe.

-Le camp des can­ni­bales n'est pas for­cé­ment une bonne planque.

-Si vous êtes pour­sui­vi par un Zom­bie, à tout ha­sard de­man­dez lui ce qu'il veut. Sait on ja­mais, peut être dé­sire-​t-​il seule­ment un bout de gâ­teau.

-Si vous ne par­ve­nez pas à le semer, es­sayez tou­jours de lui faire dan­ser le Moon Walk.

-Visez la tête. In­utile de vider vos char­geurs dans l'ab­do­men des Morts.

Ne vous pro­me­nez ja­mais seul(e)s dans le dé­sert. Même s'il y a un tré­sor en­foui.

-Ne re­cueillez pas d'ani­maux-​zom­bies. Sauf si ce sont les che­vaux de Tem­pliers fan­tômes.

-Les Mortes Vi­vantes n'ont pas for­cé­ment meilleur ca­rac­tère que leurs ho­mo­logues mas­cu­lins.

-Gar­der des Zom­bies dans sa cave est une mau­vaise idée. Les nour­rir est en­core pire.

-Les bébés Zom­bies ne sont pas mi­gnons.

-Les en­fants Zom­bies sont des teignes.

-Quoi­qu'il ar­rive, n'ap­pe­lez ja­mais l'Armée à la res­cousse.


Un livre à ce propos

- Par Samom - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 16 août 2009

Une chronique du 1er mars dernier. En deux ans et demi de blog c'est vraiment celle dont je suis le plus fier.


Indiscutablement je sais pourquoi j’aime les films d’horreur, de science fiction et le fantastique. Tout se trouve dans mon enfance  J’ai vu certains longs métrages il y a des années et des images se sont gravées dans ma mémoire comme une brûlure faite au fer rouge sur un de la peau humaine.

 

Mais le temps fait invariablement son œuvre et j’ai oublié  certains de titres de films. Cela fait des années (au moins 20 ans) que des histoires peuplaient mon conscient et mon inconscient. Il restait comme un goût d’inachevé, un grain de sable qui me perturbait. J’avais absolument besoin de me rappeler. Il fallait que les pièces du puzzle prennent leurs places au bon endroit.

 

5 de ces longs métrages ont compté dans ma prime jeunesse. Ils sont passés sur TF1 et Antenne 2 à des heures de grande écoute (dimanche après-midi, lundi et mardi soir à 20h30) à la fin des années 70 et au début des années 80

 

Mais comme ces oeuvres comportaient des scènes assez perturbantes, mes parents m’envoyaient le plus souvent au lit. J’ai donc attendu un certain nombre d’années pour voir la fin de certains de ces films.


Mon premier souvenir concerne "La chose d’un autre monde" de Christian Niby (Howard Hawks selon la légende était beaucoup "impliqué" dans le film). Je me souviens l’avoir vu un mardi pendant l’émission "Les dossiers de l’écran" (ahhhhhhh la musique). Je me rappelle les hommes en cercle sur la banquise statique, la couverture sur le sarcophage de glace du monstre, la scène du piége avec le courant électrique puis plus rien ("allez zou mon fils, au lit").

 

Vers 1999-2000, j’ai retrouvé le film en K7 presque par hasard dans une chaîne de magasins dits culturels avec des vendeurs au gilet vert et jaune. J’ai véritablement apprécié de finir enfin le film. Mais je ne suis pas encore tout à fait satisfait car à la moulinette de la traduction, bien des phrases en VO sont passées à la trappe des sous-titres. J’espère maintenant trouver une édition DVD digne de ce nom qui respecterait le matériau d’origine.


 

 

 

 

 

Le second film se nomme "Le survivant" réalisé par Boris Sagal. J’avais des bribes de souvenirs. Un virus mortel, des zombies aveugles, Charlton Heston finissant empalé par un immense pieu. Le long métrage est passé un dimanche en fin d’après-midi sur la première chaîne (quand cette dernière était publique et respectait son auditoire). J’ai aussi attendu plus de vingt ans pour le voir à nouveau à l’occasion de la sortie du film en DVD. Quel bonheur. Un film dément. Une vraie merveille de cinéma.


 

 

 

 

 


Pour les troisième, quatrième et cinquième longs métrages, les choses étaient plus corsées. Mes informations étaient très vagues, parcellaires même.


Je me remémorais une station spatiale, des robots, de la végétation. Le film avait été diffusé un lundi soir lors de l’émission "L’avenir du futur". Point.


Si j’ai réalisé des progrès dans mes recherches je le dois essentiellement à mon entrée dans l’univers virtuel il y a 5 ans. Achetant pour la première fois mon propre matériel informatique j’ai fait la connaissance par la même occasion d'un monde de bugs windosien. Je me suis donc inscrit naturellement sur un forum de discussions nommé  AOL (Aideonline) pour trouver des solutions. C’est un "endroit" qui comporte une section "bla bla". Armé de ces minces réminiscences j’ai posé ma question sur le forum en question, guidé par mon ami Daniel alias Laripette. 


Et oh surprise, le dénommé KERRI, membre éminent de cette institution qu’est AOL m’a répondu : "il s’agit de Silent Running".

 

L’an dernier j’ai pu dénicher le DVD et revoir avec une joie immense ce monument de la science fiction (il faudra que j’écrive une chronique un de ces jours). Un long métrage avant-gardiste, doté d’une forme parfaite avec un message écologique très explicite. Un avertissement en bonne et due forme pour la race humaine.


 

 

 

 

 

 

Ma quatrième interrogation concernait un long métrage vu un dimanche après-midi (peut être la même émission et tranche horaire que "Le survivant"). Je me souvenais d’un bateau à la dérive dans le triangle des Bermudes, d’un prêtre crucifié à l’envers, du même prêtre nageant dans l’eau, de la présence d’un esprit malin (le diable ?). Une œuvre qui m’avait terrifiée. Enfant j’ai mis des mois à chasser de ma tête des images cauchemardesques. Le souvenir de ce téléfilm revenait de manière insistante à intervalles réguliers et je me suis dit qu’il fallait que je crève l’abcès.

 

Comme un grand j’ai fait des recherches et je suis tombé sur "Le triangle du diable". En creusant la question, je me suis rendu compte que ces 90 minutes d’horreur diabolique étaient ancrées dans la mémoire collective et avaient marqué une génération d’enfants terrorisés comme moi. Sur divers forums j’ai pu constater que le long métrage avait eu un impact non négligeable.


 

 


 

 

 

 

Mon dernier souvenir était très diffus, lointain même. Un film où il y était question de diable, de possession dans un collège américain, d’une scène (finale ?) autour d’une piscine universitaire. Un téléfilm diffusé à l’occasion des "Dossiers de l’écran" un mardi soir. J’ai fait de nombreuses recherches. Ces dernières se sont avérées vaines. Il me restait très peu de solutions.

 

En deux ans et demi d’existence sur la plateforme overblog j’ai tissé des liens privilégiés avec certains internautes. Comme ma préférence va à deux ou trois genres cinématographiques, il était normal que je me lie de manière particulière avec certains passionnés. J’ai donc fait la "connaissance" de Movie et de son site Captain DVD. Pour moi il est un puit de science. Ses connaissances me laissent sur mon séant.

 

Et pas plus tard que jeudi dernier je me décidé à lui demander "connaît-tu ce film ?". Sa réponse a été : "Je vais poser la question sur le site "Oh my Gore !! où je suis modérateur". Et quelle ne fut pas surprise (et encore je suis mesuré, je planais à 20 centimètres de ma chaise de bureau) quand l’un des membres, Killjoy, a répondu en quelques minutes "ce film se nomme "Les possédés"." Quelle joie, quel bonheur. Je trimbalais cette histoire comme un boulet depuis des lustres.


 

 


J’ai l’impression d’avoir bouclé la boucle, de clore un chapitre de ma vie sans pour autant laisser de côté des moments inoubliables. Que c’est merveilleux de se souvenir. Des émotions incroyables sont remontées à la surface ces derniers jours.


Je sais que je cultive la nostalgie de manière immodérée parfois mais heureusement cela ne m’empêche pas d’avancer.

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Vendredi 14 août 2009
C'était le 18 février dernier (important pour les notions que j'emplois comme "hier soir")






Pour celles et ceux qui ont regardé sur France 3 hier soir le film "Au Service Secret de Sa Majesté", 6ème long métrage de la saga James Bond, j'ai le regret de vous apprendre que vous avez eu le droit à une version tronquée de quelques secondes.

Il ne s'agit pas de la faute du service public (pour une fois) mais d'un problème plus général qui dure depuis au moins 30 ans.

Lorsque Tracy (Diana Rigg) lui échappe à l'issue du pré-générique, 007 (George Lazenby) dit à la caméra : "Cela n'est jamais arrivé à l'autre type ", l'acteur australien devenu James Bond l'espace d'un film, fait une référence à Sean Connery.

Chose incroyable, c'est la seule fois où l'on s'adresse directement au public dans un film de James Bond.

Depuis lors cette réplique fait débat et divise les puristes. Hérésie pour certains, idée de génie du metteur en scène pour les autres, la polémique n'est pas close à ce jour.

Sur certaines éditions VHS puis DVD la réplique figure ou est absente. J'ai moi-même le souvenir d'avoir entendu ces paroles lors d'une diffusion dans l'émission "Cinéma de Quartier" il y a bien longtemps sur Canal Plus.

Voilà comment la séquence a été tournée en 1969 (pas la peine de vous infliger les 5 minutes de la vidéo, mon propos ne concerne que les 10 dernières secondes)


Et voilà comment la séquence dans sa version télévisée d'hier soir.


 



Ps : il ne faut jamais écouter les avis des autres mais se forger sa propre opinion. Je me souviens que j'avais arrêté de regarder la diffusion du long métrage car la légende voulait que George Lazenby soit le pire des 007 au cinéma et que le présent film soit une véritable plaie à endurer. Erreur !!

Je l'ai revu il y a quelques semaines à l'occasion de ma rétrospective James Bond  et j'ai constaté que l'acteur s'en sortait avec plus que les honneurs et que "Les diamants sont éternels" n'avait rien à envier aux meilleurs épisodes de la saga. L'oeuvre est très aboutie et renferme quelques morceaux de bravoure. Comme quoi.

Et cerise sur le gâteau, si j'ose dire, la scène de fin est peut être la plus bouleversante des 22 chapitres des aventures du plus célèbre agent du MI_6
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(Uraken)

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