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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 22:00
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Quand j'étais petit les Vampires sortaient invariablement des productions de la Hammer. Quelques images d'Epinal (un pieu dans le coeur, des gousses d'ail, les sacro-saintes canines de Christopher Lee) ont peuplé mon imaginaire pendant une période assez longue.

Puis j'ai vu le "Bal des Vampires" de et avec Roman Polanski. La comédie prenait le pas sur l'horreur et la terreur était remplacée par des moments assez savoureux. On pouvait donc faire autrement.

Le vrai tournant me concernant a été le film "Dracula" (1992) de Francis Ford Coppola. Un véritable retour aux sources de l'oeuvre de Bram Stoker. Un long métrage qui remettait sur le devant de la scène un Dracula plus fidèle à la production du célèbre écrivain irlandais.

Un long métrage qui insuflait un esprit nouveau en faisant appel aux légendes et à certaines réalités historiques d'Europe Centrale avec le personnage de Vlad Tepes l'empaleur.

Même si le cinéaste américain a pris quelques libertés avec l'histoire (Mina Harker), ce film reste une référence. Une performance extraordinaire de l'acteur Gary Oldman incarnant un Dracula de légende.

Dans les années 2000 les vampires sont devenus des membres d'organisation secrètes voulant maintenir un certain statut quo avec les humains ("Blade") ou se battant contre une race ennemie, les lycans ("Underworld"). Ils vivent au milieu de la population, travaille et raconte même leur histoire à la presse (l'excellentissime "Entretien avec un Vampire").

Toujours passionné par ce genre cinématographique, je cherche en permanance à connaître le frisson dans une salle obscure ou devant mon écran de télévision.

Dans cet esprit là, je suis donc allé voir aujourd'hui "30 jours de nuit" réalisé par David Slade, adaptation d'un célèbre roman graphique éponyme (je fais confiance à mes camarades du net sur la question) que l'on doit aux auteurs Steve Niles et Ben Templesmith.

Nouvelle évacuation. Je n'ai pas lu le roman graphique. J'ai plus de marge de manœuvre.

Autant vous le dire tout de suite : "30 jours de nuit" est une réelle et très bonne surprise. Enfin un film attendu qui comble mes espérances au delà de mes attentes les plus folles. Je ne peux que me joindre au concert de louanges que j'ai eu l'occasion de lire ici ou là.

Comme je l'ai dit plus haut, j'ai un faible pour les films qui insufflent un esprit nouveau à un pan de l'histoire du cinéma. Sur ce plan là "30 jours de nuit" est ne réussite totale.

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Sur le fond les vampires sont dénués de la moindre identité, de la moindre histoire. Nous ne savons pas d'où ils viennent, ni qu'ils sont. Ce sont juste des créatures sanguinaires, bestiales, qui chassent en meute et qui tuent de la manière la plus basique et la plus sauvage.

Leur arrivée dans la ville de Barrow en Alaska raisonne comme une peste médiévale. En deux temps, trois mouvements la cité est dévastée. Seuls quelques survivants essayent tant bien que mal de subsister.

Les très nombreuses scènes de massacre impressionnent par leur efficacité et par leur rapidité d'exécution. Point de long discours. Les humains sont des proies, du gibier tout juste bon à chasser.

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Le choix du cadre polaire est une délicieuse trouvaille. Ici point d'alternance classique entre le jour et la nuit, point d'attente pour les uns (dormir le jour) ou les autres (résister la nuit). Le soleil s'en est allé pour 30 jours.

La chasse est donc ouverte.

Cette nuit est pesante, lourde, angoissante pour les humains. Pour les vampires c'est leur terrain de jeu. L'obscurité agit sur le morale des rares humains qui restent (dont le nombre s'amenuise de manière inexorable). A ces éléments s'ajoutent le froid, la neige, la faim. Les préoccupations des humains redeviennent élémentaires :  manger, boire, avoir chaud et tuer pour vivre.

La force du film réside aussi dans une forme très soignée. La réalisation est énergique, stylisée. La palette de couleurs choisies renforce l'impression de lourdeur.

La mise en scène laisse une place prépondérante à l'action même si quelques moments d'émotion placés ici ou là permettent au long métrage de garder une certaine dimension humaine face à la bestialité des êtres de la nuit.

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J'ai rarement vu des scènes gore aussi violentes. La sauvagerie de ces moments est, comme je l'ai dit plus haut, que leur déroulement est ramené à leur plus simple expression : une proie, un prédateur, une victime. L'un des moments qui m'a particulièrement impressionné est l'attaque massive des vampires dans la ville filmée de manière aérienne. Le sentiment est que la meute de vampires agit comme une troupe de soldats qui avance inéluctablement vers son objectif.

Les vampires sont traités visuellement avec beaucoup de soin. Leur physique (regard, dentition, démarche racée) apporte de la nouveauté au genre. Leur cruauté est incroyable. Le personnage du chef de meute est très bien réussi et les deux ou trois vampires de premier plan si j'ose dire font froid dans le dos. Il y a bien longtemps que je n'avais pas vu des créatures aussi bien réussies au cinéma. La recherche esthétique a été importante semble-t-il. Le résultat a fait plus que me ravir.

Les rares survivants font pâle figure. Heureusement qu'un héros sommeille toujours quelque part, même en Alaska. La lutte des humains se résume à  quelques moments d'anthologie et de bravoure  même si le réalisateur na pu éviter certains poncifs (l'humain mordu devenant vampire à son tour).

La fin est aussi originale. Le sacrifice du shériff est à la hauteur du film. Nous n'avons pas le droit à une habituelle "Happy End". Le chapitre est clos. Pas l'histoire.

"30 jours de nuit" apporte du sang neuf. Le cadre choisi, le mystère qui entoure ces êtres inhumains, l'hostilité de la nuit concourent à donner une nouvelle impulsion aux films de Vampires.

Une des très bonne réussites en ce début d'année 2008.

A voir et à manger.

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Published by Samom - dans à l'affiche
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commentaires

samom 19/01/2008 17:36

C'est sûr il y a un "avant" et un "après" dracula de coppolaje ne vais pas éditer ma petite intro du style "moi et les vampires" mais le dracula "gary oldman" est à la fois une créatuyre impitoyable, décidé, manipulateur et un être (un homme ?) amoureux, passionné, charmeuril renie le Christ en perdant l'amour de sa vie après avoir combattu pour la Sainte Croix.Je trouve qu'il y a une dualité dans le personnage mis en scène par coppolales vampires de "30 jours de nuit" sont tout autres, c'est vraide véritables bêtesc'est vrai que le sacrifice tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Il manque un côté victime/ martyr désigné d'avancela fin est un poil rapide.

Gally 19/01/2008 16:04

J'vais me répéter mais j'ai été un poil déçue par ce film , j'ai passé un bon moment en compagnie de ces Vampires fabuleux  : Rhaaaaaa enfin des vampires qui font preuve de bestialité et ne se comportent pas en fiottes comme dans underworld ( spéciale dédicace a Moskau :p ) , les suceurs de sang made in Slade égorgent , trucident , étripent et jouent avec leurs proies comme le feraient des félins avec une tite souris ...Le cadre est superbe , la nuit polaire est trés bien rendue , le sang sur la neige c'est super joli je trouve ( punaise j'ai des vieux restes de gothique j'crois -_-  ) ...Par contre ...Josh hartruc je le trouve aussi fade , il ne dégage rien , c'est une amibe ce mec ( ceci n'engage que moi, je sais que le mec a des fans :p ) , il a autant de talent que les types qu'on voit dans les pubs pour les produits capillaires  ...La fin du film est décevante : le sacrifice du " héros " est certes magnifique mais c'est super mal amené et puis merde , gogo voir la conclusion de Blade 2 , Del Toro explose la fin de Slade sans probléme  ...Et j'parle même pas du probléme évoqué déja moultes fois ici et la de chronologie ...BREF un bon chti film mais pas la bombe annoncée ...J'vais aller me revoir le Dracula de Coppola tiens ...Avec la petite fée verte ...Tchuss  ...

samom 19/01/2008 12:22

j'ai véritablement aimé ce filmun bon moment de cinéma

Moskau 19/01/2008 11:45

J'ai pas vraiment aimé; la gestion du temps est mal rendue, on n'a du mal à croire que l'isolement dure 30 jours (on dirait plutot 3 jours), et je trouve l'action assez répétitive (même si certaines scènes sont bien gores); le scénario tient sur un ticket de métro (passe encore...) et la psychologie des vampires est quasi inexistante, et bon sang (miam) pourquoi les avoir fait parler ?

Thib 19/01/2008 11:39

Article instructif, très complet. Tu défend avec force et convictin ce film que j'ai trouvé pas mal. Pour ma part, je ne trouves pas qu'il apporte un véritable renouveau au film de vampire. Il y a des choses réussies, je le nie pas mais je m'attendais à quelque chose de vraiment oiginal. Thib.

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