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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 15:33
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J'ai commencé par journée au cinéma en voyant "La guerre selon Charlie Wilson", adaptation par Mike Nichols d'un roman éponyme écrit par George Crile.

Les deux œuvres dépeignent la manière originale que choisit un représentant au Congrès Américain, Charlie Wilson (Tom Hanks), délégué au 2ème district du Texas, pour mettre fin au joug soviétique en Afghanistan. Ses seuls alliés furent Joanne Herring (Julia Roberts) une riche héritière du Texas, fervente chrétienne et anti communiste acharnée et un agent de la CIA, Gust Avrakotos (Philip Seymour Hoffman) mis sur la touche par une hiérarchie bien tatillonne.

Ce film nous plonge au cœur de l'une des guerres les plus secrètes que menèrent les USA au milieu des années 80.

Le contexte du film est le suivant : depuis 1979, l'Afghanistan est occupé par l'URSS. Les troupes soviétiques massacrent les populations du pays. Aux milliers de morts s'ajoutent autant de blessés et de mutilés (beaucoup d'enfants tués ou défigurés par de faux jouets). L'indifférence est quasi générale aux États-Unis.

Et c'est à ce moment là qu'entre en scène le député Charlie Wilson, noceur invétéré, dont la plus importante des fonctions est d'appartenir à une sous-commission qui distribue des fonds secrets (donc illimités) aux agences gouvernementales américaines chargées de lutter entre autres contre le "péril communiste".

Son entreprise s'avère insensée, colossale mais il est très déterminé. Il arrive à faire travailler ensembles américains, pakistanais, israéliens, saoudiens et égyptiens. Incroyable !!!

Les crédits débloqués par sa sous-commission permettent d'armer avec des équipements modernes les opposants afghans aux forces soviétiques. De nombreuses attaques sont entreprises contre les chars et les hélicoptères russes.

Son action est déterminante. Après des années de tractations diverses, de compromis, d'intense labeur, ses efforts sont couronnés par un succès retentissant : en février 1989, les soviétiques quittent le pays.

Autant vous le dire tout de suite. C'est un long métrage excellent, d'une qualité rare. Sous le couvert de la comédie, le réalisateur met en scène des évènements d'une extrème gravité. Le terme "comédie" pourrait surprendre mais il ne s'agit pas ici de frivolité mais plutôt de comédie corrosive qui vise là où ça fait mal.

Une comédie grinçante qui épingle les arcanes du pourvoir américain. L'univers des salons  de la capitale est dépeint comme un monde de non-décision, de statu quo et de basses tractations.

Le réalisateur alterne des moments assez savoureux et des situations où le drame prend place au premier plan. Le ton se veut alors plus sérieux.

Cependant le réalisateur ne nous présente pas un Charlie Wilson de légende. Son regard est parfois empreint de scepticisme face à la conduite du député. Il nous le dépeint tel qu'il est et au final on peut dire que même si l'homme politique s'est amendé, il n'a pas toujours eut une conduite exemplaire. Le film n'est pas un blanc-seing. Bien au contraire.

L'une des forces du film tient dans les rapports qu'entretiennent les différents personnages. Les dialogues sont savoureux, finement ciselés. La religion, l'anti communisme, l'interventionnisme américain, le pouvoir servent de toile de fond à des échanges qui font le bonheur des cinéphiles. Dans un tel film où les dialogues tiennent une part aussi importante, les 1h40 minutes du film sont vraiment passés à la vitesse de l'éclair. Peu de scènes d'"action" mais aucun temps mort.

L'un des autres piliers du film est la présence de trois monstres sacrés du cinéma américain. Tom Hanks éclate une nouvelle fois sur le grand écran. Sa composition est nette, méticuleuse, percutante. Julia Roberts joue avec justesse le rôle de cette riche héritière anti communiste. Et enfin Philip Seymour Hoffman est monumental. Son personnage d'espion de la CIA est vraiment hors norme.

Encore une fois la politique américaine prend un bon coup de pied au cul.

L'angle d'attaque choisit dans "La guerre selon Charlie Wilson" est de celui de la comédie douce amère. L'intervention américaine en Afghanistan (une guerre secrète) entrevue par le biais de la croisade insensée d'un homme est un pur régal.

Le long métrage nous fait forcément réfléchir aussi. En aidant certains des rebelles en Afghanistan, les américains ont ouvert la boite de Pandore.

Ils ont lancé un boomerang qu'ils ont pris en pleine tête plus de dix ans plus tard.

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Published by Samom - dans à l'affiche
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