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Mes films cultes


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Mardi 6 mai 2008


Cela fait un bout de temps que je pense à la présente chronique sans pourtant arriver à trouver un angle d'attaque satisfaisant à 100% mais bon je me lance.

J'ai déjà eu l'occasion de vous dire que j'aimais le cinéma asiatique et plus particulièrement les longs métrages coréens (du sud bien sûr). Des films venus de ce lointain pays émerge la figure incontournable de l'acteur
Song Kang-Ho.

Personnellement je l'ai découvert dans "
Memories of murders" où il jouait un inspecteur de police traquant un sérial killer puis dans l'étrange long métrage "Sympathy for Mr Vengeance"qui nous plongeait au coeur d'un drame d'une noirceur incroyable (la perte d'un enfant et le thème de la vengeance). Mais une certaine reconnaissance internationale est venue avec "The Host" l'un des plus gros succès (le plus gros ?) du cinéma coréen dans lequel il joue un père de famille devenu héroïque par la force des choses.

Ce qui me passionne chez cet acteur est une espèce de bonhomie qui se dégage de son être. On a du mal à le prendre au sérieux.

Je trouve que ce comédien a un immense talent. D'abord cantonné à des rôles comiques, son jeu sûr a éclaté avec des rôles plus "sérieux". J'ai toujours plaisir à regarder des longs métrages où il fait une simple apparition (
"Shiri"). Je trouve qu'il apporte un petit quelque chose en plus au cinéma de notre temps.

Un artiste plutôt rare sur nos écrans (j'ai vu trois de ses films dans des salles MK2) et qui ne bénéficie que très rarement d'un coup de projecteur occidental.

Mais chacune de ses prestations me comble de joie. Un physique peu commun, un acteur hors norme. Une vraie gueule de cinéma.

A l'affiche prochainement dans le film : "
Le bon, la brute et le cinglé".
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Mercredi 27 février 2008
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Oui mes ami(e)s je pense qu'il n'y pas d'autres mots pour qualifier ce formidable acteur. Ce que Daniel Day-Lewis touche, tel un Midas des temps modernes, il le transforme en or.

Bien sûr, je n'ai pas encore vu "There will be blood" qui sort aujourd'hui sur nos écrans mais les professionnels du cinéma sont unanimes pour qualifier sa prestation de "prodigieuse".

Mais loin de moi l'idée de baser ma réflexion sur une quelconque distinction (deux oscars déjà dont un pour "My left foot"). Mon émerveillement est celui d'un candide spectateur en arrêt devant le talent brut, la puissance du jeu d'acteur et la force dévastatrice d'une personnalité hors normes.

La première fois que j'ai vu "Au nom du père" je suis resté sur mon séant. Un film coup de poing porté par le brio de Daniel Day-Lewis. Tel un possédé, le rôle l'habitait. A de rares exceptions dans ma vie j'ai ressenti le grand frisson cinématographique. Le visionnage du film de Jim Sheridan était l'un de ceux là.

Ses apparitions à l'écran sont rares mais la moindre de ses prestations ravit les cinéphiles. Tel un fan parmi tant d'autres, j'apprécie l'énorme investissement humain du comédien. Chacun de ses rôles ressemble à une éternelle remise en cause. Chaque personnage devant recevoir la moindre once de cœur et d'âme.

J'ai cité "Au nom du père" pour l'exemple mais j'aurai pu choisir "Le dernier des Mohicans" ou "Gangs of New York" car ma démonstration aurait été identique. Daniel Day-Lewis est un acteur au talent immense qui choisit avec justesse les longs métrages qui lui plaisent. Sa rigueur professionnelle lui permet semble-t-il d'être exigent avec les initiateurs d'un projet. En retour, son implication est totale.

Au final il nous comble de bonheur.

Cher Daniel, ne change RIEN.
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Mercredi 6 février 2008
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En ce moment je suis inspiré...

Si mes gueules de cinéma était un royaume, Ron Perlman serait son Roi.

J'adore littéralement cet acteur. Je trouve que l'un des meilleurs de ces 20 dernières années.

J'a découvert ce formidable comédien il y a plus de 20 ans avec deux films de Jean-Jacques Annaud. Dans "La Guerre du Feu" il incarnait l'un des trois aventuriers partis à la recherche du feu et dans "Le Nom de la Rose" il jouait avec brio "Salvatore", l'être difforme au langage universel.

Je trouve qu'il se dégage de lui, une force brute, la puissance d'un colosse et du charisme tout simplement. Rarement j'ai rencontré chez un acteur autant de d'expressions de visage différentes. A croire que ses traits sont de la pâte à modeler. Je parlais de "présence" il y a peu concernant Tony Todd, avec Ron Perlman, ce sentiment est décuplé.  Un vrai dur de cinéma.

Paradoxalement, l'homme a l'air marqué par un calme, une certaine assurance et de la sérénité (enfin c'est mon interprétation en voyant des photos).

Merci au passage à Guillermo del Toro qui lui a donné une reconnaissance mondiale avec "Hellboy". Le cinéaste a su trouvé LE comédien capable de porter sur ses épaules le poids d'un personnage très difficile à interpréter.

Je ne dirais pas que Ron Perlman a toujours fait les meilleurs choix de carrière (cependant un parcours cinématographique se "juge" ou s'apprécie au soir d'une vie) mais l'implication de cet acteur n'est jamais anodine. Très récemment j'ai vu "Désolation" d'après une nouvelle de Stephen King.

La réalisation était monotone, les effets spéciaux quelconques mais la prestation de Ron Perlman en shériff possédé était énorme. LE plus du film.

Oyez, oyez amies lectrices et amis lecteurs, j'espère que le Roi Perlman va continuer à nous régaler très longtemps encore.
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Mardi 5 février 2008
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Ma conception de mes "Gueules de cinéma" et le fait que j'y incorpore tel ou tel acteur est totalement subjective et n'obéit à aucune canon cinématographique précis. L'humeur du moment ou une lecture, voire un film, dictent mes choix.


Jean Gabin disait de Lino Ventura (la citation est de mémoire et résume l'idée générale) : "Lino n'a pas fait d'école de cinéma, n'a pas appris à jouer avec des professionnels mais quand il entre dans une pièce vide, il y a comme une présence qui se crée..." 

C'est ainsi que je dépeindrais de prime abord Tony Todd : une présence. Plutôt maléfique. Il est possible que ce soit une personne charmante dans la vie mais son personnage dégage une aura étrange, insondable, prenante qui impressionne le spectateur.

C'est peut être l'une des raisons qui ont poussé plusieurs productions à lui confier des rôles qui mettaient en avant ce côté mystérieux. Dans la trilogie "Destination Finale", lui seul connait le plan de la mort.

Et pour des millions de fans il restera à jamais le "Candyman".

Je ne voudrais pas être réducteur, Tony Todd a aussi une filmographie plus "classique" mais ce qui me passionne est l'étrangeté et la singularité de son apparence.

Si un acteur pouvait ou devait incarner nos peurs enfantines les plus secrètes, je crois que Tony Todd serait idéal pour le rôle. Il cristalliserait tous nos doutes,  nos terreurs nocturnes.

J'en frissonne.
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Vendredi 25 janvier 2008
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Je suis en train de revoir pour la troisième fois "X-Files" et je suis encore impressionné par l'extraordinaire galerie de personnages qui jalonne les 9 saisons de cette fabuleuse série.

Parmi ces gueules de cinéma émerge l'acteur Brian Thompson qui incarne le mystérieux tueur extra terrestre sans nom. Une détermination hors norme, une précision chirurgicale dans l'exécution de ses basses œuvres et surtout une froideur d'expression et une absence de sentiments sont les traits caractéristiques de l'inquiétante figure qu'il compose.

Brian Thompson ne marquera pas l'histoire du cinéma comme les acteurs qui sont en haut de l'affiche mais il fait partie des milliers de seconds rôles qui donnent du volume à un long métrage.

Si la psychopathie devait avoir un visage, je pense qu'elle s'incarnerait en la personne de Brian Thompson. Des traits taillés à la serpe, une mâchoire lourde et puissante et un sorte d'éclat de folie dans le regard.

Il n'est pas étonnant alors qu'on lui confit la plupart du temps des rôles de tueurs, de brutes épaisses, de personnages placés en ce bas monde pour faire souffrir les autres.

J'ai une passion véritable pour ce genre d'acteur. Vulgairement on dit qu'ils ont le physique de l'emploi.

Pour moi il n'y a rien de péjoratif là dedans. Ils SONT aussi le cinéma.
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Jeudi 4 octobre 2007
Il aurait pu incarner les jeunes premiers avec son visage de séducteur, un regard un brin mystérieux (enfin moi je dis cela comme cela en passant, à vous de juger Mesdames).

Mais la vie en a décidé autrement. Il est devenu une star mondiale chez les fans de cinéma d'horreur (et les autres) après avoir incarné "Ash" dans "Evil Dead", le cultissime film de Sam Raimi.

Une réalisation nerveuse, efficace (merci Monsieur Raimi) et un jeu d'acteur décomplexé ont dépoussiéré le genre. Un film qui alternait moments pénibles (enfin pas pour nous, humbles spectateurs) et passages assez drôles. Les 2ème et le 3ème opus ont franchement choisi l'option de la comédie d'horreur :  "Chez prix bas, les prix sont bas".

Dans cette trilogie, Bruce Campbell rayonnait par sa présence, son jeu juste (oops j'ai l'impression qu'on parle d'un mort là).

Mais toute médaille a son revers. Ce formidable acteur a été catalogué par des décideurs assez stupides pour ne pas reconnaître en lui un très grand. Alternant le bon et le moins bon, cette gueule de cinéma n'en continue pas moins un parcours cinématographique assez intéressant. Il y a deux ou trois ans j'ai vu un OVNI du 7ème art : "Bubba Ho tep" que j'ai particulièrement apprécié (en attendant la suite "Bubba Nosferatu" pour 2008 ou 2009).

De même qu'il continue à faire des apparitions en "guest" dans les longs métrages de Sam Raimi. On parle même de lui pour incarner l'un des adversaires de l'homme araignée dans "Spiderman 4".

Messieurs les pseudos intellos qui rangent les artistes dans des boîtes hermétiques : vous pouvez faire ce que vous voulez, tant que nous serons là, nous les fans, tous les Bruce Campbell du monde entier continueront à exister sur l'écran mais aussi dans nos coeurs et nos esprits.

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Vendredi 10 août 2007
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Il y a des acteurs qui nous laissent indifférent, d'autres nous marquent à jamais.

Cillian Murphy appartient à cette seconde catégorie. Révélé au monde entier dans "28 jours plus tard", il nous livre depuis des prestations plus qu'honorables. Son immense talent a eclaté avec "Le vent se lève", l'extraordinaire film de Ken Loach.

Un jeu d'acteur c'est avant tout un visage. Cillian Murphy a cette capacité de pouvoir jouer des personnages antinomiques en modélant ses expressions. Son regard intense lui donne tour à tour une expression inquiétante ou candide.

Je suis persuadé qu'il fera partie des acteurs qui vont compter dans la prochaine décennie.
ps : rien à voir Après avoir vu sam's faire, j'ai essayé de créer un petit gif avec la tête du mignon Damien...


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Mardi 12 juin 2007
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Tobin Bell fait partie de cette catégorie d'acteurs qui font une carrière tout ce qu'il y a de plus honorable pendant de nombreuses années avant de décrocher LE rôle qui va bouleverser leur vie.

Formé à l'Actors Studio, il a commencé sa carrière d'acteur dans Mississipi Burning (excusez du peu) avant d'enchaîner les productions qui ont rarement atteint nos écrans ou la postérité (sauf le duel final avec Tom Cruise dans "la firme").

Mais cet avec son rôle de tueur au puzzle dans la saga "SAW" que Tobin Bell est devenue une star dans le monde entier. Un regard glacial et pénétrant, une détermination sans pitié, un esprit calculateur
ont fait de cet acteur l'un des "méchants" du cinéma moderne, le terrible Jigsaw.

La réussite de cette saga tient aussi à l'écriture minitieuse et soignée des scénaristes et à la maestria des réalisateurs James Wan et  Darryl Lynn Bousman. Tobin Bell en participant à l'aventure "Saw", a permis aussi de réinventer le genre du tueur en série.

Plus que des prix décernés par une quelconque académie de cinéma, le comédien américain a gagné la plus belle des récompenses pour un acteur : la reconnaissance du public.
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Dimanche 10 juin 2007
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Comme pas mal d'autres catégories de mon blog, cette galerie de portraits, ces "gueules de cinéma" est absolument gratuite et elle n'est pas liée à une actualité précise. Quand je pense à un acteur en particulier, je me met à écrire une petite chronique. J'ai donc songé toute à l'heure à Monsieur Vincent Price qui restera pour moi l'impitoyable Docteur Phibes.

Très grand acteur mais trop souvent cantonné aux films d'épouvante, Vincent Price possédait (il est décédé en 1993) toutes les qualités d'un grand acteur. Star de la scène à Broadway, il est devenu dans les années 50 et 60 un personnage incontournable des films d'horreur. Avec ses comparses Peter Cushing et Christopher Lee, il a effrayé des générations entières de cinéphiles dans de nombreuses productions signées par la célèbre firme "Hammer". Sa réussite doit beaucoup à Roger Corman, l'un des maîtres de la peur à l'écran.

Outre un physique de dandy, Vincent Price avait un atout supplémentaire : sa voix. Glaciale, envoûtante. On pourrait même dire qu'elle sortait d'outre tombe.

Pour les musiciens en herbe : c'est la voix de Vincent Price qu'on entend à la fin de la chanson "thriller" de M.Jackson.

Il restera à jamais dans la mémoire des amateurs de films d'horreur. De nos jours il serait une star chez les ados. Pas seulement...

...une star tout court.

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Jeudi 7 juin 2007
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Je crois que ce sont les méchants que je préfère au cinéma. Et s'il y a bien un méchant par excellence c'est l'acteur américain Clancy Brown. Depuis près de 25 ans il traîne sa carrure imposante (1.92 mètres) sur les plateaux du monde entier.

Son nom ne vous dit rien sans doute mais sa tête de psychopathe a déjà du marquer votre mémoire. Il a souvent incarné des brutes épaisses, des personnages sans foi ni loi mais son jeu d'acteur et un physique très particulier ont su l'imposer comme un acteur qui compte.

Pour celles et ceux qui s'en souviennent, il était le "Kurgan" dans "Highlander" (le film) ou le gardien-chef un rien sadique dans "Les évades"


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