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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 10:00

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Le cinéma est bizarre (bis).

 

Parfois je n’attends rien de particulier d’un long métrage et je suis très agréablement surpris par son contenu. A l’inverse je place souvent d’énormes espoirs dans une production annoncée à grands renforts de publicité et je me retrouve horriblement déçu.

 

C’est l’impression que m’a laissée récemment "The Green Hornet" de Michel Gondry.

 

Je ne jouerai pas avec vous le jeu des comparaisons entre le film et la série des années 60. Mes souvenirs sont trop vagues.

 

"The Green Hornet" (c’est vrai que "Le Frelon vert" ça fait moins vendeur, surtout en France) est à la croisée d’un véritable film d’action mettant en scène un type ordinaire qui s’improvise héros et une comédie carrément barrée. Du coup le film oscille de l’un à l’autre des genres sans jamais clairement marquer son enracinement.

 

Le long métrage apparaît comme une œuvre de commande tant le style si fouillé, si excentrique  de Michel Gondry se retrouve dilué dans une production hollywoodienne formatée et calibrée. Quel dommage que le metteur en scène français n’apporte pas sa touche personnelle, le brin de poésie et la touche de folie qui le caractérisent.

 

Michel Gondry semble avoir été dépassé par ce projet né sous l’impulsion d’un Seth Rodgen à la fois co-scénariste et acteur. A se demander si le metteur en scène n’a pas été ici qu’un simple exécutant.

 

L’ensemble est convenu d’avance. Le scénario est ampoulé à souhait. L’histoire traîne en longueur. Le choix du héros Brit Reid (Seth Rodgen) de se faire justicier prend des heures. J’ai carrément décroché à plusieurs reprises.

 

Le film manque de tonus. Il aurait certainement gagné en punch avec le retrait d’une vingtaine de minutes. Les discussions avec Kato (Jay Chou) sont interminables et n’apportent rien au rendu final.

 

Ce qui m’a horripilé au plus haut point est le tour pris par certaines séquences. L’œuvre pataugeait parfois dans un comique lourdingue mal à propos. J’espérais voir un vrai super héros, pas un clown à la petite semaine.

 

Le choix de Seth Rodgen comme star d’une production de ce type pose problème. L’acteur américain est à l’aise dans bon  nombre de comédies qui tapent au dessous de la ceinture mais a-t-il les épaules, et surtout l’honnêteté pour déclarer forfait ici ?

 

A mon sens non. Le personnage du Frelon Vert manque de charisme et d’épaisseur. Cette crédibilité proche du zéro a eu un impact énorme sur ma vision du film.

 

A cela vous ajoutez un Christoph Waltz très mal utilisé. Son potentiel de méchant de service est noyé dans un ensemble mal équilibré et pompeux. Cameron Diaz incarne à merveille la potiche. Elle mériterait l’Oscar de la plante verte tant sa prestation marquera les cinéphiles.

 

"The Green Hornet" a des séquences d’action très efficaces menées tambour battant. Les poursuites sont agréables et les effets pyrotechniques très bien filmés.

 

Le long métrage bénéficie aussi de l’apport d’une technologie omniprésente dans la lutte de Brit Reid contre le crime organisé. La présence à l’écran de The Black Beauty est l’une des principales satisfactions du film. Quelles lignes.

 

Sur le plan de l’interprétation, seul Jay Chou (que je connais depuis bien des années moi l’amoureux du cinéma asiatique, regardez juste "Initial D") tire son épingle du jeu. Son Kato déborde de vie et d’énergie. Sa présence à l’écran éclipse celle de son "maître". Il vole la vedette à Seth Rodgen. Un pur régal.

 

Ces éléments sauvent le long métrage d’un naufrage intégral.

 

Le film ne m’a même pas diverti alors que je ne demandais que ça à la limite. C’est une pure machine de combat, un produit manufacturé impersonnel. Si vous désirez voir une œuvre authentique et racée de Michel Gondry, passez votre chemin.

 


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