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Mercredi 6 février 2008
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Pour la seconde fois j'ai mis à contribution la charmante Babymad. Très gentiment elle a accepté d'écrire une chronique sur le dernier film d'Ang Lee "Lust, Caution".

Je me suis contenté d'adapter son texte aux normes graphiques de mon blog et j'ai rajouté quelques liens. J'espère que vous apprécierez ces lignes autant que moi. Un très grand merci à elle.

Je vous signale mes ami(e)s que si parmi vous d'autres sont tentés par l'expérience, mon blog vous est ouvert.

J’avais découvert Tony Leung grâce à ses rôles dans les films de Wong Kar Wai, "In the mood for love" et "Nos années sauvages". Lorsque j’ai entendu parler de "Lust, Caution", j’ai naturellement voulu voir le film. Déjà avec le titre, je me doutais un peu du genre de rôle que pouvais tenir Leung, d’autant plus que chez Wong Kar Wai, il incarnait chaque fois la figure de l’homme volage qui cherche constamment un rapport de domination avec les femmes. Il faut croire que ce thème est cher aux asiatiques puisque "Lust, Caution" nous offre une énième version de l’homme amoureux et dominateur.

La scène se passe en Chine en 1942, alors que les japonais ont envahi le pays. Un groupe d’amis étudiants révoltés décident, un peu naïvement, de séduire M. Yee, un collabo chinois, et de le tuer. Alors que leur plan échoue, la jeune Wong, chargée de séduire l’homme d’affaire, s’enfuit. Leur « mission » ne reprendra que trois ans plus tard, quand elle retrouvera par hasards ses amis à Shanghai. Bien décidée cette fois à aller jusqu’au bout, Wong redevient Mme Mak, « l’amie » du couple Yee. Peu de temps après, M. Yee sent en lui monter le désir de se l’approprier. Entre charme et violence, le personnage de Yee est très ambigu. Au début de leur relation, on sent en lui comme une envie brûlante et purement sexuelle, montrée par les coups de ceinture, les coups contre le mur ... et puis au fur et à mesure, leur relation devient plus passionnelle, intense. Les scènes d’amour sont particulièrement significatives, et longues à n’en plus finir. Cela en devient même presque gênant, comme si on s’infiltrait dans leur intimité.

Wong se sent prise au piège. D’un côté, elle sert les services secrets et se doit de faire honneur. D’un autre, le dégoût du début fait peu à peu place à l’amour. Car c’est au fond un homme qui cherche à se protéger, et à être protégé. Cela nous est notamment montré dans ses moments de « délires » où il s’énerve presque en racontant ses éprouvantes journées de travail. C’est un homme qui « n’aime pas les lieux où il fait noir » (sic). C’est la lumière qu’il préfère, là où il ne sera pas seul. Avec Wong, il découvre une nouvelle forme d’amour : celle qui le sort de son train-train quotidien, de sa femme qu’il côtois très peu et surtout, qui l’intéresse plus que son travail.

Leur amour réciproque ne cesse de grandir, jusqu’au moment où Yee offre une bague d’une valeur inestimable à Wong. Celle-ci sait à partir de ce moment que son cœur a choisi : elle préfère sauver l’homme qu’elle aime du terrible piège qu’elle lui a tendu, et déshonorer son contrat. Le « Vas-t-en vite » remplis de larmes est chargé à bloc d’émotions. Ce sera leur adieu. A peine rentré chez lui, Yee ordonne qu’on exécute le groupe à 22h. Jusqu’au moment fatidique, on sent Yee complètement bouleversé. Il se remémore alors ses instants de bonheur trahis. Jusqu’au bout, on espère de tout notre cœur qu’il tentera de sauver la jeune femme, dont il se sait aimé à présent. Mais non. Non seulement Yee lui en veut, mais ses compagnons la haïssent également. Finalement, celle qui avait tout gagné a tout perdu.

22h sonnent. C’est la fin. Les larmes coulent sur le visage de Yee, et accessoirement, sur le mien aussi !!

Malgré un début un peu en longueur, le film est vraiment prenant et on arrive même à se prendre de sympathie pour le méchant collabo. Une histoire d’amour impossible qui sans renouveler le genre n’apporte pas un sentiment de déjà vu. Un grand film, que je reverrais avec plaisir !

Babymad.
publié dans : A l'affiche : vos avis par Samom ajouter un commentaire commentaires (2)   
Lundi 17 septembre 2007

Il y a quelques jours Babymad m'a signalé qu'elle irait voir "Sicko", le nouveau film de Michael Moore. J'ai sauté sur l'occasion en lui proposant qu'elle écrive une chronique et que je la publie sur mon blog. Elle l'a fait très gentiment. Voici donc ces mots. Le passage sur le petite Mychelle est poignant.

J'ai ajouté l'affiche  et adapté son texte au normes graphiques de mon blog. Mais l'intégralité de son texte s'y trouve. Bonne lecture.

Si parmi vous, d'autres sont partants pour ce genre d'expérience, je suis à votre disposition. Vous avez un espace ludique qui vous est cher mais vous n'y parlez pas forcément de cinéma. Je peux vous rendre ce service. Je n'attend rien en retour. Seul compte l'amour du septiéme art.

Gloire à toi ô fan de la Madonne.

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"Dans le monde où nous vivons aujourd'hui,je pense qu'il était pertinant de la part de Michael Moore se s'attarder sur les faiblesses des Etats-unis.


Les Etats-unis, encore associés par beaucoup d'européens à l'image du "rêve américain". Ce que veux nous montrer Moore, à travers des témoignages poignants, c'est que ce pays qui s'est illustré si haut dans la hiérarchie de l'industrialisation s'est vu finalement peut-être "pris au piège" par les vertiges du gain, et que cela se répercute bien au delà des paillettes hollywoodiennes.

En effet, le film, qui parle de la sécurité sociale, souligne la monstruosité des sociétés américaines, notamment dans le domaine de la santé : les consignes des assurances médicales sont simples : moins ils auront à débourser pour leurs clients, plus ils s'enrichiront. La méthode pour ne rien payer?Employer une personne qui sera chargée de chercher la moindre faille dans le dossier (qui peut aller très loin : jusqu'à une petite angine non déclarée; qui sera ensuite considérée comme maladie "préexistente" et qui à elle seule servira de mobile à l'assureur pour résilier le contrat au moment même où le malade en a besoin.)

La méthode, bien connue des hommes d'Etat est passée sous silence, afin de ne pas avoir à faire intervenir l'Etat dans le domaine de la médecine (avec une soi-disant peur du retour au communisme...). Les exemples que choisit le réalisateur sont sûrement des cas extrêmes, mais sûrement pas moins réels."Sicko", le mot est bien choisi, et c'est bien "sick" que l'on se sent lorsque commence le film et que l'on nous montre en gros plan un homme en train de se recoudre lui même sa blessure...juste envie de vomir!!La raison? Sans assurance,monsieur n'a pas les moyens d'aller à l'hôpital.

Un autre exemple qui m'a particulièrement touchée, celui d'une mère qui explique qu'un soir, sa fille Mychelle de 3 ans a dépassée les 40 de fièvre; les urgences l'on donc conduite à l'hôpital le plus proche, mais après un appel passé à l'assureur, les médecins ont refusé de la soigner prétextant qu'elle ne se trouvait pas dans un établissement couverts par son assurance. La mère de Mychelle a donc juste eu le temps de prendre sa voiture pour voir sa fille mourir à peine arrivée au bon hôpital! On dit que je suis une fille sensible, mais vraiment; c'est impossible de ne pas être touché par une telle histoire!

Qui sont donc ces assurances qui laissent mourir des gens pour leur profit? Qui sont ces bêtes sans âmes qui s'enrichissent sans scrupules au nombre de morts? Ne noircissont cependant pas tout,beaucoup ont été soulagés d'arrêter leur travail monstrueux, mais quand le mal est fait,est-ce bien la peine de regretter?C'est un peu comme les guerres, on tue parce qu'on nous dit de tuer, mais on ne pense pas aux conséquences, et que de toutes façons on est pas payé pour penser.

Certes le film est dur et on découvre un peu "la face cachée" du pays qui nous fascinait tant...mais il faut pas abuser, on ne parle que de la sécurité sociale, pas de toutes les magouilles américaines!!Si la vie était en tout point celle que l'on décrit dans le film, je ne suis pas sûre que tant de gens y vivraient encore!! Mais maintenant si on ne grossit pas les horreurs du monde, plus personne ne réagit...

 

Je ne vais pas tout vous racontez,mais je finirais en disant que c'est un docu riche en émotions!!Allez le voirrrrrrr!!"

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