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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 09:00

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Peu de longs métrages font l’unanimité autour d’eux. Je suis sorti enthousiasmé et ravi de la projection du film de Tom Hooper : "Le Discours d’un Roi".

 

Une œuvre passionnante, éblouissante, touchante qui ne souffre d’aucun défaut. Quel moment de cinéma.

 

Nous sommes plongés au cœur de l’une des histoires les plus méconnues de notre monde contemporain, celle d’Albert, Duc d’York qui monta sur le trône en 1937 en prenant le nom de George VI à la suite de l’abdication de son frère Edouard VIII (une première pour le Royaume-Uni) qui refusait de céder aux injonctions du Gouvernement et de l’Eglise concernant ses relations avec l’américaine Wallis Simpson

 

George VI (Colin Firth), père de l’actuelle souveraine Elisabeth II d’Angleterre, souffrait d’un terrible mal qui le rongeait depuis l’enfance : un bégaiement tenace qui lui interdit pendant bien des années de tenir une place de premier plan dans la vie publique britannique. 

 

Grâce au soutien constant de sa femme Elisabeth Bowes-Lyon (Helena Bonham Carter) et de Lionel Logue un orthophoniste aux méthodes peu orthodoxes (Geoffrey Rush), le souverain imposa sa présence à ses sujets et fut pendant la seconde guerre mondiale l’une des figures de proue, avec Winston Churchill, de la résistance anglaise au péril nazi.

 

"Le Discours d’un Roi" est une épopée historique et personnelle d’une rare intensité. Nous pénétrons dans l’intimité des rois et des reines par le petit bout de la lorgnette. Nous sommes au cœur d’un drame humain s’insérant lui-même dans l’Histoire d’un peuple et d’une nation.

 

Nous allons au-delà des paravents. Nous côtoyons les puissants dans leur quotidien. La véracité historique est l’un des points forts du long métrage. La reconstitution, visuellement parfaite (lieux, costumes, accessoires), et le récit, basé sur un travail en amont (archives, témoignages directs et indirects) donnent à l’ensemble un cachet d’authenticité de première importance. L’Angleterre des années 30 déborde de l’écran. 

 

Le spectateur fait aussi connaissance d’un souverain proche de sa famille et de ses enfants. Les gestes et les paroles de tendresse complètent admirablement bien le tableau brossé par le réalisateur. Une plongée dans la bulle d’intimité qui humanise un être qui n’est pas qu’une simple figure historique.

 

Le récit est d’une incroyable densité et nous captive de prime abord. Tom Hopper octroie à son film un rythme d’une justesse quasi musicale. Point de temps morts. Les séquences "royales" alternent avec des moments plus intimes.

 

Le bégaiement de ce souverain nous touche et rend le personnage profondément humain et atypique. Ses doutes, ses hésitations de langage, sa peur vissée au corps sont comme des fers rouges qui nous marquent. La détresse d’Albert d’York puis de George VI est plus que palpable.

 

Tom Hooper restitue à merveille ce sentiment de trahison et de frustration que ressent un homme déprimé et résigné dont la vie change grâce à l’intervention décisive d’un praticien hors du commun.

 

Le metteur en scène nous fait le récit d’une relation exceptionnelle entre un Roi et l’un de ses sujets. La méfiance est d’abord de mise entre deux êtres que tout sépare. Puis la confiance s’installe et enfin nous assistons à la naissance d’une amitié profonde et sincère. Le spécialiste agît en faisant fi des usages royaux et nomme le Prince Albert "Bertie" alors que ce dernier nomme l'orthophoniste "Lionel".

 

Une amitié cimentée par un respect mutuel, un soutien de tous les instants. Grâce au médecin, le souverain opère un changement pour le moins inespéré : sa voix, autrefois son pire ennemi, devient l’un de ses vecteurs de son affirmation politique (malgré le poids quasi négligeable des souverains dans la conduite des affaires et de la vie publique).

 

Le spectateur est au comble du bonheur à l’occasion des nombreuses séquences qui mettent en présence les deux hommes. Des instants drôles (car le film sous son aspect "sérieux" comporte des moments très drôles), parfois tendus mais toujours cordiaux. 

 

"Le Discours d’un Roi" est un hymne à l’amour. A l’écran l’appui indéfectible à son souverain de mari est très bien restitué. Le long métrage met en lumière la vie d’une femme courageuse, dévouée. L’affirmation du Roi dans son discours à la Nation, au moment de l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne le 3 septembre 1939, est aussi sa réussite.

 

Puisque "Le Discours d’un Roi" met en exergue le langage et ses difficultés, il était plus que normal que les dialogues du long métrage sont d’une teneur exceptionnelle. Et franchement sur ce plan là, le long métrage brille par la qualité, l’exubérance parfois, l’humour typiquement britannique, la densité des répliques entre les protagonistes.

 

J’ai eu le plaisir d’assister à la projection du film en version originale et la langue de Shakespeare donne de la densité à l’ensemble qu’un simple doublage ne pourrait assurément restituer.

 

La musique d’Alexandre Desplat (oui encore lui) est magnifique. Le thème principal est léger, entraînant, nostalgique à souhait.

 

Mais nulle réussite sans moment d’anthologie cinématographique. La fameuse séquence du discours du Roi est désormais inscrite dans ma mémoire pour longtemps.

 

Un passage touchant à bien de égards. Des minutes émouvantes (j’en avais presque les larmes aux yeux), troublantes, égrenées au son de la symphonie 7/2 de Beethoven où le souverain devient vraiment Roi dans l’esprit et le cœur des anglais. Tom Hooper parachève son film sur une brillante conclusion.

 

Geoffrey Rush nous en met plein les yeux et marque les esprits avec une interprétation pleine d’amplitude.

 

Loin de ses rôles baroques et démesurés, Helana Bonham Carter joue à la perfection ce rôle d’épouse au caractère trempé. Un soupçon d’humour (les séquences au domicile de l’orthophoniste sont carrément jouissives, surtout la dernière lors de la rencontre de la femme du praticien) et une détermination de tous les instants donnent une épaisseur au personnage.

 

Mais que dire de Colin Firth ? Monumental.

 

L’acteur anglais y trouve le rôle de sa vie (jusqu’à présent). L’expression n’est absolument pas galvaudée ici. Une prestation brillante, démesurée, intense, étonnante. Les superlatifs me manquent tellement ce Roi lui colle à la peau. Le travail de diction (et surtout de non diction) suinte le professionnalisme à l’écran. Aucune caricature dans son jeu.

 

"Le Discours d’un Roi" est assurément l’un des longs métrages de l’année. Le spectateur prend du plaisir à chaque seconde avec un drame humain d’un intérêt renversant.

 

A voir.

 

A voir.

 

A voir.     

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commentaires

S
<br /> <br /> je milites pour la VO<br /> <br /> <br /> j'adore ça<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> tu as raison il faut le voir et en VO<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> une seule fois je te demanderai : fait moi entièrement confiance et va voir ce film (en vo surtout)<br /> <br /> <br /> un chef d'oeuvre<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Pourtant le pitch n'est pas très vendeur.<br /> <br /> <br /> C'est vraiment étrange, un film et un réal quasi inconnus et l'oeuvre fait l'unanimité.<br /> <br /> <br /> Preuve que le talent peut encore être associé au succès.<br /> <br /> <br /> <br />
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