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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 18:15



Le western est un genre cinématographique qui se régénère en permanence, qui évolue sans cesse pour le bonheur des cinéphiles.

 

Aujourd’hui le nouveau souffle de vie arrive d’Asie et plus précisément de Corée du Sud avec "Le Bon, la Brute et le Cinglé" de Kim Jee-Woon qui sonne comme un hommage appuyé à la bible du western spaghetti "Le Bon, la Brute et le Truand" du Maître Sergio Leone.

 

En Mandchourie dans les années 30, le cinglé (Song Kang-Ho) vole une carte, sur laquelle est marquée l’endroit où se trouve un mystérieux "trésor", à un haut dignitaire japonais. La Brute (Byung-Hun Lee), redoutable tueur à gages connu pour son intransigeance, est recruté pour retrouver le voleur. Le Bon (Jung-Woo Sung), chasseur de primes, part sur les traces des deux hommes pour tenter de toucher le gros lot…

 

Le long métrage sud-coréen est tonique de ma première à la dernière image. Le mouvement est permanent. Tout va très vite, trop diraient certains. L’overdose est proche car le rythme est vertigineux et les séquences s’enchaînent de manière hallucinante. Le spectacle est total, démesuré. Il n’y a pas un plan de caméra qui ressemble au précédent. Le spectateur en prend plein dans les mirettes.

 

Tous les éléments sont réunis pour donner du bonheur au cinéphile. Les poursuites à cheval, en train, en side cars sont magistralement orchestrées. La mise en scène donne l’impression d’avoir été réglée comme du papier à musique. Tout sonne juste. Pas la moindre faute de goût.

 

Les guns fight sont superbement orchestrés. Ces moments là comportent leur lot d’inventivité, de perpétuelle créativité. Kim Jee-Woo qui avait déjà fait son trou avec "A Bittersweet Life" enfonce le clou avec une mise en scène démesurée, grandiose et surtout qui assume tous les excès possibles. Le cinéaste sud-coréen marche dans les pas de ses glorieux devanciers mais ne se contente pas de copier de lointains modèles. Son œuvre est originale, grandiose, pleine de folie et d’entrain.

 

Nous évoluons dans un cadre superbe. Les paysages traversés composent une toile de fond magnifique. La profondeur de champ donne du corps, de la matière à ce western asiatique.

 

Sur le fond l’histoire, quoique classique dans son énoncé le plus basique, est passionnante par la forme qu’elle revêt. Les péripéties, les rebondissements sont nombreux. Nous savourons avec délectation le parcours semé d’embûches de nos trois héros.

 

"Le Bon, la Brute et le Cinglé" rend hommage à un genre défunt, à une époque révolue, à un cinéma qui a fait exploser les conventions il y a près de quarante ans. Dans ce long métrage sud-coréen on retrouve tous les éléments qui ont fait le succès du western européen.

 

Le metteur en scène use de plans serrés (les yeux, les mains) pour caractériser ses personnages. La bande son très "moderne" remplace des dialogues forcément inutiles. Des airs qui rappellent bien évidemment les thèmes et les envolées lyriques d’Ennio Morricone. Le film va droit à l’essentiel et ne s’embarrasse pas de développements superflus. Les situations se règlent flingues en mains en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

 

Le duel final à trois est la cerise sur le gâteau. Un affrontement âpre, dantesque, percutant qui nous renvoie à un autre lieu et à une autre époque quand Blondin, Tuco et Sentenza avaient décidés d’en découdre au beau milieu d’un cimetière

 

"Le Bon, la Brute et le Cinglé" s’appuie également sur une galerie de tronches incroyables. Le trio d’acteur principal est homogène, détonnant. Song Kang-Ho ("Memories of Murder", "The Host") compose un personnage bonhomme bien sympathique. Jung Woo-Sung ("A Moment to Remember") est parfait dans la posture du héros droit dans ses bottes doté d’un sourire charmeur. Quant à Byung-Hun Lee ("A Bittersweet Life") sa composition d’un être cruel, sans pitié est vraiment excellente.

 

"Le Bon, la Brute et le Cinglé" est un western plein de fougue, qui foisonne de références mais qui marque également les esprits de par son originalité. Un film qui déverse sur le spectateur un océan de bruits et d’images. La mise en scène d’une rare efficacité donne au long métrage l’aspect d’une construction frénétique sans commune mesure. A cela s’ajoute un humour décalé, mesuré et vous obtenez un véritable chef d’œuvre.

 

Un film vraiment divertissant qui permet de se rendre compte à celles et ceux qui l’ignoraient que l’épicentre du cinéma mondial n’est pas forcément qu’aux Etats-Unis ni en Europe.



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commentaires

S
je l'espère pour toile pied intégral 
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M
Je ne vais pas pouvoir le voir tout de suite, j'espère qu'il sera encore à l'affiche dans deux semaines... Depuis le temps que je l'attends celui-là...
Répondre

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