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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 13:45
A la veille de la sortie du second opus, je fais remonter cette chronique pour mon (votre) plus grand plaisir.

Fait exceptionnel : pour la première fois depuis 8 ou 9 ans je suis retourné voir un long métrage au cinéma pour la seconde fois en moins d'un mois.

"Millénium" m'a véritablement subjugué. Cette fois ci j'ai choisi la VOSTF. De nouveau j'ai plongé à corps perdu dans cet univers si particulier.





J'ai déjà eu l'occasion de vous dire que le phénomène "Millénium", trilogie littéraire imaginée par le défunt Stieg Larsson , m'avait laissé pantois.

Je suis un utilisateur régulier des transports en commun en île de France et je fréquente les lieux publics de manière assidue. Il y a environ deux ans, j'ai vu un nombre incroyable de personnes qui lisaient les romans du journaliste et écrivain suédois. Les gens en parlaient dans leurs conversations au bureau, au restaurant ou sur le quai d'une gare.

Nous étions (sommes ?) face à un véritable événement littéraire. Un fait de société incontournable.

Je me suis dit qu'un jour je devrais m'intéresser à ces oeuvres de papier.

Et le cinéma est passé par là. Mon désir a été décuplé. Pour une fois j'ai décidé de faire les choses dans le désordre.

Je me suis donc rendu hier après midi à la projection de "Millénium, le film". Dans quelques temps je me plongerais certainement dans les pages de la volumineuse trilogie de Stieg Larsson avec un réel plaisir.

A l'origine un seul long métrage devait sortir en salles et les deux volets suivants étaient programmés pour n'être que de simples téléfilms (rien de péjoratif) .

Mais devant le succès incroyable de "Millénium, le film" en suède et en scandinavie, les producteurs ont été très raisonnables : le premier opus sera bien complété par deux suites sur grand écran dans les prochains mois.

Il y a parfois des instants que l’on voudrait prolonger éternellement. "Millénium, le film" dure deux heures trente et je regrette déjà, au moment où j’écris ces lignes, d’avoir du quitter les contrées hostiles et magnifiques de la Suède quand les lumières de la salle se sont rallumées.

Que le mot "fin" est injuste et cruel pour un cinéphile.

Mikael Blomkvist (Michael Nyqvist) est journaliste d’investigation pour le magazine "Millénium". Il est condamné à 3 mois de prison et à une forte amende pour avoir porté de graves accusations, soi-disant non fondées et diffamatoires,  contre un magnat des affaires en Suède.

Henrik Vanger (Sven-Bertil Taube), grande figure de l’industrie suédoise, le contacte pour que le journaliste enquête sur la disparition de sa nièce de 16 ans Harriet survenue 40 ans plus tôt.

Mikael Blomkvist décide de s’occuper de l’affaire pour oublier ses propres ennuis et prendre de la distance avec son métier. De plus, il se trouve que le journaliste est lié de manière personnelle à Harriet et à la famille Vanger.

Le journaliste reçoit l’aide d’une jeune femme, Lisbeth Salander (Noomi Rapace), au passé trouble et qui est particulièrement douée pour dénicher des informations cruciales.

"Millénium, le film" est un long métrage d’une incomparable qualité. Avant la projection je me disais que j’avançais en terrain inconnu, mais je ne regrette absolument pas mon choix.

Le long métrage est ce que l’on appelle un peu parfois abusivement un film d’ambiance. Il y a comme une chape de plomb qui pèse sur le spectateur dès les premières images. On a l’impression d’être immergé dans un polar très sombre et de chercher la lumière ou la vérité si vous préférez pendant près de deux heures et demie.

La toile de fond du film est constituée par les somptueux paysages nordiques. La nature y apparaît comme à la fois magnifique mais aussi redoutablement hostile.

Techniquement la photographie et la l’utilisation de la lumière ont un impact non négligeable sur notre appréciation du film. L’alternance de scènes d’intérieur et de séquences au grand air, de moments diurnes et nocturnes, joue indiscutablement un rôle important dans la mise en place de cette ambiance que l’on ne rencontre nulle part ailleurs.

Le film est très cru par moments. La carte du réalisme est pleinement utilisée. La scène du viol ou celle de la fellation sont brutes de décoffrage. Des minutes glauques, écœurantes mais nécessaires. Nous ne sommes pas dans l’ellipse cinématographique. La violence est sans concession ni complaisance.

L’enquête policière est finement agencée. Les différentes pièces du puzzle s’imbriquent naturellement. Le spectateur est parfaitement tenu en haleine. Nous suivons avec passion ce jeu de piste morbide. Le long métrage bascule quand nous nous rendons compte que la disparition d’Harriet Vanger est au centre de près d’un demi siècle d’horreur. Notre duo de détectives ne cherche plus l’auteur d’un meurtre unique mais un tueur en série redoutable, un monstre de la pire espèce nourri d’idées aux relents antisémites.

Ce qui m’a passionné dans ce type d’enquête est l’interpénétration des différents modes d’investigations. A l’interrogation des témoins directes ou l’examen des archives, démarches classiques par nature, nous constatons que la technologie s'attribue une place de choix. L’outil informatique manié de main de maître par Lisbeth devient le pivot de la quête entreprise.

L’histoire passionne car le réalisateur danois Niels Arden Oplev, si j’en crois les commentaires que j’ai pu lire en amont sur la qualité de son adaptation, a su trancher dans le vif et laisser de côté certaines problématiques et intrigues mineures. Son film est diablement efficace et rythmé. Son long métrage a une véritable personnalité car il ne tente pas de singer un genre ou d’imiter un autre long métrage. On se rend compte au final que l’intrigue est classique mais la mise en scène est pleine d'originalité et de force.

"Millénium, le film" est un long métrage étonnant, bouleversant. Un film où alternent réflexion et action dans des proportions dosées avec soin. Une œuvre qui ne ressemble à aucun autre.

Un long métrage qui nous propose de rencontrer des personnages vrais, entiers, attachants. Nous croisons un journaliste épris de vérité, sorte de chevalier blanc de notre temps, une jeune femme mystérieuse, un tueur vicieux. La galerie de seconds rôles est réjouissante à plus d’un titre.

Le duo formé par Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander est détonnant, touchant. A l’union de circonstance, succède une passion charnelle brutale amenée de la meilleure des façons. La fusion des corps et l’association des esprits n’a rien de ridicule et elle fait même contrepoint avec la violence des deux scènes crues de la première demie heure. Lisbeth la farouche s’humanise quelque peu sous l’impulsion d’un journaliste tenace.

Mais la jeune femme n’a pas fini de nous livrer tous ses secrets.

Le long métrage ne s’égare pas non plus dans des chemins inutiles ou des voies sans issue. Une bonne partie de la réussite de cette adaptation peut se résumer aux échanges qu’on les personnages entre eux et les relations qui les animent. Les dialogues sont riches, lourds de sous entendus.

Mon leitmotiv est le souvent le suivant : nul grand film sans grands interprètes. Michael Nyqvist est plus que convainquant dans son rôle du journaliste. Il émane de lui une froide assurance, une détermination sans faille.

Mais LA révélation de "Millénium, le film" est sans aucun doute possible l’extraordinaire Noomi Rapace qui renverse tout sur son passage. Il se dégage de son personnage à la fois une force de caractère incroyable et une sensibilité à fleur de peau que j’avais rarement vu au cinéma. Aux dires de toutes les chroniques que j’ai pu lire, elle EST une Lisbeth Salander plus vraie que nature. Son interprétation est incroyablement riche.

Après le surprenant "Jar City" et le phénoménal "Morse" (mon coup de cœur 2009 assurément), "Millénium, le film" est en passe de prendre une place de choix dans le cœur des cinéphiles. Un long métrage réaliste, au suspense admirablement bien mis en forme.

"Millénium, le film" est un film sans égal qui s’appuie sur un casting de choix, une interprétation hors pair de comédiens doués. Une production qui n’a rien à envier aux plus grands thrillers du cinéma anglo-saxon ou aux polars du 7ème art latin.

Et dire qu’il reste encore deux longs métrages.
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commentaires

S
<br /> <br /> ok<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> j'attends ton avis alors :)<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> le deuxiéme je lai trouvé tres bon aussi!<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> salut<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> normallement je le vois vendredi<br /> <br /> <br /> je te tiendrais au courant<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> :)<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Je suis de ton avis : le 1 est une pure merveille.<br /> <br /> <br /> J'ai déjà vu le deuxième opus, c'est exactement l'inverse. Chiant à mourir. ça faisait longtemps que je n'avais pas autant été déçu.<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> c'est l'un de mes meilleurs souvenirs livresques et filmiques de ces dernières années<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> un pur régal.<br /> <br /> <br /> <br />
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